Les mesures de radioprotection doivent être proportionnées par rapport au risque et ne pas limiter inutilement les activités bénéfiques pour l’individu ou la société. La radioprotection est constituée d’un ensemble d’éléments scientifiques et objectifs (physiques, biologiques), et d’éléments réglementaires et est une préoccupation permanente associée à l’activité professionnelle de tout médecin, demandant ou réalisant un examen d’imagerie. Ceci repose sur des principes de justification des examens, d’optimisation des pratiques, et dans certains cas de limitation des doses.
· Justification : Une activité nucléaire, radiologique ou une intervention ne peut être entreprise ou exercée que si elle est justifiée par les avantages qu'elle procure, notamment en matière sanitaire, sociale, économique ou scientifique, rapportés aux risques inhérents à l'exposition aux rayonnements ionisants auxquels elle est susceptible de soumettre les personnes.
· Dans le domaine médical, toute exposition d’une personne doit faire l’objet d’une analyse préalable permettant de s’assurer que cette exposition présente un avantage médical direct suffisant au regard du risque. Le guide du bon usage des examens d'imagerie (gbu.radiologie.fr) est un support important pour l’application du principe de justification. La connaissance des indications des principaux examens d'imagerie selon la situation clinique est fondamentale pour tout médecin. La possibilité d’une substitution d’un examen exposant aux rayonnements ionisants par un examen non-exposant, comme l'échographie ou l'IRM, à niveau de performance diagnostique équivalent s’inscrit dans le cadre du principe de justification.
· Optimisation : parfois dénommé ALARA, son acronyme anglais (« as low as reasonably achieveable »), le principe d’optimisation est à mettre en œuvre une fois la justification établie :
· Limitation : L'exposition d'une personne aux rayonnements ionisants ne peut porter la somme des doses reçues au-delà des limites fixées par voie réglementaire, sauf lorsque cette personne est l'objet d'une exposition à des fins médicales ou de recherche biomédicale. Ces limites varient en fonction des catégories de population, exprimées par des valeurs limites annuelles de dose efficace (corps entier).
o Public : limite d’exposition dose efficace (corps entier) à 1 mSv par an, indépendamment de l’irradiation d’origine naturelle et des examens médicaux éventuels ;
o Professionnels exposés classés en 2 catégories A ou B selon le poste tenu :
o Ce principe de limitation de dose ne s’applique pas au patient, dans la mesure où dans le domaine du diagnostic médical il ne saurait y avoir de limite réglementaire, car le bénéfice apporté est très supérieur au risque dès lors que l’examen est justifié et que la qualité est suffisante pour le diagnostic.
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Les mesures de radioprotection doivent être proportionnées par rapport au risque et ne pas limiter inutilement les activités bénéfiques pour l’individu ou la société. La radioprotection est constituée d’un ensemble d’éléments scientifiques et objectifs (physiques, biologiques), et d’éléments réglementaires et est une préoccupation permanente associée à l’activité professionnelle de tout médecin, demandant ou réalisant un examen d’imagerie. Ceci repose sur des principes de justification des examens, d’optimisation des pratiques, et dans certains cas de limitation des doses.
· Justification : Une activité nucléaire, radiologique ou une intervention ne peut être entreprise ou exercée que si elle est justifiée par les avantages qu'elle procure, notamment en matière sanitaire, sociale, économique ou scientifique, rapportés aux risques inhérents à l'exposition aux rayonnements ionisants auxquels elle est susceptible de soumettre les personnes.
· Dans le domaine médical, toute exposition d’une personne doit faire l’objet d’une analyse préalable permettant de s’assurer que cette exposition présente un avantage médical direct suffisant au regard du risque. Le guide du bon usage des examens d'imagerie (gbu.radiologie.fr) est un support important pour l’application du principe de justification. La connaissance des indications des principaux examens d'imagerie selon la situation clinique est fondamentale pour tout médecin. La possibilité d’une substitution d’un examen exposant aux rayonnements ionisants par un examen non-exposant, comme l'échographie ou l'IRM, à niveau de performance diagnostique équivalent s’inscrit dans le cadre du principe de justification.
· Optimisation : parfois dénommé ALARA, son acronyme anglais (« as low as reasonably achieveable »), le principe d’optimisation est à mettre en œuvre une fois la justification établie :
· Limitation : L'exposition d'une personne aux rayonnements ionisants ne peut porter la somme des doses reçues au-delà des limites fixées par voie réglementaire, sauf lorsque cette personne est l'objet d'une exposition à des fins médicales ou de recherche biomédicale. Ces limites varient en fonction des catégories de population, exprimées par des valeurs limites annuelles de dose efficace (corps entier).
o Public : limite d’exposition dose efficace (corps entier) à 1 mSv par an, indépendamment de l’irradiation d’origine naturelle et des examens médicaux éventuels ;
o Professionnels exposés classés en 2 catégories A ou B selon le poste tenu :
o Ce principe de limitation de dose ne s’applique pas au patient, dans la mesure où dans le domaine du diagnostic médical il ne saurait y avoir de limite réglementaire, car le bénéfice apporté est très supérieur au risque dès lors que l’examen est justifié et que la qualité est suffisante pour le diagnostic.