Les thérapies ciblées peuvent agir :
– sur les facteurs de croissance (qui sont des messagers déclenchant la transmission d’informations au sein d’une cellule) ;
– sur leurs récepteurs (qui permettent le transfert de l’information à l’intérieur de la cellule) et ceci à différents niveaux (domaine extracellulaire, intracellulaire) ;
– sur des éléments à l’intérieur de la cellule.
Les thérapies ciblées bloquent la croissance ou la propagation tumorale en interférant avec :
– un des mécanismes de la croissance du cancer ; ex : les inhibiteurs de l’angiogénèse ;
– une anomalie moléculaire spécifique d’un type de cancer (« mutation conductrice ») ; ex : mutation de l’EGFR dans les cancers bronchiques non à petites cellules, mutation BRAF V600 dans les mélanomes métastatiques.
Ils portent tous le suffixe − mab (monoclonal antibody).
Leur terminologie permet de comprendre leur structure :
– omab : AcMo murin (exemple : ibritumomab) ;
– ximab : AcMo chimérique (exemple : rituximab) ;
– zumab : AcMo humanisé (exemple : bévacizumab) ;
– mumab : AcMo humain (exemple : panitumumab).
Ils se fixent soit sur le domaine extra-cellulaire du récepteur ciblé empêchant la fixation du ligand (exemple : cétuximab sur le récepteur de l’epidermal growth factor, EGFR), soit directement sur le ligand empêchant la fixation sur son récepteur (exemple : bévacizumab sur le vascular endothelial growth factor, VEGF), soit sur le domaine de dimérisation du récepteur, empêchant alors son activation (exemple : pertuzumab qui bloque l’hétérodimérisation de HER2 avec HER3).
Ces médicaments sont dirigés contre :
– la voie VEGF (ex : bévacizumab) ;
– la voie EGF (ex : cétuximab) ;
– la voie HER2 (ex : trastuzumab, pertuzumab);
Les inhibiteurs pharmacologiques sont des petites molécules qui – au contraire des anticorps monoclonaux – agissent à l’intérieur de la cellule.
Ils sont pour la plupart dirigés contre les récepteurs membranaires à activité tyrosine kinase et se fixent au niveau du site de fixation de l’ATP, bloquant ainsi les mécanismes de phosphorylation à l’origine des cascades de signalisation qui conduisent le signal au noyau cellulaire. Ils portent le suffixe − inib.
D’autres ont une action cytoplasmique (par exemple dirigée contre KRAS pour le sotorasib).
Ils sont administrés par voie orale. Leur profil de tolérance est globalement plus favorable que la chimiothérapie mais impose une éducation thérapeutique du patient.
Ces médicaments sont dirigés à titre d'exemple contre :
– le récepteur de l’EGF (ex : erlotinib) ;
– la translocation de ALK (ex : crizotinib) ;
– la mutation BRAF V600 (ex : vémurafénib) ;
– la voie CDK4/6 (ex : palbociclib);
– d'autres voies telles que TRK, MET, ROS1, KIT...
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Les thérapies ciblées peuvent agir :
– sur les facteurs de croissance (qui sont des messagers déclenchant la transmission d’informations au sein d’une cellule) ;
– sur leurs récepteurs (qui permettent le transfert de l’information à l’intérieur de la cellule) et ceci à différents niveaux (domaine extracellulaire, intracellulaire) ;
– sur des éléments à l’intérieur de la cellule.
Les thérapies ciblées bloquent la croissance ou la propagation tumorale en interférant avec :
– un des mécanismes de la croissance du cancer ; ex : les inhibiteurs de l’angiogénèse ;
– une anomalie moléculaire spécifique d’un type de cancer (« mutation conductrice ») ; ex : mutation de l’EGFR dans les cancers bronchiques non à petites cellules, mutation BRAF V600 dans les mélanomes métastatiques.
Ils portent tous le suffixe − mab (monoclonal antibody).
Leur terminologie permet de comprendre leur structure :
– omab : AcMo murin (exemple : ibritumomab) ;
– ximab : AcMo chimérique (exemple : rituximab) ;
– zumab : AcMo humanisé (exemple : bévacizumab) ;
– mumab : AcMo humain (exemple : panitumumab).
Ils se fixent soit sur le domaine extra-cellulaire du récepteur ciblé empêchant la fixation du ligand (exemple : cétuximab sur le récepteur de l’epidermal growth factor, EGFR), soit directement sur le ligand empêchant la fixation sur son récepteur (exemple : bévacizumab sur le vascular endothelial growth factor, VEGF), soit sur le domaine de dimérisation du récepteur, empêchant alors son activation (exemple : pertuzumab qui bloque l’hétérodimérisation de HER2 avec HER3).
Ces médicaments sont dirigés contre :
– la voie VEGF (ex : bévacizumab) ;
– la voie EGF (ex : cétuximab) ;
– la voie HER2 (ex : trastuzumab, pertuzumab);
Les inhibiteurs pharmacologiques sont des petites molécules qui – au contraire des anticorps monoclonaux – agissent à l’intérieur de la cellule.
Ils sont pour la plupart dirigés contre les récepteurs membranaires à activité tyrosine kinase et se fixent au niveau du site de fixation de l’ATP, bloquant ainsi les mécanismes de phosphorylation à l’origine des cascades de signalisation qui conduisent le signal au noyau cellulaire. Ils portent le suffixe − inib.
D’autres ont une action cytoplasmique (par exemple dirigée contre KRAS pour le sotorasib).
Ils sont administrés par voie orale. Leur profil de tolérance est globalement plus favorable que la chimiothérapie mais impose une éducation thérapeutique du patient.
Ces médicaments sont dirigés à titre d'exemple contre :
– le récepteur de l’EGF (ex : erlotinib) ;
– la translocation de ALK (ex : crizotinib) ;
– la mutation BRAF V600 (ex : vémurafénib) ;
– la voie CDK4/6 (ex : palbociclib);
– d'autres voies telles que TRK, MET, ROS1, KIT...