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Connaître les arguments cliniques diagnostiques en faveur des infarctus cérébraux constitués, accident ischémique transitoire, hémorragies intraparenchymateuses OIC-340-05-A

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Connaître les arguments cliniques diagnostiques en faveur des infarctus cérébraux constitués, accident ischémique transitoire, hémorragies intraparenchymateuses OIC-340-05-A

Un AVC doit être évoqué devant l'association d’un déficit neurologique focal d’apparition brutale. (déficit neurologique sensitif et/ou moteur ; paralysie faciale ; déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

La nature ischémique ou hémorragique d'un AVC peut être évoquée cliniquement en fonction :

–       du contexte:

o  on évoquera un infarctus cérébral devant la présence d’une affection cardiaque emboligène connue (valvulopathie, trouble du rythme (réalisation et interprétation d'un électrocardiogramme (ECG)) ou des manifestations antérieures de maladie athéroscléreuse (coronaropathie, artériopathie des membres inférieurs)

o  on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse devant des troubles de la coagulation (anomalie des plaquettes, diminution du taux de prothrombine (TP), prescription et suivi d’un traitement par anti-coagulant et/ou antiagrégant)

–       des données cliniques:

o  on évoquera un infarctus cérébral si la symptomatologie correspond à un territoire artériel (tableau 1)

o  on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse si symptomatologie d'hypertension intracrânienne (HTIC) associée précoce (céphalées, nausées, vomissements, coma et troubles de la conscience)

Cependant, seule l'imagerie cérébrale permet à ce jour de faire la différence (demande d’un examen d’imagerie).

Les AIT ont une symptomatologie clinique aussi variée que celle des infarctus cérébraux (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale, anomalie de la vision). Le diagnostic d’AIT est difficile, du fait de la brièveté du phénomène. Il s’agit d’une situation d’urgence nécessitant un interrogatoire « policier » compte tenu des répercussions potentielles (bilan étiologique, complications socioprofessionnelles) d'un diagnostic d'AIT par excès ou par défaut pour le patient.

AIT «probable»: installation rapide, habituellement en moins de 2 minutes, de l'un ou de plusieurs des symptômes suivants.

  • symptômes évocateurs d'un AIT carotidien:
    • cécité monoculaire
    • troubles du langage (aphasie);
    • troubles moteurs et/ou sensitifs unilatéraux touchant la face et/ou les membres; ces symptômes traduisent le plus souvent une ischémie du territoire carotidien mais, en l'absence d'autres signes, il n'est pas possible de trancher entre une atteinte carotidienne ou une atteinte vertébrobasilaire.
  • symptômes évocateurs d'un AIT vertébrobasilaire:
    • troubles moteurs et/ou sensitifs bilatéraux ou à bascule d'un épisode à l'autre, touchant la face et/ou les membres;
    • perte de vision dans un hémichamp visuel homonyme (hémianopsie latérale homonyme) ou dans les deux hémichamps visuels homonymes (cécité corticale) (l'hémianopsie latérale homonyme peut être observée également dans les AIT carotidiens).


AIT «possible»: les symptômes suivants sont compatibles avec un AIT mais ne doivent pas faire retenir le diagnostic en première intention s'ils sont isolés :

En revanche, le diagnostic d'AIT devient probable si ces signes s'associent de façon successive ou concomitante, entre eux ou aux signes cités dans le paragraphe « AIT probables ».

Diagnostics différentiels d’AIT:

  • neurologiques:
    • aura migraineuse (importance de la marche migraineuse progressive),
    • crise épileptique partielle (ou déficit post-critique) révélatrice d'une lésion sous-jacente (tumeur...);
  • métaboliques:
    • hypoglycémie,
    • hyponatrémie;
  • autres: ils sont nombreux et varient selon la présentation clinique:
    • vertige paroxystique bénin ou maladie de Ménière (en cas de vertige),
    • glaucome ou pathologie rétinienne (en cas de trouble visuel),
    • lipothymie,
    • trouble somatoforme


Tableau 1. Principales manifestations cliniques des infarctus cérébraux en fonction des territoires artériels de la circulation antérieure et postérieure.

Circulation antérieure


Artère ophtalmique •         Cécité monoculaire (anomalie de la vision)


Artère cérébrale antérieure •         Déficit moteur à prédominance crurale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

•         Syndrome frontal

Artère cérébrale moyenne superficielle •         Déficit moteur à prédominance brachiofaciale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)

•         Aphasie ou héminégligence (troubles du langage et/ou phonation, anomalie de la vision)

Artère cérébrale moyenne profonde •         Hémiplégie proportionnelle (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)


Circulation postérieure


Artère cérébrale postérieure •         Hémianopsie latérale homonyme (anomalie de la vision)

•         Hémianesthésie (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

Territoire vertébrobasilaire •         Syndrome alterne (Wallenberg) (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

•         Syndrome cérébelleux (nausées, vomissement, vertige et sensation vertigineuse, troubles de déglutition ou fausse-route)

•         Infarctus médullaire cervical (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

•         Troubles de vigilance (coma et troubles de conscience)




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Un AVC doit être évoqué devant l'association d’un déficit neurologique focal d’apparition brutale. (déficit neurologique sensitif et/ou moteur ; paralysie faciale ; déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

La nature ischémique ou hémorragique d'un AVC peut être évoquée cliniquement en fonction :

–       du contexte:

o  on évoquera un infarctus cérébral devant la présence d’une affection cardiaque emboligène connue (valvulopathie, trouble du rythme (réalisation et interprétation d'un électrocardiogramme (ECG)) ou des manifestations antérieures de maladie athéroscléreuse (coronaropathie, artériopathie des membres inférieurs)

o  on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse devant des troubles de la coagulation (anomalie des plaquettes, diminution du taux de prothrombine (TP), prescription et suivi d’un traitement par anti-coagulant et/ou antiagrégant)

–       des données cliniques:

o  on évoquera un infarctus cérébral si la symptomatologie correspond à un territoire artériel (tableau 1)

o  on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse si symptomatologie d'hypertension intracrânienne (HTIC) associée précoce (céphalées, nausées, vomissements, coma et troubles de la conscience)

Cependant, seule l'imagerie cérébrale permet à ce jour de faire la différence (demande d’un examen d’imagerie).

Les AIT ont une symptomatologie clinique aussi variée que celle des infarctus cérébraux (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale, anomalie de la vision). Le diagnostic d’AIT est difficile, du fait de la brièveté du phénomène. Il s’agit d’une situation d’urgence nécessitant un interrogatoire « policier » compte tenu des répercussions potentielles (bilan étiologique, complications socioprofessionnelles) d'un diagnostic d'AIT par excès ou par défaut pour le patient.

AIT «probable»: installation rapide, habituellement en moins de 2 minutes, de l'un ou de plusieurs des symptômes suivants.

  • symptômes évocateurs d'un AIT carotidien:
    • cécité monoculaire
    • troubles du langage (aphasie);
    • troubles moteurs et/ou sensitifs unilatéraux touchant la face et/ou les membres; ces symptômes traduisent le plus souvent une ischémie du territoire carotidien mais, en l'absence d'autres signes, il n'est pas possible de trancher entre une atteinte carotidienne ou une atteinte vertébrobasilaire.
  • symptômes évocateurs d'un AIT vertébrobasilaire:
    • troubles moteurs et/ou sensitifs bilatéraux ou à bascule d'un épisode à l'autre, touchant la face et/ou les membres;
    • perte de vision dans un hémichamp visuel homonyme (hémianopsie latérale homonyme) ou dans les deux hémichamps visuels homonymes (cécité corticale) (l'hémianopsie latérale homonyme peut être observée également dans les AIT carotidiens).


AIT «possible»: les symptômes suivants sont compatibles avec un AIT mais ne doivent pas faire retenir le diagnostic en première intention s'ils sont isolés :

En revanche, le diagnostic d'AIT devient probable si ces signes s'associent de façon successive ou concomitante, entre eux ou aux signes cités dans le paragraphe « AIT probables ».

Diagnostics différentiels d’AIT:

  • neurologiques:
    • aura migraineuse (importance de la marche migraineuse progressive),
    • crise épileptique partielle (ou déficit post-critique) révélatrice d'une lésion sous-jacente (tumeur...);
  • métaboliques:
    • hypoglycémie,
    • hyponatrémie;
  • autres: ils sont nombreux et varient selon la présentation clinique:
    • vertige paroxystique bénin ou maladie de Ménière (en cas de vertige),
    • glaucome ou pathologie rétinienne (en cas de trouble visuel),
    • lipothymie,
    • trouble somatoforme


Tableau 1. Principales manifestations cliniques des infarctus cérébraux en fonction des territoires artériels de la circulation antérieure et postérieure.

Circulation antérieure


Artère ophtalmique •         Cécité monoculaire (anomalie de la vision)


Artère cérébrale antérieure •         Déficit moteur à prédominance crurale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

•         Syndrome frontal

Artère cérébrale moyenne superficielle •         Déficit moteur à prédominance brachiofaciale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)

•         Aphasie ou héminégligence (troubles du langage et/ou phonation, anomalie de la vision)

Artère cérébrale moyenne profonde •         Hémiplégie proportionnelle (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)


Circulation postérieure


Artère cérébrale postérieure •         Hémianopsie latérale homonyme (anomalie de la vision)

•         Hémianesthésie (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

Territoire vertébrobasilaire •         Syndrome alterne (Wallenberg) (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

•         Syndrome cérébelleux (nausées, vomissement, vertige et sensation vertigineuse, troubles de déglutition ou fausse-route)

•         Infarctus médullaire cervical (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)

•         Troubles de vigilance (coma et troubles de conscience)



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