Cette information s’inscrit dans un contexte de 1) un faible niveau de connaissances de la population générale concernant les effets des rayonnements ionisants, en particulier le fait scientifique, 2) une image péjorative des radiations ionisantes dans la population générale.
Ce contexte est important à prendre en compte car il induit des inquiétudes irrationnelles disproportionnées lors de situations rencontrées en imagerie médicale. La connaissance des doses efficaces moyennes délivrées par tel ou tel examen (tableau 1) permet de relativiser les doses utilisées en imagerie diagnostique par rapport aux niveaux d’exposition naturelle (2,9 mSv par an en moyenne) et ainsi de rassurer en resituant le risque d’irradiation dans une échelle globale.
| Radiographie thoracique | 20 µSv |
| Vol Paris-New-York | 50 µSv |
| Irradiation naturelle moyenne/an en France | 2,9 mSv |
| Scintigraphie osseuse | 5 mSv |
| TDM abdomino-pelvienne | 10 mSv |
| Limite d’exposition des travailleurs/an | 20 mSv |
| Seuil au-delà duquel les effets stochastiques sont prouvés | 100 mSv |
| Seuil de myélotoxicité | 1 Sv |
| Seuil de toxicité digestive | 5 Sv |
| Seuil de survenue des radiodermites | 10 Sv |
| Seuil de neurotoxicité | 20 Sv |
| Dose lors d’une radiothérapie ciblée sur une tumeur | 50 Sv |
· En médecine nucléaire diagnostique, où le patient va émettre pendant quelque temps de très faibles doses de RI, il n’y a pas de mesure d'éviction particulière pour l'entourage et pour les sujets contacts, y compris pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes car les doses cumulées sont toujours très inférieures à 1 mSv.
· En radiologie interventionnelle, les patients sont informés en aval de la procédure de la nécessité d'un éventuel suivi cutané, Lorsque le geste a délivré de fortes doses de RI (pouvant être supérieures 3 Gy à la peau), il existe un risque d'érythème, d'alopécie voire de lésions cutanées plus graves.
· En imagerie pédiatrique, la vigilance est accrue tant en ce qui concerne la justification des examens que l’optimisation des pratiques du fait de la plus forte radiosensibilité des enfants. Dans la mesure du possible, les possibilités de substitution par une échographie ou une IRM doivent être envisagées.
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Cette information s’inscrit dans un contexte de 1) un faible niveau de connaissances de la population générale concernant les effets des rayonnements ionisants, en particulier le fait scientifique, 2) une image péjorative des radiations ionisantes dans la population générale.
Ce contexte est important à prendre en compte car il induit des inquiétudes irrationnelles disproportionnées lors de situations rencontrées en imagerie médicale. La connaissance des doses efficaces moyennes délivrées par tel ou tel examen (tableau 1) permet de relativiser les doses utilisées en imagerie diagnostique par rapport aux niveaux d’exposition naturelle (2,9 mSv par an en moyenne) et ainsi de rassurer en resituant le risque d’irradiation dans une échelle globale.
| Radiographie thoracique | 20 µSv |
| Vol Paris-New-York | 50 µSv |
| Irradiation naturelle moyenne/an en France | 2,9 mSv |
| Scintigraphie osseuse | 5 mSv |
| TDM abdomino-pelvienne | 10 mSv |
| Limite d’exposition des travailleurs/an | 20 mSv |
| Seuil au-delà duquel les effets stochastiques sont prouvés | 100 mSv |
| Seuil de myélotoxicité | 1 Sv |
| Seuil de toxicité digestive | 5 Sv |
| Seuil de survenue des radiodermites | 10 Sv |
| Seuil de neurotoxicité | 20 Sv |
| Dose lors d’une radiothérapie ciblée sur une tumeur | 50 Sv |
· En médecine nucléaire diagnostique, où le patient va émettre pendant quelque temps de très faibles doses de RI, il n’y a pas de mesure d'éviction particulière pour l'entourage et pour les sujets contacts, y compris pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes car les doses cumulées sont toujours très inférieures à 1 mSv.
· En radiologie interventionnelle, les patients sont informés en aval de la procédure de la nécessité d'un éventuel suivi cutané, Lorsque le geste a délivré de fortes doses de RI (pouvant être supérieures 3 Gy à la peau), il existe un risque d'érythème, d'alopécie voire de lésions cutanées plus graves.
· En imagerie pédiatrique, la vigilance est accrue tant en ce qui concerne la justification des examens que l’optimisation des pratiques du fait de la plus forte radiosensibilité des enfants. Dans la mesure du possible, les possibilités de substitution par une échographie ou une IRM doivent être envisagées.