Connaître les modalités du diagnostic d'un accès palustre chez l'adulte et chez l'enfant OIC-170-03-A
La suspicion de paludisme est une URGENCE diagnostique
La suspicion s'appuie sur des arguments cliniques, épidémiologiques (clinique compatible et notion de séjour en zone d’endémie) et/ou des signes biologiques d’orientation.
Délai d’apparition des symptômes
Primo-invasion (toutes les espèces)
- Incubation de 1 à 3 semaines en moyenne
- Survenue des accès palustres à P. falciparum : très majoritairement dans les 3 mois qui suivent le début du séjour en zone d’endémie
Reviviscence (P. vivax ou P. ovale)
- Jusqu’à 3 à 5 ans après le séjour en zone d’endémie
Recrudescence tardive (P. malariae)
- Jusqu’à plus de 10 ans après le séjour en zone d’endémie
Clinique de l’accès palustre simple
- Fièvre, frissons, sueurs évoluant par accès avec des intervalles libres
- ± Troubles digestifs (nausée, vomissements, diarrhée)
- ± Céphalée
- ± Splénomégalie
Clinique de l’accès palustre grave (cf Intitulé : Savoir identifier un accès palustre grave)
Signes biologiques d’orientation
NFS
- Thrombopénie (très fréquente)
- Anémie
- Absence d’hyperleucocytose ou lymphopénie
Bilan biochimique
- Syndrome inflammatoire biologique (CRP élevée)
- Syndrome hémolytique : LDH (augmentée), Bilirubine libre (augmentée), Haptoglobine (diminuée, examen le plus sensible pour diagnostiquer une hémolyse)
- Cytolyse hépatique, < 10N (ALAT surtout)