« Fixer ou ne pas fixer ?» et quel degré d’urgence pour la transmission du prélèvement pour analyse d’Anatomie et Cytologie Pathologiques ?
Le matériel tissulaire/cellulaire prélevé est précieux et doit être transmis de façon optimale au laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques en évitant l’autolyse des cellules du prélèvement et en préservant ainsi la qualité tissulaire/cellulaire nécessaire aux analyses. Une fixation (le plus souvent en formol dilué à 10% de volume) empêche cette autolyse, mais empêche également la réalisation de certaines analyses nécessitant du matériel « frais » (c’est-à-dire non fixé).
Aussi, la première question à se poser dans la prise en charge du prélèvement réalisé (et à anticiper avant même la réalisation de ce prélèvement) est : « Dois-je fixer ou non le prélèvement ? »
La réponse à cette question est « Non » dans les cas de figure suivants :
· demande d’examen extemporané (cf objectif de connaissance 2C-293-EC-B05)
· demande de recherche de graisses dans le tissu (dissoute par le processus de fixation/déshydratation/inclusion en paraffine des tissus)
· demande d’analyse d’immunofluorescence directe (ex : pathologies cutanées ou néphrologiques non tumorales)
· demande d’analyse histoenzymatique (ex : biopsie musculaire)
· pathologie tumorale nécessitant une conservation de matériel tissulaire congelé (selon recommandations INCa/protocole en vigueur, à visée sanitaire et/ou de recherche) (cf objectif de connaissance 2C-293-EC-B06)
Dans ces cas, le prélèvement doit être adressé le plus rapidement possible (dans l’idéal immédiatement) au laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques « à l’état frais » pour être rapidement congelé et prévenir ainsi les cellules de l’autolyse pour permettre la poursuite de leur analyse.
A noter que, si les pièces opératoires de volumes suffisants peuvent être adressées en l’état, pour éviter la dessiccation (rapide) de petits prélèvements biopsiques, un transport en compresse imbibée de sérum physiologique est recommandé (mais pas l’immersion totale du prélèvement en sérum physiologique).
Dans les autres cas, le prélèvement peut-être fixé :
- pour les prélèvements histopathologiques : en général en formol tamponné 10%
- pour les prélèvements cytologiques :
o par séchage à l’air, fixation à l’alcool ou par application de laque pour les cellules étalées sur lames d’emblée par le préleveur
o ou après recueil en liquide de préservation par le préleveur et dépôt sur lame au laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques.
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« Fixer ou ne pas fixer ?» et quel degré d’urgence pour la transmission du prélèvement pour analyse d’Anatomie et Cytologie Pathologiques ?
Le matériel tissulaire/cellulaire prélevé est précieux et doit être transmis de façon optimale au laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques en évitant l’autolyse des cellules du prélèvement et en préservant ainsi la qualité tissulaire/cellulaire nécessaire aux analyses. Une fixation (le plus souvent en formol dilué à 10% de volume) empêche cette autolyse, mais empêche également la réalisation de certaines analyses nécessitant du matériel « frais » (c’est-à-dire non fixé).
Aussi, la première question à se poser dans la prise en charge du prélèvement réalisé (et à anticiper avant même la réalisation de ce prélèvement) est : « Dois-je fixer ou non le prélèvement ? »
La réponse à cette question est « Non » dans les cas de figure suivants :
· demande d’examen extemporané (cf objectif de connaissance 2C-293-EC-B05)
· demande de recherche de graisses dans le tissu (dissoute par le processus de fixation/déshydratation/inclusion en paraffine des tissus)
· demande d’analyse d’immunofluorescence directe (ex : pathologies cutanées ou néphrologiques non tumorales)
· demande d’analyse histoenzymatique (ex : biopsie musculaire)
· pathologie tumorale nécessitant une conservation de matériel tissulaire congelé (selon recommandations INCa/protocole en vigueur, à visée sanitaire et/ou de recherche) (cf objectif de connaissance 2C-293-EC-B06)
Dans ces cas, le prélèvement doit être adressé le plus rapidement possible (dans l’idéal immédiatement) au laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques « à l’état frais » pour être rapidement congelé et prévenir ainsi les cellules de l’autolyse pour permettre la poursuite de leur analyse.
A noter que, si les pièces opératoires de volumes suffisants peuvent être adressées en l’état, pour éviter la dessiccation (rapide) de petits prélèvements biopsiques, un transport en compresse imbibée de sérum physiologique est recommandé (mais pas l’immersion totale du prélèvement en sérum physiologique).
Dans les autres cas, le prélèvement peut-être fixé :
- pour les prélèvements histopathologiques : en général en formol tamponné 10%
- pour les prélèvements cytologiques :
o par séchage à l’air, fixation à l’alcool ou par application de laque pour les cellules étalées sur lames d’emblée par le préleveur
o ou après recueil en liquide de préservation par le préleveur et dépôt sur lame au laboratoire d’Anatomie et Cytologie Pathologiques.