Connaître les principes généraux de la prise en charge OIC-064-12-A
1. Bilan étiologique, élimination d’une pathologie non psychiatrique
- Examen clinique complet
- Bilan paraclinique
- Bilan sanguin : Glycémie, ionogramme, calcémie, urée, créatinine, NFS, plaquettes, CRP, TSHus, bilan hépatique
- Bilan urinaire : toxicologie (cannabis, amphétamines, cocaïne)
- Imagerie cérébrale et EEG : si 1er épisode ou point d’appel neurologique ou manifestation atypique
2. Bilan pré-thérapeutique en fonction du traitement envisagé
3. Hospitalisation en psychiatrie
- Episode maniaque : hospitalisation le plus souvent nécessaire, parfois sans consentement
- Episode dépressif : hospitalisation parfois nécessaire, parfois sans consentement
- Indications d'une hospitalisation en psychiatrie : risque suicidaire élevé, agitation et troubles du comportement délétères pour le patient ou pour l’entourage, risque hétéro-agressif, altération de l'état général
4. Prise en charge de l'épisode aigu
Manie
- Traitement de l’agitation
- Prévention du risque suicidaire
- Réhydratation, alimentation, correction des troubles hydro-électrolytiques
- Traitement des perturbations du sommeil : prescrire un anxiolytique/hypnotique
- Prévention des comportements à risques
- Arrêt du traitement antidépresseur le cas échéant
- Traitement de fond médicamenteux : thymorégulateur (sels de lithium, divalproate de sodium, carbamazépine) et/ou antipsychotique de seconde génération (olanzapine, rispéridone, quétiapine, aripiprazole)
- Surveillance clinique et paraclinique de l’efficacité et la tolérance du traitement
- Mesure de protection juridique : sauvegarde de justice
Episode dépressif caractérisé
- Traitement de l’agitation
- Prévention du risque suicidaire
- Réhydratation, alimentation, correction des troubles hydro-électrolytiques
- Traitement des perturbations du sommeil : prescrire un anxiolytique/hypnotique
- Traitement de fond médicamenteux : thymorégulateur (sels de lithium ou lamotrigine) ou antipsychotique de seconde génération (quétiapine LP)
- Surveillance clinique et paraclinique de l’efficacité et la tolérance du traitement
Place de l’électroconvulsivothérapie (ECT)
Elle peut être également utilisée dans la phase aigue, maniaque ou dépressive, lorsque la symptomatologie est sévère, engageant le pronostic vital à court terme, ou en cas de résistance médicamenteuse (inefficacité ou effets indésirables non acceptables).