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Connaître l'intérêt de la télésanté dans les pratiques professionnelles OIC-017-02-A

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Connaître l'intérêt de la télésanté dans les pratiques professionnelles OIC-017-02-A

Objectifs de la télésanté :

  1. Diminuer les inégalités d’accès aux soins :
  • La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades fait apparaître la question des inégalités en santé, le code de la santé publique se donne comme mission de les réduire (Art L1411-1 du CSP).
  • La télémédecine peut être utilisée particulièrement dans des territoires à faible densité médicale.
  • La faible densité médicale et l’absence de médecin traitant constituent des exceptions aux conditions de parcours de soins prévus pour la téléconsultation (cadre conventionnel).
  • La téléconsultation accompagnée peut réduire les inégalités territoriales de santé en renforçant le maillage de l’accès aux soins sur le territoire (pharmacie / IDE)


2. Renforcer l’accès à des soins de qualité :

  • La téléexpertise permet le recours à un avis spécialisé à distance.


3. Améliorer la continuité des soins :

  • La télésanté permet d’accroître le suivi à distance des patients, notamment dans un contexte d’augmentation des maladies chroniques.
  • La télésurveillance permet d’améliorer le suivi des pathologies chroniques


Exemples de dispositifs de télésanté

1. La télépathologie

utilisation d’un microscope contrôlé à distance ou sur des photographies de champs microscopiques choisis. support de la téléexpertise / télédiagnostic en anatomopathologie répondant ainsi à l’augmentation des exigences de qualité associés au diagnostic anatomopathologique ainsi qu’à l’augmentation de la complexité des pathologies.

2. La téléradiologie

La télétransmission d’images sur le plan technique ou la téléinterprétation sur le plan médical ne sont chacune que des étapes de la téléradiologie. On appelle « demandeur » le médecin clinicien, et « effecteur » le médecin radiologue effectuant un acte de téléradiologie. Le médecin radiologue effecteur devra être inscrit au conseil départemental de l’ordre avec une qualification de radiologie. La téléradiologie comprend :

  • la téléexpertise : entre radiologues sur un dossier particulier ; échange d’avis entre radiologues pour guider la conduite de l’examen le plus adapté à la situation clinique, effectuer une seconde lecture des images et affiner, voire confirmer son diagnostic et le cas échéant guider la conduite à tenir pour le patient. Un rapport argumenté est rendu au terme de cette analyse.
  • le télédiagnostic (ou téléconsultation) de façon régulière ou d’urgence en l’absence d’un radiologue sur place, de façon ponctuelle, afin d’assurer la prise en charge médicale radiologique du patient ; acte qui permet à un praticien de proximité non-radiologue d’obtenir un examen d’imagerie d’un téléradiologue (cas de l’urgentiste sur un site, et un téléradiologue sur un autre site)


3. Prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC)

  • en connectant les hôpitaux sans expertise neurologique à celui possédant une UNV. L’expertise est centralisée. Le patient est traité dans le service d’urgence de l’hôpital en lien avec l’UNV.
  • en assurant une garde mutualisée en neurologie et radiologie neurovasculaire, permettant la prise en charge des patients en urgence en UNV en optimisant le temps médical (répartition des gardes entre les neurologues des 3 hôpitaux). Le patient doit être orienté vers un des 3 établissements disposant d’une UNV.

Il ressort que la prise en charge des AVC par télémédecine dans les services d’urgence des hôpitaux périphériques, s’appuie sur trois actes de télémédecine en fonction du stade de la prise en charge du patient et du diagnostic : téléconsultation, téléexpertise et téléassistance.

  • La téléconsultation intervient initialement en présence du patient pour obtenir l’avis diagnostic du neuroradiologue ou du neurologue, et d’établir un score du handicap.
  • La téléexpertise intervient ensuite entre l’urgentiste et le neurologue expert de garde, la présence du patient n’est pas requise à ce stade. Il s’agit d’obtenir la conduite de prise en charge à tenir à partir des données médicales et de l’imagerie cérébrale.
  • La téléassistance médicale intervient enfin pour la réalisation de la thrombolyse. L’acte est réalisé sous la surveillance du neurologue vasculaire qui contrôle le processus et en évalue le résultat immédiat.


4. Santé des personnes détenues

Les actes de télémédecine en unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA) sont :

  • des téléconsultations entre le patient dans l’UCSA et un professionnel de santé (spécialiste) : dermatologie, orthopédie, consultation d’anesthésie, maladies infectieuses, psychiatrie ;
  • des téléexpertises entre les médecins de l’UCSA et les experts à distance, cette expertise pouvant être réalisée avec partage de données du patient (photo en dermatologie, imagerie médicale...) ;
  • de la téléassistance médicale : aide à distance à la réalisation de certains actes.


5. Prise en charge d’une maladie chronique

Les maladies chroniques les plus souvent concernées par la télémédecine sont :

  • l’insuffisance cardiaque chronique, l’insuffisance rénale chronique (télédialyse), le diabète (priorités du Plan national de déploiement de la télémédecine), le dépistage des rétinopathies par rétinographie non mydriatique ;
  • le suivi des plaies chroniques, des traitements antithrombotiques, de l’hypertension artérielle, de l’apnée du sommeil, de l’insuffisance respiratoire chronique.


6. Soins en structure médico-sociale ou en hospitalisation à domicile

Les organisations mises en place en EHPAD ont pour objectifs :

  • d’éviter de déplacer des personnes fragiles et éviter leur passage aux urgences ;
  • d'assurer la meilleure prise en charge de ces patients dans leur lieu de vie, à tout moment, en limitant les risques liés à leur âge et à leur(s) pathologie(s) ;
  • de faciliter et consolider le maintien de l’offre de soins de proximité ;
  • d’optimiser le temps médical ou soignant ;
  • de réduire les coûts par rapport à une prise en charge classique.

En ce qui concerne la HAD, les organisations mises en place concernent :

En ce qui concerne la HAD, les organisations mises en place concernent :

  • le télésuivi des plaies chroniques,
  • le télésuivi des grossesses à risque pour les femmes prises en charge en HAD (sans télémédecine, un passage quotidien des sages-femmes est nécessaire)
  • la télésurveillance au décours d‘une hospitalisation





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Objectifs de la télésanté :

  1. Diminuer les inégalités d’accès aux soins :
  • La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades fait apparaître la question des inégalités en santé, le code de la santé publique se donne comme mission de les réduire (Art L1411-1 du CSP).
  • La télémédecine peut être utilisée particulièrement dans des territoires à faible densité médicale.
  • La faible densité médicale et l’absence de médecin traitant constituent des exceptions aux conditions de parcours de soins prévus pour la téléconsultation (cadre conventionnel).
  • La téléconsultation accompagnée peut réduire les inégalités territoriales de santé en renforçant le maillage de l’accès aux soins sur le territoire (pharmacie / IDE)


2. Renforcer l’accès à des soins de qualité :

  • La téléexpertise permet le recours à un avis spécialisé à distance.


3. Améliorer la continuité des soins :

  • La télésanté permet d’accroître le suivi à distance des patients, notamment dans un contexte d’augmentation des maladies chroniques.
  • La télésurveillance permet d’améliorer le suivi des pathologies chroniques


Exemples de dispositifs de télésanté

1. La télépathologie

utilisation d’un microscope contrôlé à distance ou sur des photographies de champs microscopiques choisis. support de la téléexpertise / télédiagnostic en anatomopathologie répondant ainsi à l’augmentation des exigences de qualité associés au diagnostic anatomopathologique ainsi qu’à l’augmentation de la complexité des pathologies.

2. La téléradiologie

La télétransmission d’images sur le plan technique ou la téléinterprétation sur le plan médical ne sont chacune que des étapes de la téléradiologie. On appelle « demandeur » le médecin clinicien, et « effecteur » le médecin radiologue effectuant un acte de téléradiologie. Le médecin radiologue effecteur devra être inscrit au conseil départemental de l’ordre avec une qualification de radiologie. La téléradiologie comprend :

  • la téléexpertise : entre radiologues sur un dossier particulier ; échange d’avis entre radiologues pour guider la conduite de l’examen le plus adapté à la situation clinique, effectuer une seconde lecture des images et affiner, voire confirmer son diagnostic et le cas échéant guider la conduite à tenir pour le patient. Un rapport argumenté est rendu au terme de cette analyse.
  • le télédiagnostic (ou téléconsultation) de façon régulière ou d’urgence en l’absence d’un radiologue sur place, de façon ponctuelle, afin d’assurer la prise en charge médicale radiologique du patient ; acte qui permet à un praticien de proximité non-radiologue d’obtenir un examen d’imagerie d’un téléradiologue (cas de l’urgentiste sur un site, et un téléradiologue sur un autre site)


3. Prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC)

  • en connectant les hôpitaux sans expertise neurologique à celui possédant une UNV. L’expertise est centralisée. Le patient est traité dans le service d’urgence de l’hôpital en lien avec l’UNV.
  • en assurant une garde mutualisée en neurologie et radiologie neurovasculaire, permettant la prise en charge des patients en urgence en UNV en optimisant le temps médical (répartition des gardes entre les neurologues des 3 hôpitaux). Le patient doit être orienté vers un des 3 établissements disposant d’une UNV.

Il ressort que la prise en charge des AVC par télémédecine dans les services d’urgence des hôpitaux périphériques, s’appuie sur trois actes de télémédecine en fonction du stade de la prise en charge du patient et du diagnostic : téléconsultation, téléexpertise et téléassistance.

  • La téléconsultation intervient initialement en présence du patient pour obtenir l’avis diagnostic du neuroradiologue ou du neurologue, et d’établir un score du handicap.
  • La téléexpertise intervient ensuite entre l’urgentiste et le neurologue expert de garde, la présence du patient n’est pas requise à ce stade. Il s’agit d’obtenir la conduite de prise en charge à tenir à partir des données médicales et de l’imagerie cérébrale.
  • La téléassistance médicale intervient enfin pour la réalisation de la thrombolyse. L’acte est réalisé sous la surveillance du neurologue vasculaire qui contrôle le processus et en évalue le résultat immédiat.


4. Santé des personnes détenues

Les actes de télémédecine en unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA) sont :

  • des téléconsultations entre le patient dans l’UCSA et un professionnel de santé (spécialiste) : dermatologie, orthopédie, consultation d’anesthésie, maladies infectieuses, psychiatrie ;
  • des téléexpertises entre les médecins de l’UCSA et les experts à distance, cette expertise pouvant être réalisée avec partage de données du patient (photo en dermatologie, imagerie médicale...) ;
  • de la téléassistance médicale : aide à distance à la réalisation de certains actes.


5. Prise en charge d’une maladie chronique

Les maladies chroniques les plus souvent concernées par la télémédecine sont :

  • l’insuffisance cardiaque chronique, l’insuffisance rénale chronique (télédialyse), le diabète (priorités du Plan national de déploiement de la télémédecine), le dépistage des rétinopathies par rétinographie non mydriatique ;
  • le suivi des plaies chroniques, des traitements antithrombotiques, de l’hypertension artérielle, de l’apnée du sommeil, de l’insuffisance respiratoire chronique.


6. Soins en structure médico-sociale ou en hospitalisation à domicile

Les organisations mises en place en EHPAD ont pour objectifs :

  • d’éviter de déplacer des personnes fragiles et éviter leur passage aux urgences ;
  • d'assurer la meilleure prise en charge de ces patients dans leur lieu de vie, à tout moment, en limitant les risques liés à leur âge et à leur(s) pathologie(s) ;
  • de faciliter et consolider le maintien de l’offre de soins de proximité ;
  • d’optimiser le temps médical ou soignant ;
  • de réduire les coûts par rapport à une prise en charge classique.

En ce qui concerne la HAD, les organisations mises en place concernent :

En ce qui concerne la HAD, les organisations mises en place concernent :

  • le télésuivi des plaies chroniques,
  • le télésuivi des grossesses à risque pour les femmes prises en charge en HAD (sans télémédecine, un passage quotidien des sages-femmes est nécessaire)
  • la télésurveillance au décours d‘une hospitalisation




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