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Connaître la définition des différentes techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) OIC-039-03-A

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Connaître la définition des différentes techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) OIC-039-03-A

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Connaître la définition des différentes techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP) OIC-039-03-A


Parmi les techniques d’AMP, il y a :

  • l’Insémination Intra-Utérine (IIU) : appelée également  insémination artificielle (IA), consiste à déposer dans l’utérus, au moment le plus opportun, des spermatozoïdes sélectionnés. Elle peut être réalisée avec les spermatozoïdes du conjoint (IAC) ou bien d’un donneur (IAD).

L'insémination est idéalement précédée d'une stimulation de la croissance folliculaire par des gonadotrophines (FSH ou FSH+LH) en vue d'obtenir la maturation de un à trois follicules ou d’une induction de l’ovulation pour les patientes qui présentent des troubles du cycle menstruel (Troubles du cycle menstruel: anovulation ou dysovulation).

Des échographies pelviennes et des dosages hormonaux sont nécessaires afin de suivre la réponse ovarienne à la stimulation. Cette surveillance correspond au monitorage de l’ovulation.

Un déclenchement de l’ovulation par injection d’hCG recombinante est réalisé afin de synchroniser l’ovulation (survenant 36h après le déclenchement) et le dépôt intra utérin des spermatozoïdes.

Le surlendemain du déclenchement, le recueil de sperme est réalisé par masturbation dans un laboratoire d’AMP ayant un agrément spécifique, dans des conditions d’asepsie satisfaisantes. Les spermatozoïdes mobiles sont sélectionnés (semblable au test de migration-survie, cf fiche LISA de l’item 38). La préparation spermatique est inséminée dans la cavité utérine grâce à un cathéter adapté.

  • la Fécondation In Vitro classique ou conventionnelle (FIVc) ou assistée avec microinjection intra-cytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI) : Intra Cytoplasmic Sperm Injection): se déroule en plusieurs étapes.

La stimulation ovarienne sous surveillance (hyperstimulation ovarienne contrôlée) par administration de fortes doses de gonadotrophines exogènes (FSH seule ou FSH + LH par injection en sous-cutanée). Pour éviter une ovulation prématurée spontanée, un blocage de l’axe hypothalamo-hypophysaire est réalisé dans le même temps par administration d’agonistes ou d’antagonistes de la GnRH.

Ces protocoles nécessitent un monitorage de l’ovulation par échographie pelvienne (croissance folliculaire et épaisseur endométriale) et un bilan hormonal (taux d’estradiol, de LH et de progestérone). Ce monitorage a pour objectif de :

  • vérifier l’efficacité de la stimulation (nombre de follicules en croissance),
  • choisir le jour optimal du déclenchement de l’ovulation,
  • identifier les situations à risque de complications (ex. : syndrome d’hyperstimulation ovarienne) ou d’échec (ex. : réponse ovarienne insuffisante)

L’ovulation est déclenchée quand plusieurs follicules ont atteint une taille supérieure à 16 mm par injection soit d’un analogue de l’hCG (hCG recombinante), soit d’un agoniste de la GnRH.

La ponction folliculaire (du liquide folliculaire) est réalisée au bloc opératoire (36h après le déclenchement de l’ovulation), sous anesthésie locale ou générale, par voie vaginale sous contrôle échographique. Le liquide folliculaire est acheminé immédiatement vers laboratoire où il est examiné à la recherche des complexes cumulo-ovocytaires.

La préparation des spermatozoïdes est effectuée dans la majorité des cas à partir d’un prélèvement de sperme réalisé par masturbation le jour de la ponction folliculaire. Mais il est aussi possible d’utiliser des spermatozoïdes congelés du conjoint ou d’un tiers donneur. Il est également possible d’utiliser des spermatozoïdes prélevés chirurgicalement (soit prélèvement de tissu testiculaire [biopsie testiculaire] – soit du liquide au niveau de l’épididyme [ponction épididymaire]) dans les situations d’azoospermie (spermatozoïdes qui seront ensuite utilisés à l’état frais ou après congélation). Il est également possible de récupérer les spermatozoïdes dans les urines préalablement alcalinisées dans les situations d’éjaculation rétrograde (dans la vessie). Les spermatozoïdes récupérés sont préparés en fonction de la technique de fécondation in vitro envisagée.

La fécondation est soit classique ou conventionnelle (FIV-c) avec mise en contact des ovocytes récupérés avec des spermatozoïdes préparés, soit avec micro-injection intra-cytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI).

La culture et le transfert embryonnaire : après fécondation des ovocytes par les spermatozoïdes, les embryons obtenus sont mis en culture. Un ou deux embryons peuvent être transférés dans l’utérus après 2 à 6 jours de culture. Le choix du nombre d’embryons et de jour du transfert dépend de nombreux facteurs.

Un test sanguin de grossesse est réalisé environ 14 jours après la ponction.

La congélation embryonnaire : les embryons non transférés et avec un développement adéquat peuvent être congelés grâce à des cryoprotecteurs puis conservés dans des cuves de stockage contenant de l’azote liquide (-196°C) au sein des laboratoires de biologie de la reproduction. Lors de l’utilisation des embryons congelés, les embryons sont d’abord décongelés puis transférés dans l’utérus préalablement préparé par différents types de protocoles.


L’AMP peut être :

  • intra-conjugale (utilisation des gamètes, ovocytes et spermatozoïdes des deux membres du couple)
  • ou avec l’intervention d’un tiers donneur (donneur de spermatozoïdes, donneuse d’ovocytes ou couple ayant consenti à donner ses embryons congelés lors d’une FIV antérieure et pour lesquels le couple n’a plus de projet parental).

Le double don de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) est possible (Loi de Bioéthique 2021).

L’AMP peut être réalisée en contexte de risque viral (HIV, hépatites B et/ou C) dans des centres agréés pour cette activité. Enfin il existe parmi les techniques d’AMP, le diagnostic pré-implantatoire (DPI) dont l’objectif est le diagnostic d’anomalies génétiques (gènes, chromosomes) effectué sur cellule(s) embryonnaire(s). Seuls quelques centres d’AMP sont autorisés à réaliser du DPI en France.





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Parmi les techniques d’AMP, il y a :

  • l’Insémination Intra-Utérine (IIU) : appelée également  insémination artificielle (IA), consiste à déposer dans l’utérus, au moment le plus opportun, des spermatozoïdes sélectionnés. Elle peut être réalisée avec les spermatozoïdes du conjoint (IAC) ou bien d’un donneur (IAD).

L'insémination est idéalement précédée d'une stimulation de la croissance folliculaire par des gonadotrophines (FSH ou FSH+LH) en vue d'obtenir la maturation de un à trois follicules ou d’une induction de l’ovulation pour les patientes qui présentent des troubles du cycle menstruel (Troubles du cycle menstruel: anovulation ou dysovulation).

Des échographies pelviennes et des dosages hormonaux sont nécessaires afin de suivre la réponse ovarienne à la stimulation. Cette surveillance correspond au monitorage de l’ovulation.

Un déclenchement de l’ovulation par injection d’hCG recombinante est réalisé afin de synchroniser l’ovulation (survenant 36h après le déclenchement) et le dépôt intra utérin des spermatozoïdes.

Le surlendemain du déclenchement, le recueil de sperme est réalisé par masturbation dans un laboratoire d’AMP ayant un agrément spécifique, dans des conditions d’asepsie satisfaisantes. Les spermatozoïdes mobiles sont sélectionnés (semblable au test de migration-survie, cf fiche LISA de l’item 38). La préparation spermatique est inséminée dans la cavité utérine grâce à un cathéter adapté.

  • la Fécondation In Vitro classique ou conventionnelle (FIVc) ou assistée avec microinjection intra-cytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI) : Intra Cytoplasmic Sperm Injection): se déroule en plusieurs étapes.

La stimulation ovarienne sous surveillance (hyperstimulation ovarienne contrôlée) par administration de fortes doses de gonadotrophines exogènes (FSH seule ou FSH + LH par injection en sous-cutanée). Pour éviter une ovulation prématurée spontanée, un blocage de l’axe hypothalamo-hypophysaire est réalisé dans le même temps par administration d’agonistes ou d’antagonistes de la GnRH.

Ces protocoles nécessitent un monitorage de l’ovulation par échographie pelvienne (croissance folliculaire et épaisseur endométriale) et un bilan hormonal (taux d’estradiol, de LH et de progestérone). Ce monitorage a pour objectif de :

  • vérifier l’efficacité de la stimulation (nombre de follicules en croissance),
  • choisir le jour optimal du déclenchement de l’ovulation,
  • identifier les situations à risque de complications (ex. : syndrome d’hyperstimulation ovarienne) ou d’échec (ex. : réponse ovarienne insuffisante)

L’ovulation est déclenchée quand plusieurs follicules ont atteint une taille supérieure à 16 mm par injection soit d’un analogue de l’hCG (hCG recombinante), soit d’un agoniste de la GnRH.

La ponction folliculaire (du liquide folliculaire) est réalisée au bloc opératoire (36h après le déclenchement de l’ovulation), sous anesthésie locale ou générale, par voie vaginale sous contrôle échographique. Le liquide folliculaire est acheminé immédiatement vers laboratoire où il est examiné à la recherche des complexes cumulo-ovocytaires.

La préparation des spermatozoïdes est effectuée dans la majorité des cas à partir d’un prélèvement de sperme réalisé par masturbation le jour de la ponction folliculaire. Mais il est aussi possible d’utiliser des spermatozoïdes congelés du conjoint ou d’un tiers donneur. Il est également possible d’utiliser des spermatozoïdes prélevés chirurgicalement (soit prélèvement de tissu testiculaire [biopsie testiculaire] – soit du liquide au niveau de l’épididyme [ponction épididymaire]) dans les situations d’azoospermie (spermatozoïdes qui seront ensuite utilisés à l’état frais ou après congélation). Il est également possible de récupérer les spermatozoïdes dans les urines préalablement alcalinisées dans les situations d’éjaculation rétrograde (dans la vessie). Les spermatozoïdes récupérés sont préparés en fonction de la technique de fécondation in vitro envisagée.

La fécondation est soit classique ou conventionnelle (FIV-c) avec mise en contact des ovocytes récupérés avec des spermatozoïdes préparés, soit avec micro-injection intra-cytoplasmique d’un spermatozoïde (ICSI).

La culture et le transfert embryonnaire : après fécondation des ovocytes par les spermatozoïdes, les embryons obtenus sont mis en culture. Un ou deux embryons peuvent être transférés dans l’utérus après 2 à 6 jours de culture. Le choix du nombre d’embryons et de jour du transfert dépend de nombreux facteurs.

Un test sanguin de grossesse est réalisé environ 14 jours après la ponction.

La congélation embryonnaire : les embryons non transférés et avec un développement adéquat peuvent être congelés grâce à des cryoprotecteurs puis conservés dans des cuves de stockage contenant de l’azote liquide (-196°C) au sein des laboratoires de biologie de la reproduction. Lors de l’utilisation des embryons congelés, les embryons sont d’abord décongelés puis transférés dans l’utérus préalablement préparé par différents types de protocoles.


L’AMP peut être :

  • intra-conjugale (utilisation des gamètes, ovocytes et spermatozoïdes des deux membres du couple)
  • ou avec l’intervention d’un tiers donneur (donneur de spermatozoïdes, donneuse d’ovocytes ou couple ayant consenti à donner ses embryons congelés lors d’une FIV antérieure et pour lesquels le couple n’a plus de projet parental).

Le double don de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) est possible (Loi de Bioéthique 2021).

L’AMP peut être réalisée en contexte de risque viral (HIV, hépatites B et/ou C) dans des centres agréés pour cette activité. Enfin il existe parmi les techniques d’AMP, le diagnostic pré-implantatoire (DPI) dont l’objectif est le diagnostic d’anomalies génétiques (gènes, chromosomes) effectué sur cellule(s) embryonnaire(s). Seuls quelques centres d’AMP sont autorisés à réaliser du DPI en France.




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