L’analyse du liquide pleural sert avant tout à l’enquête étiologique. La ponction pleurale est donc la plupart du temps indiquée sauf si l’épanchement apparait dans le cadre d’une insuffisance cardiaque (la disparition sous traitement médicamenteux suffit à affirmer le diagnostic) ou s’il est de très faible abondance avec un risque de ponction traumatique du parenchyme pulmonaire.
L’aspect macroscopique du liquide est le premier élément orientant le diagnostic : purulent évoquant un épanchement parapneumonique compliqué, hémorragique évoquant une néoplasie ou un hémothorax, lactescent évoquant un chylothorax, citrin orientant peu le diagnostic.
Le dosage des protides et en cas de doute des LDH permet de séparer les épanchements transsudatifs (< 25 g/L) des épanchements exsudatifs (>35 g/L).
Dans les épanchements pleuraux exsudatifs, la formule va orienter le diagnostic mais permet rarement un diagnostic certain (en dehors des atteintes néoplasiques). En l’absence de diagnostic précis, la biopsie pleurale permettra de faire deux diagnostics : la tuberculose pleurale et l’atteinte néoplasique.
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L’analyse du liquide pleural sert avant tout à l’enquête étiologique. La ponction pleurale est donc la plupart du temps indiquée sauf si l’épanchement apparait dans le cadre d’une insuffisance cardiaque (la disparition sous traitement médicamenteux suffit à affirmer le diagnostic) ou s’il est de très faible abondance avec un risque de ponction traumatique du parenchyme pulmonaire.
L’aspect macroscopique du liquide est le premier élément orientant le diagnostic : purulent évoquant un épanchement parapneumonique compliqué, hémorragique évoquant une néoplasie ou un hémothorax, lactescent évoquant un chylothorax, citrin orientant peu le diagnostic.
Le dosage des protides et en cas de doute des LDH permet de séparer les épanchements transsudatifs (< 25 g/L) des épanchements exsudatifs (>35 g/L).
Dans les épanchements pleuraux exsudatifs, la formule va orienter le diagnostic mais permet rarement un diagnostic certain (en dehors des atteintes néoplasiques). En l’absence de diagnostic précis, la biopsie pleurale permettra de faire deux diagnostics : la tuberculose pleurale et l’atteinte néoplasique.