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Connaître la définition d'une cure thermale OIC-328-12-B

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Connaître la définition d'une cure thermale OIC-328-12-B


Chaque année, près de 600 000 patients suivent une cure thermale en France.

Définition de la cure thermale

Ensemble des thérapeutiques appliquées à un patient pendant son séjour dans une station thermale cad crénothérapie, mais aussi repos, dépaysement, climat et éventuellement soins non thermaux (rééducation fonctionnelle, éducation thérapeutique). Ne pas confondre médecine thermale et l’hydrothérapie (emploi externe de n’importe quelle eau, 
sans tenir compte de sa composition physique ou chimique) ou thalassothérapie (emploi de l’eau de mer sans suivi médical systématique; ni reconnue ni remboursée par l’Assurance Maladie) ou encore la Médecine Physique et de Réhabilitation.

Les eaux utilisées en Médecine Thermale

Elles sont classées selon leur température (thermalité) et leur composition chimique (minéralité). La thermalité fait séparer des eaux froides (8 à 15°C, essentiellement pour les cures de diurèse), des eaux mésothermales (25 à 34°C, pour les bains prolongés) et des eaux hyperthermales (inhalation, étude, douche, bain). 
La minéralisation (présence d’un ion prédominant) est constante pour chaque source et permet de classer les eaux minérales en eaux :

  1. SULFURÉES : H2S surtout indications respiratoires : sodiques de type « Pyrénéen » ou calciques ;
  2. SULFATÉES : maladies urinaires et métaboliques surtout calciques et magnésiennes ;
  3. CHLORURÉES SODIQUES : riches en sodium  
  4. BICARBONATEES GAZEUSES : sodiques ou calciques ;
  5. AVEC UN ÉLÉMENT RARE : arsenic, fer, cuivre, sélénium ;
  6. FAIBLEMENT MINÉRALISÉES : (oligo-métalliques).

NB : Les eaux minérales sont instables perdant leurs caractéristiques après quelques heures, d’où la nécessité, d’une part de prélever l’eau à la source (griffon) et, d’autre part d’effectuer la cure sur place.

Les autres agents thermaux sont le plancton thermal, les gaz thermaux (CO2, H2S) ou les boues (péloïdes).

Techniques Thermales avec 3 grands types de cures (expliquer un traitement au patient)

  1. L’Hydrothérapie interne à base de cures de boisson (prise de 100 à 300 ml/j d’eau thermale) utilisées dans toutes les stations. Les cures de diurèse (jusqu’à 3 litres/j) sont utilisées dans les pathologies digestives, urinaires ou métaboliques.
  2. Les cures « de contact » : application de l’agent thermal au contact de la peau ou des muqueuses. Pour affections respiratoires : inhalations, aérosols, balnéothérapie, bain nasal, lavages de sinus...
  3. L’Hydrothérapie externe utilise les caractères physiques de l’eau : bains (en piscine ou en baignoire, chauds ou tièdes), douches (locales, régionales ou générales, de température, de pression et de durées variables) à but sédatif ou analgésique, maniluves, pediluves.

Les autres techniques thermales sont la rééducation fonctionnelle, les soins non spécifiques à la Médecine Thermale (kinésithérapie, drainage postural et rééducation respiratoire) et aussi l’éducation sanitaire pour lesquelles les cures thermales sont un lieu privilégié. (Prescription d’une rééducation)

Stations thermales en France

Une centaine de Stations Thermales en France : accueillant des curistes d’abord en Occitanie (200 000 curistes/an) puis en Nouvelle Aquitaine (150 000 curistes/an) et en Auvergne-Rhône-Alpes (130 000 curistes/an). Les 3 principales stations sont Balaruc (RH, PHL), Dax (RH, PHL) et Gréoux (RH, VR).

Indications de la médecine Thermale

les pathologies chroniques, incomplètement améliorées. La majorité des cures correspond à l’indication rhumatologie (3/4) suivie des voies respiratoires (1/10) puis la phlébologie (1/20). Une des caractéristiques est la spécialisation dans le traitement de certaines affections (en raison du principe de la spécificité des eaux minérales). Il existe 12 orientations thérapeutiques des stations thermales reconnues par la Sécurité Sociale, les stations pouvant avoir 2 (exceptionnellement 3) orientations thérapeutiques.

  1. RH : Rhumatologie et séquelles de traumatismes ostéo-articulaires (douleurs articulaires)
  2. VR : Maladies des Voies Respiratoires (cad ORL ou pneumologie)
  3. MCA : Maladies Cardio-Artérielles
  4. AU : Maladies de l’Appareil Urinaire et maladies métaboliques
  5. AD : Maladies de l’Appareil Digestif et maladies métaboliques
  6. PHL : Phlébologie
  7. GYN : Gynécologie
  8. DER : Dermatologie
  9. AMB : Affections des muqueuses bucco-linguales
  10. NEU : Neurologie
  11. PSY : Affections Psychosomatiques
  12. TDE : Troubles du Développement de l’Enfant (Anomalie du développement psychomoteur)

NB : les indications obsolètes sont indiquées en italique.

Depuis le début des années 2000, sous l’égide de l’AFRETH (Association Française de REcherche THermale), plusieurs essais cliniques de qualité ont été réalisés démontrant l’efficacité clinique de la médecine thermale, dans ses grandes indications. 
 Les indications les mieux validées sont la rhumatologie (arthrose, lombalgie chronique, rhumatismes inflammatoires en dehors des poussées) puis les artérites et la psychiatrie (troubles anxieux généralisés).

Effets indésirables des cures thermales

Très rares et souvent « non graves » : asthénie au bout de quelques jours de cure (« crise thermale »), complications des techniques de cure... 


Contre-Indications des cures thermales

Non-indications évidentes comme infections, cancers, maladies en poussées, maladies cardiovasculaires récentes, immunodépression…

Comment prescrire une cure thermale ?

(Rédaction d'une ordonnance/d'un courrier médical)

La cure est prescrite par le médecin traitant sur un formulaire spécial à adresser à la Caisse d’AM avec ses 2 volets : prise en charge (remplie par le médecin prescripteur) et déclaration de ressources (remplie par l’assuré). Le médecin doit préciser (avec la lettre clé) l’indication principale (éventuellement l’indication secondaire). La durée d’une cure est de 3 semaines. Remboursée à 65% par SS (prise en charge 100 % si ALD, maladie professionnelle ou accident du travail). Les pratiques médicales complémentaires (douches pharyngiennes, méthode de déplacement de Proetz en ORL, injections de gaz thermaux pour les artériopathies ) sont remboursées à 70 %.

Le forfait de surveillance médicale comprend 3 consultations médicales : arrivée, milieu, fin de cure. Une seule cure est remboursée par an par la Sécurité sociale. Il est possible de renouveler sa cure thermale chaque année.




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Chaque année, près de 600 000 patients suivent une cure thermale en France.

Définition de la cure thermale

Ensemble des thérapeutiques appliquées à un patient pendant son séjour dans une station thermale cad crénothérapie, mais aussi repos, dépaysement, climat et éventuellement soins non thermaux (rééducation fonctionnelle, éducation thérapeutique). Ne pas confondre médecine thermale et l’hydrothérapie (emploi externe de n’importe quelle eau, 
sans tenir compte de sa composition physique ou chimique) ou thalassothérapie (emploi de l’eau de mer sans suivi médical systématique; ni reconnue ni remboursée par l’Assurance Maladie) ou encore la Médecine Physique et de Réhabilitation.

Les eaux utilisées en Médecine Thermale

Elles sont classées selon leur température (thermalité) et leur composition chimique (minéralité). La thermalité fait séparer des eaux froides (8 à 15°C, essentiellement pour les cures de diurèse), des eaux mésothermales (25 à 34°C, pour les bains prolongés) et des eaux hyperthermales (inhalation, étude, douche, bain). 
La minéralisation (présence d’un ion prédominant) est constante pour chaque source et permet de classer les eaux minérales en eaux :

  1. SULFURÉES : H2S surtout indications respiratoires : sodiques de type « Pyrénéen » ou calciques ;
  2. SULFATÉES : maladies urinaires et métaboliques surtout calciques et magnésiennes ;
  3. CHLORURÉES SODIQUES : riches en sodium  
  4. BICARBONATEES GAZEUSES : sodiques ou calciques ;
  5. AVEC UN ÉLÉMENT RARE : arsenic, fer, cuivre, sélénium ;
  6. FAIBLEMENT MINÉRALISÉES : (oligo-métalliques).

NB : Les eaux minérales sont instables perdant leurs caractéristiques après quelques heures, d’où la nécessité, d’une part de prélever l’eau à la source (griffon) et, d’autre part d’effectuer la cure sur place.

Les autres agents thermaux sont le plancton thermal, les gaz thermaux (CO2, H2S) ou les boues (péloïdes).

Techniques Thermales avec 3 grands types de cures (expliquer un traitement au patient)

  1. L’Hydrothérapie interne à base de cures de boisson (prise de 100 à 300 ml/j d’eau thermale) utilisées dans toutes les stations. Les cures de diurèse (jusqu’à 3 litres/j) sont utilisées dans les pathologies digestives, urinaires ou métaboliques.
  2. Les cures « de contact » : application de l’agent thermal au contact de la peau ou des muqueuses. Pour affections respiratoires : inhalations, aérosols, balnéothérapie, bain nasal, lavages de sinus...
  3. L’Hydrothérapie externe utilise les caractères physiques de l’eau : bains (en piscine ou en baignoire, chauds ou tièdes), douches (locales, régionales ou générales, de température, de pression et de durées variables) à but sédatif ou analgésique, maniluves, pediluves.

Les autres techniques thermales sont la rééducation fonctionnelle, les soins non spécifiques à la Médecine Thermale (kinésithérapie, drainage postural et rééducation respiratoire) et aussi l’éducation sanitaire pour lesquelles les cures thermales sont un lieu privilégié. (Prescription d’une rééducation)

Stations thermales en France

Une centaine de Stations Thermales en France : accueillant des curistes d’abord en Occitanie (200 000 curistes/an) puis en Nouvelle Aquitaine (150 000 curistes/an) et en Auvergne-Rhône-Alpes (130 000 curistes/an). Les 3 principales stations sont Balaruc (RH, PHL), Dax (RH, PHL) et Gréoux (RH, VR).

Indications de la médecine Thermale

les pathologies chroniques, incomplètement améliorées. La majorité des cures correspond à l’indication rhumatologie (3/4) suivie des voies respiratoires (1/10) puis la phlébologie (1/20). Une des caractéristiques est la spécialisation dans le traitement de certaines affections (en raison du principe de la spécificité des eaux minérales). Il existe 12 orientations thérapeutiques des stations thermales reconnues par la Sécurité Sociale, les stations pouvant avoir 2 (exceptionnellement 3) orientations thérapeutiques.

  1. RH : Rhumatologie et séquelles de traumatismes ostéo-articulaires (douleurs articulaires)
  2. VR : Maladies des Voies Respiratoires (cad ORL ou pneumologie)
  3. MCA : Maladies Cardio-Artérielles
  4. AU : Maladies de l’Appareil Urinaire et maladies métaboliques
  5. AD : Maladies de l’Appareil Digestif et maladies métaboliques
  6. PHL : Phlébologie
  7. GYN : Gynécologie
  8. DER : Dermatologie
  9. AMB : Affections des muqueuses bucco-linguales
  10. NEU : Neurologie
  11. PSY : Affections Psychosomatiques
  12. TDE : Troubles du Développement de l’Enfant (Anomalie du développement psychomoteur)

NB : les indications obsolètes sont indiquées en italique.

Depuis le début des années 2000, sous l’égide de l’AFRETH (Association Française de REcherche THermale), plusieurs essais cliniques de qualité ont été réalisés démontrant l’efficacité clinique de la médecine thermale, dans ses grandes indications. 
 Les indications les mieux validées sont la rhumatologie (arthrose, lombalgie chronique, rhumatismes inflammatoires en dehors des poussées) puis les artérites et la psychiatrie (troubles anxieux généralisés).

Effets indésirables des cures thermales

Très rares et souvent « non graves » : asthénie au bout de quelques jours de cure (« crise thermale »), complications des techniques de cure... 


Contre-Indications des cures thermales

Non-indications évidentes comme infections, cancers, maladies en poussées, maladies cardiovasculaires récentes, immunodépression…

Comment prescrire une cure thermale ?

(Rédaction d'une ordonnance/d'un courrier médical)

La cure est prescrite par le médecin traitant sur un formulaire spécial à adresser à la Caisse d’AM avec ses 2 volets : prise en charge (remplie par le médecin prescripteur) et déclaration de ressources (remplie par l’assuré). Le médecin doit préciser (avec la lettre clé) l’indication principale (éventuellement l’indication secondaire). La durée d’une cure est de 3 semaines. Remboursée à 65% par SS (prise en charge 100 % si ALD, maladie professionnelle ou accident du travail). Les pratiques médicales complémentaires (douches pharyngiennes, méthode de déplacement de Proetz en ORL, injections de gaz thermaux pour les artériopathies ) sont remboursées à 70 %.

Le forfait de surveillance médicale comprend 3 consultations médicales : arrivée, milieu, fin de cure. Une seule cure est remboursée par an par la Sécurité sociale. Il est possible de renouveler sa cure thermale chaque année.



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