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Connaître la définition de l'information des patients OIC-180-06-A

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Cette information s’inscrit dans un contexte de 1) un faible niveau de connaissances de la population générale concernant les effets des rayonnements ionisants, en particulier le fait scientifique, 2) une image péjorative des radiations ionisantes dans la population générale.

Ce contexte est important à prendre en compte car il induit des inquiétudes irrationnelles disproportionnées lors de situations rencontrées en imagerie médicale. La connaissance des doses efficaces moyennes délivrées par tel ou tel examen (tableau 1) permet de relativiser les doses utilisées en imagerie diagnostique par rapport aux niveaux d’exposition naturelle (2,9 mSv par an en moyenne) et ainsi de rassurer en resituant le risque d’irradiation dans une échelle globale.

Tableau 1 : Ordres de grandeur de doses efficaces délivrées et seuils de tolérance : les doses efficaces varient en fonction des appareils et des réglages et sont donc susceptibles d’évoluer avec les progrès techniques (les données fournies datent de 2021).
Radiographie thoracique 20 µSv
Vol Paris-New-York 50 µSv
Irradiation naturelle moyenne/an en France 2,9 mSv
Scintigraphie osseuse 5 mSv
TDM abdomino-pelvienne 10 mSv
Limite d’exposition des travailleurs/an 20 mSv
Seuil au-delà duquel les effets stochastiques sont prouvés 100 mSv
Seuil de myélotoxicité 1 Sv
Seuil de toxicité digestive 5 Sv
Seuil de survenue des radiodermites 10 Sv
Seuil de neurotoxicité 20 Sv
Dose lors d’une radiothérapie ciblée sur une tumeur 50 Sv

·        Il faut rappeler dans le cadre d’une information au patient, qu’en imagerie médicale diagnostique, aucune procédure ne délivre des doses de plus de 100 mSv, et donc que les doses restent dans une zone pour laquelle aucun effet déterministe ne peut survenir et aucune augmentation de l’incidence de cancer n’a jamais été formellement prouvée. Il convient donc avant tout de rassurer les patients (et les parents) en centrant l’information sur la balance bénéfices/risques.

·        En médecine nucléaire diagnostique, où le patient va émettre pendant quelque temps de très faibles doses de RI, il n’y a pas de mesure d'éviction particulière pour l'entourage et pour les sujets contacts, y compris pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes car les doses cumulées sont toujours très inférieures à 1 mSv.

·        En radiologie interventionnelle, les patients sont informés en aval de la procédure de la nécessité d'un éventuel suivi cutané, Lorsque le geste a délivré de fortes doses de RI (pouvant être supérieures 3 Gy à la peau), il existe un risque d'érythème, d'alopécie voire de lésions cutanées plus graves.

·        En imagerie pédiatrique, la vigilance est accrue tant en ce qui concerne la justification des examens que l’optimisation des pratiques du fait de la plus forte radiosensibilité des enfants. Dans la mesure du possible, les possibilités de substitution par une échographie ou une IRM doivent être envisagées.

·        La grossesse constitue un cas particulier du fait que la relation entre exposition médicale et grossesse est fortement empreinte d’angoisse et de subjectivité. Pourtant, comme dans les autres situations, une explication objective des risques et des effets possibles doit permettre d’éliminer toute forme d’angoisse. Les effets des rayonnements ionisants sur l’embryon et le fœtus sont de 2 ordres :

o  les malformations (tératogénicité) sont du domaine des effets déterministes. Il existe donc des seuils de dose au-delà desquels ces effets apparaissent et au-delà desquels la gravité augmente avec la dose totale reçue. Ces seuils sont parfaitement connus et le plus faible d’entre eux est de 200 mGy quelle que soit la phase de la grossesse.

o En pratique, une évaluation de la dose délivrée à l'utérus soit par le physicien médical de l'établissement ou par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) en cas d'exposition aux rayonnements ionisants intéressant l’abdomen et le pelvis et de grossesse méconnue, permet dans l'immense majorité des situations d'être parfaitement rassurant.




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Cette information s’inscrit dans un contexte de 1) un faible niveau de connaissances de la population générale concernant les effets des rayonnements ionisants, en particulier le fait scientifique, 2) une image péjorative des radiations ionisantes dans la population générale.

Ce contexte est important à prendre en compte car il induit des inquiétudes irrationnelles disproportionnées lors de situations rencontrées en imagerie médicale. La connaissance des doses efficaces moyennes délivrées par tel ou tel examen (tableau 1) permet de relativiser les doses utilisées en imagerie diagnostique par rapport aux niveaux d’exposition naturelle (2,9 mSv par an en moyenne) et ainsi de rassurer en resituant le risque d’irradiation dans une échelle globale.

Tableau 1 : Ordres de grandeur de doses efficaces délivrées et seuils de tolérance : les doses efficaces varient en fonction des appareils et des réglages et sont donc susceptibles d’évoluer avec les progrès techniques (les données fournies datent de 2021).
Radiographie thoracique 20 µSv
Vol Paris-New-York 50 µSv
Irradiation naturelle moyenne/an en France 2,9 mSv
Scintigraphie osseuse 5 mSv
TDM abdomino-pelvienne 10 mSv
Limite d’exposition des travailleurs/an 20 mSv
Seuil au-delà duquel les effets stochastiques sont prouvés 100 mSv
Seuil de myélotoxicité 1 Sv
Seuil de toxicité digestive 5 Sv
Seuil de survenue des radiodermites 10 Sv
Seuil de neurotoxicité 20 Sv
Dose lors d’une radiothérapie ciblée sur une tumeur 50 Sv

·        Il faut rappeler dans le cadre d’une information au patient, qu’en imagerie médicale diagnostique, aucune procédure ne délivre des doses de plus de 100 mSv, et donc que les doses restent dans une zone pour laquelle aucun effet déterministe ne peut survenir et aucune augmentation de l’incidence de cancer n’a jamais été formellement prouvée. Il convient donc avant tout de rassurer les patients (et les parents) en centrant l’information sur la balance bénéfices/risques.

·        En médecine nucléaire diagnostique, où le patient va émettre pendant quelque temps de très faibles doses de RI, il n’y a pas de mesure d'éviction particulière pour l'entourage et pour les sujets contacts, y compris pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes car les doses cumulées sont toujours très inférieures à 1 mSv.

·        En radiologie interventionnelle, les patients sont informés en aval de la procédure de la nécessité d'un éventuel suivi cutané, Lorsque le geste a délivré de fortes doses de RI (pouvant être supérieures 3 Gy à la peau), il existe un risque d'érythème, d'alopécie voire de lésions cutanées plus graves.

·        En imagerie pédiatrique, la vigilance est accrue tant en ce qui concerne la justification des examens que l’optimisation des pratiques du fait de la plus forte radiosensibilité des enfants. Dans la mesure du possible, les possibilités de substitution par une échographie ou une IRM doivent être envisagées.

·        La grossesse constitue un cas particulier du fait que la relation entre exposition médicale et grossesse est fortement empreinte d’angoisse et de subjectivité. Pourtant, comme dans les autres situations, une explication objective des risques et des effets possibles doit permettre d’éliminer toute forme d’angoisse. Les effets des rayonnements ionisants sur l’embryon et le fœtus sont de 2 ordres :

o  les malformations (tératogénicité) sont du domaine des effets déterministes. Il existe donc des seuils de dose au-delà desquels ces effets apparaissent et au-delà desquels la gravité augmente avec la dose totale reçue. Ces seuils sont parfaitement connus et le plus faible d’entre eux est de 200 mGy quelle que soit la phase de la grossesse.

o En pratique, une évaluation de la dose délivrée à l'utérus soit par le physicien médical de l'établissement ou par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) en cas d'exposition aux rayonnements ionisants intéressant l’abdomen et le pelvis et de grossesse méconnue, permet dans l'immense majorité des situations d'être parfaitement rassurant.



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