Au moins un des critères suivants pour définir la pré-éclampsie sévère :
● Une HTA sévère (PAS ≥ 160 mmHg et/ou PAD ≥ 110 mmHg) ou non contrôlée
● Une protéinurie > 3g/24h
● Une créatinémie ≥ 90 μmol/L
● Une oligurie ≤ 500 mL/24h ou ≤ 25 mL/h
● Une thrombopénie < 100 000/mm3
● Une cytolyse hépatique avec ASAT/ALAT >2N
● Une douleur abdominale épigastrique et/ou une douleur de l’hypochondre droit « en barre » persistante ou intense
● Une douleur thoracique, une dyspnée, un œdème aigu du poumon
● Des signes neurologiques : céphalées sévères ne répondant pas au traitement, troubles visuels ou auditifs persistants, réflexes ostéo-tendineux vifs, diffusés et polycinétiques.
NB : la reco parle aussi de signes de gravité de la PE sévère : "Les experts suggèrent que parmi les critères définissant la pré-éclampsie sévère, certains
soient considérés comme des signes cliniques ou biologiques de gravité :
● Une PAS ≥ 180 mmHg et/ou une PAD ≥ 120 mmHg
● Une douleur abdominale épigastrique et/ou de l’hypochondre droit « en barre » persistante ou intense
● Des céphalées sévères ne répondant pas au traitement, des troubles visuels ou auditifs persistants, un déficit neurologique, des troubles de la conscience, des réflexes ostéo-tendineux vifs, diffusés, et polycinétiques
● Une détresse respiratoire, un œdème aigu du poumon
● Un HELLP syndrome
● Une insuffisance rénale aigüe.
--> on met du sulfate de magnésium à partir du moment où on a un signe de gravité +