Connaître les examens paracliniques de première intention devant une suspicion de cancer de la prostate règles de bon usage du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA) OIC-310-06-A
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Connaître les examens paracliniques de première intention devant une suspicion de cancer de la prostate règles de bon usage du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA)
Description
Connaitre le dosage de PSA et ses règles de bon usage et de pertinence pour le diagnostic individuel précoce
Le PSA est le marqueur sérique (protéine enzymatique), utilisé en routine, il est spécifique de l’épithélium prostatique mais pas du cancer de la prostate.
Certaines pathologies (hyperplasie bénigne de la prostate, prostatite, …) ou des manipulations de la prostate peuvent faire augmenter le taux. Le taux de PSA dépend du volume prostatique.
Certains médicaments (inhibiteur de la 5 alpha réductase) peuvent artificiellement faire baisser le taux de PSA.
La valeur seuil qui doit alerter est 4 ng/ml mais cette valeur est à pondérer au volume prostatique et à l’âge du patient. Un 1er dosage élevé doit être confirmé par une 2ème dosage (dans les 3 mois suivants le premier). Une augmentation régulière du PSA sur plusieurs dosages (> 0,75 ng/ml.an) doit motiver une recherche de cancer de prostate.
Le diagnostic individuel précoce ne doit être proposé que chez un patient préalablement informé et dont l’espérance de vie est prolongée (> 10 ans).
Le diagnostic précoce est préconisé à partir de 50 ans (40-45 ans si facteurs de risque) et se poursuit jusqu’à 70 ans. Il repose sur le toucher rectal et le dosage du PSA à renouveler tous les 2-4 ans mais le rythme optimal n’est pas encore établi.
Une anomalie du toucher rectal et/ou un PSA supérieur > 4 ng/ml (recontrôlé au moins une fois) doivent motiver une démarche diagnostique.
Celle-ci repose sur la réalisation d’une IRM prostatique et pelvienne multiparamétrique puis sur des biopsies de prostate écho-guidées. L'IRM prostatique prostatique est systématique avant une biopsie prostatique. L’IRM permet de détecter les lésions supectes dans la glande et de mieux échantillonner la prostate avec des prélèvements biopsiques supplémentaires la zone la plus suspecte (biopsie ciblée). Si le PSA sérique ou le toucher rectal sont anormaux, une IRM prostatique normale n’élimine pas la nécessité de biopsie. Les images vues à l’IRM sont classées par le score PI-RADS (1-2 : faible risque de cancer – 3 : équivoque – 4-5 : risque significatif de cancer). Les images PI-RADS 3, 4 et 5 sont biopsiées en plus des 12 prélèvements systématiques de la biopsie prostatique.
Connaître les examens paracliniques de première intention devant une suspicion de cancer de la prostate règles de bon usage du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA) OIC-310-06-A
Connaître les examens paracliniques de première intention devant une suspicion de cancer de la prostate règles de bon usage du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA) OIC-310-06-A
Connaître les examens paracliniques de première intention devant une suspicion de cancer de la prostate règles de bon usage du dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA)
Description
Connaitre le dosage de PSA et ses règles de bon usage et de pertinence pour le diagnostic individuel précoce
Le PSA est le marqueur sérique (protéine enzymatique), utilisé en routine, il est spécifique de l’épithélium prostatique mais pas du cancer de la prostate.
Certaines pathologies (hyperplasie bénigne de la prostate, prostatite, …) ou des manipulations de la prostate peuvent faire augmenter le taux. Le taux de PSA dépend du volume prostatique.
Certains médicaments (inhibiteur de la 5 alpha réductase) peuvent artificiellement faire baisser le taux de PSA.
La valeur seuil qui doit alerter est 4 ng/ml mais cette valeur est à pondérer au volume prostatique et à l’âge du patient. Un 1er dosage élevé doit être confirmé par une 2ème dosage (dans les 3 mois suivants le premier). Une augmentation régulière du PSA sur plusieurs dosages (> 0,75 ng/ml.an) doit motiver une recherche de cancer de prostate.
Le diagnostic individuel précoce ne doit être proposé que chez un patient préalablement informé et dont l’espérance de vie est prolongée (> 10 ans).
Le diagnostic précoce est préconisé à partir de 50 ans (40-45 ans si facteurs de risque) et se poursuit jusqu’à 70 ans. Il repose sur le toucher rectal et le dosage du PSA à renouveler tous les 2-4 ans mais le rythme optimal n’est pas encore établi.
Une anomalie du toucher rectal et/ou un PSA supérieur > 4 ng/ml (recontrôlé au moins une fois) doivent motiver une démarche diagnostique.
Celle-ci repose sur la réalisation d’une IRM prostatique et pelvienne multiparamétrique puis sur des biopsies de prostate écho-guidées. L'IRM prostatique prostatique est systématique avant une biopsie prostatique. L’IRM permet de détecter les lésions supectes dans la glande et de mieux échantillonner la prostate avec des prélèvements biopsiques supplémentaires la zone la plus suspecte (biopsie ciblée). Si le PSA sérique ou le toucher rectal sont anormaux, une IRM prostatique normale n’élimine pas la nécessité de biopsie. Les images vues à l’IRM sont classées par le score PI-RADS (1-2 : faible risque de cancer – 3 : équivoque – 4-5 : risque significatif de cancer). Les images PI-RADS 3, 4 et 5 sont biopsiées en plus des 12 prélèvements systématiques de la biopsie prostatique.