Quatre principes simples président à la prise en charge, fondée sur l'éducation du patient :
• le patient doit être informé de l'importance de traiter la crise de goutte dès ses premiers signes. Il doit pouvoir s'auto-traiter selon un traitement prédéfini, expliqué et prescrit par son médecin;
• le patient doit savoir que le traitement de la crise ne suffit pas à traiter la goutte et doit connaître l'importance du traitement hypouricémiant qui, seul, peut soulager définitivement les symptômes de la goutte;
• le choix du traitement de la crise de goutte dépend :
- des comorbidités (maladies cardiovasculaires, insuffisance rénale définie par un DFG estimé <60 ml/min, diabète, ulcère gastroduodénal, infections);
- des antécédents d'intolérance médicamenteuse;
- des interactions médicamenteuses potentielles;
- du nombre et du type d'articulations touchées;
• les médicaments qui peuvent être utilisés pour le traitement de la crise sont :
- la colchicine : 1 mg dès le début de la crise, suivi de ½ mg une heure plus tard soit 1,5 mg le 1er jour et poursuivie les jours suivants à 0,5 mg × 2–3 par jour en fonction de l'évolution.
- les AINS per os : dès le début de la crise et sur une courte période le temps de la crise. Ils doivent être évités en cas d'insuffisance rénale ou de maladie cardiovasculaire sévère,
- la corticothérapie orale : dès le début de la crise à la dose de 30 à 35 mg par jour (équivalent prednisone) pendant 3 à 5 jours
- la corticothérapie locale (intra-articulaire);
– les inhibiteurs de l'IL-1 : en milieu hospitalier, en cas d’échec ou de contre-indication des autres possibilités.
D'autres mesures pharmacologiques et non pharmacologiques peuvent être associés :
- repos (appareillage simple, orthèse) et glaçage articulaire (avec protection cutanée, qui raccourcit la durée de l'accès),
- médicaments antalgiques selon l’évaluation de la douleur.
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Quatre principes simples président à la prise en charge, fondée sur l'éducation du patient :
• le patient doit être informé de l'importance de traiter la crise de goutte dès ses premiers signes. Il doit pouvoir s'auto-traiter selon un traitement prédéfini, expliqué et prescrit par son médecin;
• le patient doit savoir que le traitement de la crise ne suffit pas à traiter la goutte et doit connaître l'importance du traitement hypouricémiant qui, seul, peut soulager définitivement les symptômes de la goutte;
• le choix du traitement de la crise de goutte dépend :
- des comorbidités (maladies cardiovasculaires, insuffisance rénale définie par un DFG estimé <60 ml/min, diabète, ulcère gastroduodénal, infections);
- des antécédents d'intolérance médicamenteuse;
- des interactions médicamenteuses potentielles;
- du nombre et du type d'articulations touchées;
• les médicaments qui peuvent être utilisés pour le traitement de la crise sont :
- la colchicine : 1 mg dès le début de la crise, suivi de ½ mg une heure plus tard soit 1,5 mg le 1er jour et poursuivie les jours suivants à 0,5 mg × 2–3 par jour en fonction de l'évolution.
- les AINS per os : dès le début de la crise et sur une courte période le temps de la crise. Ils doivent être évités en cas d'insuffisance rénale ou de maladie cardiovasculaire sévère,
- la corticothérapie orale : dès le début de la crise à la dose de 30 à 35 mg par jour (équivalent prednisone) pendant 3 à 5 jours
- la corticothérapie locale (intra-articulaire);
– les inhibiteurs de l'IL-1 : en milieu hospitalier, en cas d’échec ou de contre-indication des autres possibilités.
D'autres mesures pharmacologiques et non pharmacologiques peuvent être associés :
- repos (appareillage simple, orthèse) et glaçage articulaire (avec protection cutanée, qui raccourcit la durée de l'accès),
- médicaments antalgiques selon l’évaluation de la douleur.