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Connaître le diagnostic positif et la classification des dyslipidémies OIC-223-05-A

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Diagnostic

  • Le diagnostic est réalisé par l’« Exploration d’une Anomalie Lipidique (EAL)» sur sérum après 12 heures de jeûne. Elle comporte :
    • l’aspect du sérum
    • la quantification du cholestérol total,
    • la quantification des triglycérides,
    • la quantification du HDL-cholestérol
    • l’estimation par calcul du LDL-cholestérol si triglycérides<3,8 mmol/L (soit 3,4 g/L), sinon par mesure directe

Hyperlipidémies primaires et hyperlipidémies secondaires

  • On distingue les hyperlipidémies primaires, caractérisées par une anomalie primitive du métabolisme lipidique (voir ci-dessous) avec
    • l’hypercholestérolémie pure : augmentation isolée du LDL-cholestérol,
    • l’hypertriglycéridémie pure : augmentation isolée (ou fortement prépondérante) des triglycérides. On parle d’hypertriglycéridémie pour des valeurs de triglycérides à jeun > 1,7 mmol/L (soit 1,50 g/L),
    • l’hyperlipidémie mixte : augmentation conjointe du LDL-cholestérol et des triglycérides,
  • des hyperlipidémies secondaires et de la dyslipidémie spécifique liée au diabète de type 2 et au syndrome métabolique. Cette dernière comprend une augmentation des triglycérides ainsi qu’une baisse du HDL-cholestérol et est associée à un risque cardiovasculaire élevé.

Différents types d’hypercholestérolémies pures

  • Hypercholestérolémies familiales (classées IIa dans la classification de Fredrickson)
    • Formes sévères secondaires à des mutations monogéniques (récepteur LDL, apoB, PCSK9), à l’origine d’accidents cardiovasculaires précoces
    • Hypercholestérolémie familiale homozygote rare, caractérisée par des taux de LDL-cholestérol extrêmement élevés >10 mmol/L (soit 4 g/L) et la survenue d’accidents cardiovasculaires dans l’enfance.
    • Hypercholestérolémie familiale hétérozygote beaucoup plus fréquente, caractérisée par des taux de LDL-cholestérol très élevés entre 5 et 10 mmol/L (soit 1,90 et 4 g/L) et la survenue d’accidents cardiovasculaires précoces (avant 50 ans), en l’absence de traitement hypocholestérolémiant efficace.
  • Hypercholestérolémies polygéniques (classées IIa dans la classification de Fredrickson) : fréquente, apparition au cours de la vie, favorisée par une mauvaise hygiène de vie, taux de LDL-cholestérol modérément élevé souvent < 5,7 mmol/L (soit 2,20 g/L).

Différents types d’hypertriglycéridémies pures

  • Hyperchylomicronémies (ou hypertriglycéridémies exogènes) (classées I dans la classification de Fredrickson) séparées en hyperchylomicronémies familiales et hyperchylomicronémies multifactorielles. Elles sont à risque élevé de pancréatite aiguë.
    • Les hyperchylomicronémies familiales sont rares et secondaires à une anomalie génétique responsable d'un déficit d'activité de la lipoprotéine lipase (enzyme responsable de la dégradation des chylomicrons et des VLDL).
    • Les hyperchylomicronémies multifactorielles sont beaucoup plus fréquentes que les hyperchylomicronémies familiales et d’origine  multigénique associée à l'exposition aux facteurs environnementaux.
  • Hypertriglycéridémies endogènes (classées IV dans la classification de Fredrickson), caractérisées par un excès de VLDL
  • Hypertriglycéridémies pures marquées par un risque élevé de pancréatite aiguë, lorsque les valeurs de triglycérides dépassent 11 mmol/L (soit 10 g/L).

Différents types d’hyperlipidémies mixtes

  • Dysbetalipoprotéinémie (classée III dans la classification de Fredrickson), rare, caractérisée par une élévation harmonieuse du cholestérol et des triglycérides
  • Hyperlipidémie combinée familiale, assez fréquente, caractérisée par une variabilité des phénotypes lipidiques (classiquement augmentation conjointe du LDL-cholestérol et des triglycérides [classée IIb dans la classification de Fredrickson], parfois augmentation isolée du LDL-cholestérol [classée IIa dans la classification de Fredrickson] ou des triglycérides [classée IV dans la classification de Fredrickson]) au sein d’une famille et chez un même patient et par un risque élevé d’accidents cardiovasculaires.



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Diagnostic

  • Le diagnostic est réalisé par l’« Exploration d’une Anomalie Lipidique (EAL)» sur sérum après 12 heures de jeûne. Elle comporte :
    • l’aspect du sérum
    • la quantification du cholestérol total,
    • la quantification des triglycérides,
    • la quantification du HDL-cholestérol
    • l’estimation par calcul du LDL-cholestérol si triglycérides<3,8 mmol/L (soit 3,4 g/L), sinon par mesure directe

Hyperlipidémies primaires et hyperlipidémies secondaires

  • On distingue les hyperlipidémies primaires, caractérisées par une anomalie primitive du métabolisme lipidique (voir ci-dessous) avec
    • l’hypercholestérolémie pure : augmentation isolée du LDL-cholestérol,
    • l’hypertriglycéridémie pure : augmentation isolée (ou fortement prépondérante) des triglycérides. On parle d’hypertriglycéridémie pour des valeurs de triglycérides à jeun > 1,7 mmol/L (soit 1,50 g/L),
    • l’hyperlipidémie mixte : augmentation conjointe du LDL-cholestérol et des triglycérides,
  • des hyperlipidémies secondaires et de la dyslipidémie spécifique liée au diabète de type 2 et au syndrome métabolique. Cette dernière comprend une augmentation des triglycérides ainsi qu’une baisse du HDL-cholestérol et est associée à un risque cardiovasculaire élevé.

Différents types d’hypercholestérolémies pures

  • Hypercholestérolémies familiales (classées IIa dans la classification de Fredrickson)
    • Formes sévères secondaires à des mutations monogéniques (récepteur LDL, apoB, PCSK9), à l’origine d’accidents cardiovasculaires précoces
    • Hypercholestérolémie familiale homozygote rare, caractérisée par des taux de LDL-cholestérol extrêmement élevés >10 mmol/L (soit 4 g/L) et la survenue d’accidents cardiovasculaires dans l’enfance.
    • Hypercholestérolémie familiale hétérozygote beaucoup plus fréquente, caractérisée par des taux de LDL-cholestérol très élevés entre 5 et 10 mmol/L (soit 1,90 et 4 g/L) et la survenue d’accidents cardiovasculaires précoces (avant 50 ans), en l’absence de traitement hypocholestérolémiant efficace.
  • Hypercholestérolémies polygéniques (classées IIa dans la classification de Fredrickson) : fréquente, apparition au cours de la vie, favorisée par une mauvaise hygiène de vie, taux de LDL-cholestérol modérément élevé souvent < 5,7 mmol/L (soit 2,20 g/L).

Différents types d’hypertriglycéridémies pures

  • Hyperchylomicronémies (ou hypertriglycéridémies exogènes) (classées I dans la classification de Fredrickson) séparées en hyperchylomicronémies familiales et hyperchylomicronémies multifactorielles. Elles sont à risque élevé de pancréatite aiguë.
    • Les hyperchylomicronémies familiales sont rares et secondaires à une anomalie génétique responsable d'un déficit d'activité de la lipoprotéine lipase (enzyme responsable de la dégradation des chylomicrons et des VLDL).
    • Les hyperchylomicronémies multifactorielles sont beaucoup plus fréquentes que les hyperchylomicronémies familiales et d’origine  multigénique associée à l'exposition aux facteurs environnementaux.
  • Hypertriglycéridémies endogènes (classées IV dans la classification de Fredrickson), caractérisées par un excès de VLDL
  • Hypertriglycéridémies pures marquées par un risque élevé de pancréatite aiguë, lorsque les valeurs de triglycérides dépassent 11 mmol/L (soit 10 g/L).

Différents types d’hyperlipidémies mixtes

  • Dysbetalipoprotéinémie (classée III dans la classification de Fredrickson), rare, caractérisée par une élévation harmonieuse du cholestérol et des triglycérides
  • Hyperlipidémie combinée familiale, assez fréquente, caractérisée par une variabilité des phénotypes lipidiques (classiquement augmentation conjointe du LDL-cholestérol et des triglycérides [classée IIb dans la classification de Fredrickson], parfois augmentation isolée du LDL-cholestérol [classée IIa dans la classification de Fredrickson] ou des triglycérides [classée IV dans la classification de Fredrickson]) au sein d’une famille et chez un même patient et par un risque élevé d’accidents cardiovasculaires.


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