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Connaître la manière d'évaluer et de caractériser la symptomatologie douloureuse en cancérologie et la mise en place des modalités de traitement OIC-295-06-A

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La recherche d’une symptomatologie douloureuse doit être systématique chez tout patient atteint de cancer, la douleur étant avec la fatigue chronique un des symptômes les plus fréquents. L’évaluation de la douleur repose sur l’interrogatoire, complété par l’auto-évaluation du patient sur une échelle visuelle analogique (EVA). Il faut, en particulier, préciser son caractère aigu ou chronique et son mécanisme d’action (excès de nociception, douleur neuropathique, douleur mixte), ainsi que son retentissement sur la qualité de vie (troubles du sommeil, dépression) (Voir: Bases neurophysiologiques, mécanismes physiopathologiques d'une douleur aiguë et d'une douleur chronique et Douleur chez la personne vulnérable).

Les douleurs en cancérologie sont le plus souvent en rapport avec :

-         une atteinte tumorale :

o  excès de nociception (ex. : métastases osseuse)

o  atteinte neuropathique (ex. : compression d’un tronc nerveux)

o  douleur mixte (ex. : envahissement pariétal thoracique)

-         des séquelles des traitements :

o  douleurs post-chirurgicales (souvent sur cicatrice, mais d’autres mécanismes sont possibles : par exemple capsulite rétractile après curage axillaire)

o  douleurs post-chimiothérapies (essentiellement liées à certaines chimiothérapies responsables de neuropathies périphériques)

-         il existe enfin une symptomatologie douloureuse propre à certaines atteintes neurologiques

o  céphalées de l’hypertension intracrânienne (HTIC) en cas de métastases cérébrales

o  méningites carcinomateuses qui sont responsables de symptômes neurologiques mal systématisés avec une composante neuropathique (un syndrome méningé « classique » est peu habituel dans ce contexte).


La prescription d’antalgiques fait appel aux paliers 1 et 2 de l’OMS qui ont une efficacité rapidement limitée, il faut alors recourir rapidement aux antalgiques de palier 3 (morphiniques). (Voir: Thérapeutiques antalgiques, médicamenteuses et non médicamenteuses ; Antalgiques opioides: connaitre les mécanismes d'action, indications, effets secondaires interactions médicamenteuses, modalités de surveillance et principales causes d'échec 2C-330-PC-A17 ; Antalgiques non opioides (dont paracetamol): connaitre les mécanismes d'action, indications, effets secondaires interactions médicamenteuses, modalités de surveillance et principales causes d'échec 2C-330-PC-A16 )

Les co-antalgiques sont également utiles dans certaines situations :

-         corticoïdes (prednisone de l’ordre de 1mg/kg/j, ou équivalent) en cas d’HTIC, de douleurs par compression

-         anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) notamment dans les métastases osseuses (à utiliser avec prudence en raison des effets secondaires possibles chez ces patients fragiles)

-         inhibiteurs de la résorption osseuse (biphosphonates et dénosumab) qui ont surtout un effet préventif sur le risque fracturaire mais agissent aussi sur les douleurs osseuses

-         antibiotiques en cas de surinfection tumorale (pelvis, ORL)

-         topiques locaux pour certaines douleurs neuropathiques localisées.


Il ne faut pas omettre la radiothérapie antalgique ainsi que certaines techniques de radiologie interventionnelle : cimentoplastie, radiofréquence ou embolisation.

Il est recommandé de faire appel à un médecin algologue pour faire face aux douleurs complexes en particulier avec composante neuropathique.




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La recherche d’une symptomatologie douloureuse doit être systématique chez tout patient atteint de cancer, la douleur étant avec la fatigue chronique un des symptômes les plus fréquents. L’évaluation de la douleur repose sur l’interrogatoire, complété par l’auto-évaluation du patient sur une échelle visuelle analogique (EVA). Il faut, en particulier, préciser son caractère aigu ou chronique et son mécanisme d’action (excès de nociception, douleur neuropathique, douleur mixte), ainsi que son retentissement sur la qualité de vie (troubles du sommeil, dépression) (Voir: Bases neurophysiologiques, mécanismes physiopathologiques d'une douleur aiguë et d'une douleur chronique et Douleur chez la personne vulnérable).

Les douleurs en cancérologie sont le plus souvent en rapport avec :

-         une atteinte tumorale :

o  excès de nociception (ex. : métastases osseuse)

o  atteinte neuropathique (ex. : compression d’un tronc nerveux)

o  douleur mixte (ex. : envahissement pariétal thoracique)

-         des séquelles des traitements :

o  douleurs post-chirurgicales (souvent sur cicatrice, mais d’autres mécanismes sont possibles : par exemple capsulite rétractile après curage axillaire)

o  douleurs post-chimiothérapies (essentiellement liées à certaines chimiothérapies responsables de neuropathies périphériques)

-         il existe enfin une symptomatologie douloureuse propre à certaines atteintes neurologiques

o  céphalées de l’hypertension intracrânienne (HTIC) en cas de métastases cérébrales

o  méningites carcinomateuses qui sont responsables de symptômes neurologiques mal systématisés avec une composante neuropathique (un syndrome méningé « classique » est peu habituel dans ce contexte).


La prescription d’antalgiques fait appel aux paliers 1 et 2 de l’OMS qui ont une efficacité rapidement limitée, il faut alors recourir rapidement aux antalgiques de palier 3 (morphiniques). (Voir: Thérapeutiques antalgiques, médicamenteuses et non médicamenteuses ; Antalgiques opioides: connaitre les mécanismes d'action, indications, effets secondaires interactions médicamenteuses, modalités de surveillance et principales causes d'échec 2C-330-PC-A17 ; Antalgiques non opioides (dont paracetamol): connaitre les mécanismes d'action, indications, effets secondaires interactions médicamenteuses, modalités de surveillance et principales causes d'échec 2C-330-PC-A16 )

Les co-antalgiques sont également utiles dans certaines situations :

-         corticoïdes (prednisone de l’ordre de 1mg/kg/j, ou équivalent) en cas d’HTIC, de douleurs par compression

-         anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) notamment dans les métastases osseuses (à utiliser avec prudence en raison des effets secondaires possibles chez ces patients fragiles)

-         inhibiteurs de la résorption osseuse (biphosphonates et dénosumab) qui ont surtout un effet préventif sur le risque fracturaire mais agissent aussi sur les douleurs osseuses

-         antibiotiques en cas de surinfection tumorale (pelvis, ORL)

-         topiques locaux pour certaines douleurs neuropathiques localisées.


Il ne faut pas omettre la radiothérapie antalgique ainsi que certaines techniques de radiologie interventionnelle : cimentoplastie, radiofréquence ou embolisation.

Il est recommandé de faire appel à un médecin algologue pour faire face aux douleurs complexes en particulier avec composante neuropathique.



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