La fièvre typhoïde/paratyphoïde est due à l'infection par Salmonella enterica subsp. enterica sérotypes Typhi ou Paratyphi (A, B, ou C). Le réservoir en est strictement humain. La transmission se fait par voie féco-orale.
La maladie est fréquente en zone tropicale et en Afrique du Nord (Maghreb).
Les salmonelles agents de la fièvre typhoïde/paratyphoïde franchissent la muqueuse intestinale sans la léser avant de gagner la circulation sanguine via le système lymphatique. La lyse des bactéries entraine la libération d'une endotoxine qui peut être à l'origine de manifestations viscérales.
La durée d'incubation s'étend de 10 jours à 3 semaines.
La phase d'invasion (1er septénaire) se caractérise par une fièvre progressivement croissante (à prédominance vespérale), associée de manière variable à : céphalées, insomnie, asthénie, anorexie, troubles digestifs, pouls dissocié (signe évocateur), splénomégalie (30 %).
La phase d'état (2ème et 3ème septénaire) se caractérise par une fièvre en plateau pouvant dépasser 40°C, associée de manière variable à : tuphos (inversion du rythme nycthéméral, prostration, obnubilation), douleurs abdominales, diarrhée (2/3 des cas), pouls dissocié, angine de Duguet (10 %, ulcérations superficielles de petite taille au niveau des piliers antérieurs et du voile du palais), splénomégalie (inconstante), exanthème lenticulaire du tronc (1/3 des cas).
Les complications possibles sont : digestives (hémorragies, perforations), toxiniques (myocardite, encéphalite), localisations septiques secondaires.
Biologiquement, le syndrome inflammatoire est franc (CRP élevée) et la présence d'une leuconeutropénie est habituelle.
Le diagnostic microbiologique repose principalement sur les hémocultures dont la rentabilité diminue après le 1er septénaire. Au cours du 2ème septénaire, la coproculture est parfois contributive (cycle entéro-hépatique des bactéries).
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La fièvre typhoïde/paratyphoïde est due à l'infection par Salmonella enterica subsp. enterica sérotypes Typhi ou Paratyphi (A, B, ou C). Le réservoir en est strictement humain. La transmission se fait par voie féco-orale.
La maladie est fréquente en zone tropicale et en Afrique du Nord (Maghreb).
Les salmonelles agents de la fièvre typhoïde/paratyphoïde franchissent la muqueuse intestinale sans la léser avant de gagner la circulation sanguine via le système lymphatique. La lyse des bactéries entraine la libération d'une endotoxine qui peut être à l'origine de manifestations viscérales.
La durée d'incubation s'étend de 10 jours à 3 semaines.
La phase d'invasion (1er septénaire) se caractérise par une fièvre progressivement croissante (à prédominance vespérale), associée de manière variable à : céphalées, insomnie, asthénie, anorexie, troubles digestifs, pouls dissocié (signe évocateur), splénomégalie (30 %).
La phase d'état (2ème et 3ème septénaire) se caractérise par une fièvre en plateau pouvant dépasser 40°C, associée de manière variable à : tuphos (inversion du rythme nycthéméral, prostration, obnubilation), douleurs abdominales, diarrhée (2/3 des cas), pouls dissocié, angine de Duguet (10 %, ulcérations superficielles de petite taille au niveau des piliers antérieurs et du voile du palais), splénomégalie (inconstante), exanthème lenticulaire du tronc (1/3 des cas).
Les complications possibles sont : digestives (hémorragies, perforations), toxiniques (myocardite, encéphalite), localisations septiques secondaires.
Biologiquement, le syndrome inflammatoire est franc (CRP élevée) et la présence d'une leuconeutropénie est habituelle.
Le diagnostic microbiologique repose principalement sur les hémocultures dont la rentabilité diminue après le 1er septénaire. Au cours du 2ème septénaire, la coproculture est parfois contributive (cycle entéro-hépatique des bactéries).