Les prothèses mécaniques requièrent une anticoagulation curative au long cours. Seuls les AVK sont recommandés. L’efficacité de l’anticoagulation est évaluée par le dosage de l’INR. La surveillance de l’INR est donc primordiale devant le risque de thrombose de prothèse et les conséquences graves induites par ces thromboses.
Le dosage de l’INR au laboratoire doit être au moins mensuel, plus régulièrement si besoin (INR fluctuant, situations cliniques vectrices de modifications biologiques). Récemment, le système CoaguChek® INRange permet un dosage de l’INR par le patient lui-même au domicile, avec donc un suivi plus régulier. Son remboursement concerne désormais les patients adultes porteurs de prothèses mécaniques.
La cible d’INR est définie par les cardiologues de manière individuel. Le type de prothèse, la position de la prothèse ainsi que les facteurs de risques doivent pris en compte :
| Risque thrombotique de la prothèse | Facteurs de risques liés au patient | |
| Pas de facteur de risque | ≥ 1 facteur de risque | |
| Faible
|
2,5
|
3,0
|
Prothèse à faible risque : prothèse en position aortique de type Medtronic-Hall® (Valve à disque), Saint-Jude® et CarboMedics® (Valves à double ailette).
Prothèse à risque intermédiaire : Prothèse en position aortique de type Björk-Shiley® (monodisque) et toutes les autres prothèses à double ailette à risque non-faible.
Prothèse à risque élevé : Valves d’ancienne génération (non implantées aujourd’hui) type Starr®.
Facteurs de risques liés au patient :
- Toute prothèse mécanique en position mitrale, tricuspide ou pulmonaire
- Antécédent de maladie thrombo-embolique
- Fibrillation atriale
- OG dilatée avec un diamètre > 50mm
- Contraste spontané dense dans l’OG (sludge)
- Rétrécissement mitral associé
- Altération de la FEVG < 35%
- État d’hypercoagulabilité (SAPL)
Les prothèses biologiques ne nécessitent pas d’anticoagulation, sauf en cas de facteurs de risques associés liés au patient. Après une bioprothèse aortique, une anti-agrégation plaquettaire durant 3 mois est requise pour l’endothélisation. Après une bioprothèse mitrale ou tricuspide, une anticoagulation efficace durant 3 mois est requise pour l’endothélisation
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Les prothèses mécaniques requièrent une anticoagulation curative au long cours. Seuls les AVK sont recommandés. L’efficacité de l’anticoagulation est évaluée par le dosage de l’INR. La surveillance de l’INR est donc primordiale devant le risque de thrombose de prothèse et les conséquences graves induites par ces thromboses.
Le dosage de l’INR au laboratoire doit être au moins mensuel, plus régulièrement si besoin (INR fluctuant, situations cliniques vectrices de modifications biologiques). Récemment, le système CoaguChek® INRange permet un dosage de l’INR par le patient lui-même au domicile, avec donc un suivi plus régulier. Son remboursement concerne désormais les patients adultes porteurs de prothèses mécaniques.
La cible d’INR est définie par les cardiologues de manière individuel. Le type de prothèse, la position de la prothèse ainsi que les facteurs de risques doivent pris en compte :
| Risque thrombotique de la prothèse | Facteurs de risques liés au patient | |
| Pas de facteur de risque | ≥ 1 facteur de risque | |
| Faible
|
2,5
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3,0
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Prothèse à faible risque : prothèse en position aortique de type Medtronic-Hall® (Valve à disque), Saint-Jude® et CarboMedics® (Valves à double ailette).
Prothèse à risque intermédiaire : Prothèse en position aortique de type Björk-Shiley® (monodisque) et toutes les autres prothèses à double ailette à risque non-faible.
Prothèse à risque élevé : Valves d’ancienne génération (non implantées aujourd’hui) type Starr®.
Facteurs de risques liés au patient :
- Toute prothèse mécanique en position mitrale, tricuspide ou pulmonaire
- Antécédent de maladie thrombo-embolique
- Fibrillation atriale
- OG dilatée avec un diamètre > 50mm
- Contraste spontané dense dans l’OG (sludge)
- Rétrécissement mitral associé
- Altération de la FEVG < 35%
- État d’hypercoagulabilité (SAPL)
Les prothèses biologiques ne nécessitent pas d’anticoagulation, sauf en cas de facteurs de risques associés liés au patient. Après une bioprothèse aortique, une anti-agrégation plaquettaire durant 3 mois est requise pour l’endothélisation. Après une bioprothèse mitrale ou tricuspide, une anticoagulation efficace durant 3 mois est requise pour l’endothélisation