Pour la méthode médicamenteuse l'ibuprofène doit être prescrit en 1re intention. La dose est de 400 à 600 mg à renouveler si besoin sans dépasser plus de 1 200 mg/24 h. L'association paracétamol + codéine peut être une alternative. Le paracétamol seul et le phloroglucinol ne sont pas recommandés. La durée du traitement peut varier de quelques heures à quelques jours
Pour la méthode instrumentale, les AINS sont recommandés pour limiter les douleurs per et postopératoires. Une dose de 600 mg d'ibuprofène peut être administrée en préopératoire.
Douleur pelvienne. Prescrire des antalgiques. Prévention de la douleur liée aux soins. Evaluation et prise en charge de la douleur aiguë.
L’échec complet est définit par une grossesse évolutive. Le risque d’échec complet en cas d’IVG instrumentale est exceptionnel (1 à 5 ‰). Le taux de grossesse évolutive après une IVG médicamenteuse est de 1 %.
L’échec partiel est définit par un avortement incomplet. Il est plus fréquent en cas d’IVG médicamenteuse. Deux solutions peuvent alors être proposées :
- aspiration instrumentale
- misoprostol per os
Spécifique à la méthode instrumentale :
déchirures cervicales dans 0,2 à 1% des cas
perforation utérine : 1 à 4 pour 1000 interventions
Le risque hémorragique au décours d'une IVG est de 1 % avec un risque de transfusion de 0,1 %. Ce risque est plus important dans l'IVG médicamenteuse.
Saignement génital durant la grossesse. Hémorragie aigue. Palpitation. Tachycardie.
Le risque d'infection génitale haute se situe autour de 1 % après une IVG instrumentale et de 0,3 % après une IVG médicamenteuse. L’antibiopropylaxie est recommandé uniquement en cas d’IVG instrumentale. Il faut prêter une attention particulière aux syndrome inflammatoire clinique après IVG quelque soit la technique pour ne pas méconnaitre d’une infection à Streptocoque pyogène de type A.
Le risque de décès lié à la pratique d'une IVG est du même ordre que celui lié à une fausse couche spontanée (0,7 pour 100 000).
Il s'agit des malformations artérioveineuses utérines (MAVU). La persistance de tissu ovulaire après une IVG médicamenteuse ou instrumentale peut favoriser le défaut de résorption de la vascularisation péritrophoblastique et la création d'une MAVU. Le traitement de ces complications est l'embolisation par radiologie interventionnelle en cas d’hémorragie.
Après une ou plusieurs IVG, il n'y a pas d'augmentation de risque de :
d'infertilité
de FCS, sauf en cas d'intervalle entre l'IVG et la grossesse suivante < 3 mois
de GEU
d'anomalies de la placentation
d'accouchement prématuré
d'augmentation des troubles psychiatriques
d'adénomyose
| Complications | IVG médicamenteuse | IVG instrumentale |
| Immédiates | Douleurs | Echec |
| Echec | Mécaniques | |
| Hémorragiques | Hémorragiques | |
| Infectieuses | Infectieuses | |
| Décès | Décès | |
| Perforation utérine | ||
| Secondaires | Malformation Artério-Veineuse
Utérine (MAVU) |
MAVU |
| Synéchies |
Tableau résumé des principales complications des IVG
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Pour la méthode médicamenteuse l'ibuprofène doit être prescrit en 1re intention. La dose est de 400 à 600 mg à renouveler si besoin sans dépasser plus de 1 200 mg/24 h. L'association paracétamol + codéine peut être une alternative. Le paracétamol seul et le phloroglucinol ne sont pas recommandés. La durée du traitement peut varier de quelques heures à quelques jours
Pour la méthode instrumentale, les AINS sont recommandés pour limiter les douleurs per et postopératoires. Une dose de 600 mg d'ibuprofène peut être administrée en préopératoire.
Douleur pelvienne. Prescrire des antalgiques. Prévention de la douleur liée aux soins. Evaluation et prise en charge de la douleur aiguë.
L’échec complet est définit par une grossesse évolutive. Le risque d’échec complet en cas d’IVG instrumentale est exceptionnel (1 à 5 ‰). Le taux de grossesse évolutive après une IVG médicamenteuse est de 1 %.
L’échec partiel est définit par un avortement incomplet. Il est plus fréquent en cas d’IVG médicamenteuse. Deux solutions peuvent alors être proposées :
- aspiration instrumentale
- misoprostol per os
Spécifique à la méthode instrumentale :
déchirures cervicales dans 0,2 à 1% des cas
perforation utérine : 1 à 4 pour 1000 interventions
Le risque hémorragique au décours d'une IVG est de 1 % avec un risque de transfusion de 0,1 %. Ce risque est plus important dans l'IVG médicamenteuse.
Saignement génital durant la grossesse. Hémorragie aigue. Palpitation. Tachycardie.
Le risque d'infection génitale haute se situe autour de 1 % après une IVG instrumentale et de 0,3 % après une IVG médicamenteuse. L’antibiopropylaxie est recommandé uniquement en cas d’IVG instrumentale. Il faut prêter une attention particulière aux syndrome inflammatoire clinique après IVG quelque soit la technique pour ne pas méconnaitre d’une infection à Streptocoque pyogène de type A.
Le risque de décès lié à la pratique d'une IVG est du même ordre que celui lié à une fausse couche spontanée (0,7 pour 100 000).
Il s'agit des malformations artérioveineuses utérines (MAVU). La persistance de tissu ovulaire après une IVG médicamenteuse ou instrumentale peut favoriser le défaut de résorption de la vascularisation péritrophoblastique et la création d'une MAVU. Le traitement de ces complications est l'embolisation par radiologie interventionnelle en cas d’hémorragie.
Après une ou plusieurs IVG, il n'y a pas d'augmentation de risque de :
d'infertilité
de FCS, sauf en cas d'intervalle entre l'IVG et la grossesse suivante < 3 mois
de GEU
d'anomalies de la placentation
d'accouchement prématuré
d'augmentation des troubles psychiatriques
d'adénomyose
| Complications | IVG médicamenteuse | IVG instrumentale |
| Immédiates | Douleurs | Echec |
| Echec | Mécaniques | |
| Hémorragiques | Hémorragiques | |
| Infectieuses | Infectieuses | |
| Décès | Décès | |
| Perforation utérine | ||
| Secondaires | Malformation Artério-Veineuse
Utérine (MAVU) |
MAVU |
| Synéchies |
Tableau résumé des principales complications des IVG