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Connaître les modalités d'initiation du traitement symptomatique en urgence OIC-205-04-A

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La gravité d’une hémoptysie est liée au risque d’asphyxie induit par l’inondation des voies aériennes, et non à la spoliation sanguine. L’hémoptysie est donc d’autant plus mal tolérée que le patient présente une pathologie respiratoire sous-jacente. L’objectif de la prise en charge symptomatique initiale est donc de garantir l’hématose.

Le traitement symptomatique repose initialement sur

  • L’oxygénothérapie : guidée par l’oxymétrie transcutanée, avec pour objectif le maintien d’une SpO2 > 90%. Les dispositifs utilisés (lunettes à O2, masque sans ou avec réservoir, oxygène haut débit, etc.) dépendent du débit nécessaire pour garantir une saturation suffisante.
  • Les agents vasoconstricteurs par voie intraveineuse (terlipressine) : largement utilisés (hors AMM), en respectant les contre-indications (en particulier cardio-vasculaires, notamment cardiopathie ischémique).
  • La protection des voies aériennes (nécessaire uniquement en cas d’hémoptysie massive)
    • mise en décubitus latéral du côté du saignement lorsque celui-ci est connu, pour éviter l’inondation du coté sain
    • intubation avec ventilation mécanique parfois nécessaire, idéalement avec sonde à double lumière pour intubation sélective.
  • L’embolisation des artères bronchiques : pour les hémoptysies de moyenne à grande abondance et/ou récidivantes. C’est le traitement de première ligne dans les formes sévères ; elle permet :
    • de repérer la ou les artères bronchiques en cause dans le saignement
    • d’identifier leur caractère anormal éventuel (élargissement, hypervascularisation, etc.)
    • d’injecter du matériel pour obstruer l’artère responsable.
  • Le traitement endoscopique : injection de sérum physiologique froid ou d’agent vasoconstricteur localement au cours d’une fibroscopie bronchique. N’est plus utilisée en pratique courante, au profit de l’artério-embolisation.
  • Le traitement chirurgical : est discuté en dernier recours. L’exérèse de la lésion responsable du saignement permet de tarir l’hémoptysie et de prévenir la récidive. Elle nécessite une fonction respiratoire suffisamment conservée et une cause étiologique localisée.

Et le traitement étiologique est entrepris dès que possible.




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La gravité d’une hémoptysie est liée au risque d’asphyxie induit par l’inondation des voies aériennes, et non à la spoliation sanguine. L’hémoptysie est donc d’autant plus mal tolérée que le patient présente une pathologie respiratoire sous-jacente. L’objectif de la prise en charge symptomatique initiale est donc de garantir l’hématose.

Le traitement symptomatique repose initialement sur

  • L’oxygénothérapie : guidée par l’oxymétrie transcutanée, avec pour objectif le maintien d’une SpO2 > 90%. Les dispositifs utilisés (lunettes à O2, masque sans ou avec réservoir, oxygène haut débit, etc.) dépendent du débit nécessaire pour garantir une saturation suffisante.
  • Les agents vasoconstricteurs par voie intraveineuse (terlipressine) : largement utilisés (hors AMM), en respectant les contre-indications (en particulier cardio-vasculaires, notamment cardiopathie ischémique).
  • La protection des voies aériennes (nécessaire uniquement en cas d’hémoptysie massive)
    • mise en décubitus latéral du côté du saignement lorsque celui-ci est connu, pour éviter l’inondation du coté sain
    • intubation avec ventilation mécanique parfois nécessaire, idéalement avec sonde à double lumière pour intubation sélective.
  • L’embolisation des artères bronchiques : pour les hémoptysies de moyenne à grande abondance et/ou récidivantes. C’est le traitement de première ligne dans les formes sévères ; elle permet :
    • de repérer la ou les artères bronchiques en cause dans le saignement
    • d’identifier leur caractère anormal éventuel (élargissement, hypervascularisation, etc.)
    • d’injecter du matériel pour obstruer l’artère responsable.
  • Le traitement endoscopique : injection de sérum physiologique froid ou d’agent vasoconstricteur localement au cours d’une fibroscopie bronchique. N’est plus utilisée en pratique courante, au profit de l’artério-embolisation.
  • Le traitement chirurgical : est discuté en dernier recours. L’exérèse de la lésion responsable du saignement permet de tarir l’hémoptysie et de prévenir la récidive. Elle nécessite une fonction respiratoire suffisamment conservée et une cause étiologique localisée.

Et le traitement étiologique est entrepris dès que possible.



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