· 10 % des hémangiomes infantiles se compliquent (cf 6 situations ci-dessous) et nécessitent
o Un avis et un suivi spécialisé
o un traitement précoce (le traitement de première intention dans ces cas est le propranolol per os)
L’ulcération fait suite à une nécrose partielle de l’hémangiome (Figure 113.4). Les localisations à risque sont: le siège (fesses, vulve), les lèvres, les plis (cou).
Conséquences possibles :
• douleurs, majorées par les mictions en cas d'atteinte du siège et gênant l’alimentation en cas de localisation péri orale;
• saignements
• cicatrice séquellaire
Figure 113.4 : hémangiome ulcéré
Risque d'amblyopie fonctionnelle par occlusion du champ visuel et/ou déformation de la cornée (compression)
Risque de cicatrice séquellaire
Figure 113.5 : hémangiome volumineux du visage avec risque de séquelle esthétique
• Risque de détresse respiratoire par compression laryngée
• Peuvent être isolés ou associés à un hémangiome cutané « en barbe » (localisé symétriquement aux régions mandibulaires, mentonnière, cervicales et lèvre inférieure) => exploration endoscopique ORL nécessaire si hémangiome situé dans ces régions et avis spécialisé (Figure 113.6)
Figure 113.6 : hémangiome « en barbe » avec localisation sous glottique et dyspnée
• Multiples petits hémangiomes disséminés de quelques millimètres à 1 cm de diamètre
• Peuvent être associés à des hémangiomes hépatiques parfois volumineux
• Demander une échographie abdominale et avis spécialisé
De rares hémangiomes en plaques (dits segmentaires) peuvent s'accompagner de malformations qui varient selon leur localisation :
• Visage et extrémité céphalique : malformations du cervelet, cardiaques, des gros vaisseaux, oculaires, sternales (syndrome PHACES) ;
• Région périnéale et lombosacrée : malformations anorectales et génito-urinaires, dysraphie spinale (syndrome PELVIS ou SACRAL).
Un hémangiome segmentaire de ces régions justifie une IRM et une prise en charge spécialisée multidisciplinaire.
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· 10 % des hémangiomes infantiles se compliquent (cf 6 situations ci-dessous) et nécessitent
o Un avis et un suivi spécialisé
o un traitement précoce (le traitement de première intention dans ces cas est le propranolol per os)
L’ulcération fait suite à une nécrose partielle de l’hémangiome (Figure 113.4). Les localisations à risque sont: le siège (fesses, vulve), les lèvres, les plis (cou).
Conséquences possibles :
• douleurs, majorées par les mictions en cas d'atteinte du siège et gênant l’alimentation en cas de localisation péri orale;
• saignements
• cicatrice séquellaire
Figure 113.4 : hémangiome ulcéré
Risque d'amblyopie fonctionnelle par occlusion du champ visuel et/ou déformation de la cornée (compression)
Risque de cicatrice séquellaire
Figure 113.5 : hémangiome volumineux du visage avec risque de séquelle esthétique
• Risque de détresse respiratoire par compression laryngée
• Peuvent être isolés ou associés à un hémangiome cutané « en barbe » (localisé symétriquement aux régions mandibulaires, mentonnière, cervicales et lèvre inférieure) => exploration endoscopique ORL nécessaire si hémangiome situé dans ces régions et avis spécialisé (Figure 113.6)
Figure 113.6 : hémangiome « en barbe » avec localisation sous glottique et dyspnée
• Multiples petits hémangiomes disséminés de quelques millimètres à 1 cm de diamètre
• Peuvent être associés à des hémangiomes hépatiques parfois volumineux
• Demander une échographie abdominale et avis spécialisé
De rares hémangiomes en plaques (dits segmentaires) peuvent s'accompagner de malformations qui varient selon leur localisation :
• Visage et extrémité céphalique : malformations du cervelet, cardiaques, des gros vaisseaux, oculaires, sternales (syndrome PHACES) ;
• Région périnéale et lombosacrée : malformations anorectales et génito-urinaires, dysraphie spinale (syndrome PELVIS ou SACRAL).
Un hémangiome segmentaire de ces régions justifie une IRM et une prise en charge spécialisée multidisciplinaire.