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Connaître l'orientation diagnostique d'une paralysie laryngée en fonction du contexte et des manifestations associées OIC-088-08-B

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Immobilité n’est pas synonyme de paralysie : un blocage mécanique ou tumoral est possible.

Le diagnostic différentiel n’est pas toujours aisé (interrogatoire, examen et parfois LES).

Causes de blocages mécaniques :

-       cancer du larynx ou du sinus piriforme. C’est important car le statut TNM classe une immobilité laryngée unilatérale en T3,

-       lésions post-traumatiques (après intubation) : dysphonie survenant au réveil après une chirurgie ou une intubation en urgence. A l'examen, l’aryténoïde peut être inflammatoire voire luxé.


Causes de paralysies :

-        lésion maligne siégeant sur le trajet du nerf. Un scanner cervico-thoracique avec injection est indispensable. On cherchera :

o   cancer thyroïdien,

o   cancer pulmonaire : surtout à gauche en raison du trajet du nerf vague (X), mais possible des deux côtés par envahissement médiastinal,

o   cancer œsophagien,

-       lésions traumatique à la suite d'une chirurgie à proximité des nerfs,

-       causes neurologiques (Guillain-Barré, AVC, SEP, syringomyélie, neuropathies diabétiques…). La paralysie laryngée est rarement au 1er plan ;

-       causes cardiaques (étiologies très rares) : maladie mitrale, coarctation aortique

-       paralysie idiopathique (environ 20 % des cas) : il s'agit d'un diagnostic d’élimination. La récupération survient dans 50% des cas dans un délai de 6 à 8 mois. L'étiologie virale est parfois évoquée sans véritable preuve.


Immobilité BILATERALE

La symptomatologie est plus bruyante qu’en cas d’immobilité unilatérale.

L’urgence est liée au risque de dyspnée :

-       immobilité à cordes fermées : la dyspnée est au premier plan, alors que la voix est le plus souvent quasi normale. Il s’agit d’une dyspnée « haute » ou laryngée comprenant une bradypnée inspiratoire avec tirage et cornage. C’est une urgence diagnostique et thérapeutique.

-       immobilité à cordes ouvertes : dysphonie importante avec une voix qui est presque inaudible ; des fausses routes sont possibles.


La démarche étiologique est identique à celle des immobilités unilatérales.




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Immobilité n’est pas synonyme de paralysie : un blocage mécanique ou tumoral est possible.

Le diagnostic différentiel n’est pas toujours aisé (interrogatoire, examen et parfois LES).

Causes de blocages mécaniques :

-       cancer du larynx ou du sinus piriforme. C’est important car le statut TNM classe une immobilité laryngée unilatérale en T3,

-       lésions post-traumatiques (après intubation) : dysphonie survenant au réveil après une chirurgie ou une intubation en urgence. A l'examen, l’aryténoïde peut être inflammatoire voire luxé.


Causes de paralysies :

-        lésion maligne siégeant sur le trajet du nerf. Un scanner cervico-thoracique avec injection est indispensable. On cherchera :

o   cancer thyroïdien,

o   cancer pulmonaire : surtout à gauche en raison du trajet du nerf vague (X), mais possible des deux côtés par envahissement médiastinal,

o   cancer œsophagien,

-       lésions traumatique à la suite d'une chirurgie à proximité des nerfs,

-       causes neurologiques (Guillain-Barré, AVC, SEP, syringomyélie, neuropathies diabétiques…). La paralysie laryngée est rarement au 1er plan ;

-       causes cardiaques (étiologies très rares) : maladie mitrale, coarctation aortique

-       paralysie idiopathique (environ 20 % des cas) : il s'agit d'un diagnostic d’élimination. La récupération survient dans 50% des cas dans un délai de 6 à 8 mois. L'étiologie virale est parfois évoquée sans véritable preuve.


Immobilité BILATERALE

La symptomatologie est plus bruyante qu’en cas d’immobilité unilatérale.

L’urgence est liée au risque de dyspnée :

-       immobilité à cordes fermées : la dyspnée est au premier plan, alors que la voix est le plus souvent quasi normale. Il s’agit d’une dyspnée « haute » ou laryngée comprenant une bradypnée inspiratoire avec tirage et cornage. C’est une urgence diagnostique et thérapeutique.

-       immobilité à cordes ouvertes : dysphonie importante avec une voix qui est presque inaudible ; des fausses routes sont possibles.


La démarche étiologique est identique à celle des immobilités unilatérales.



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