Immobilité n’est pas synonyme de paralysie : un blocage mécanique ou tumoral est possible.
Le diagnostic différentiel n’est pas toujours aisé (interrogatoire, examen et parfois LES).
Causes de blocages mécaniques :
- cancer du larynx ou du sinus piriforme. C’est important car le statut TNM classe une immobilité laryngée unilatérale en T3,
- lésions post-traumatiques (après intubation) : dysphonie survenant au réveil après une chirurgie ou une intubation en urgence. A l'examen, l’aryténoïde peut être inflammatoire voire luxé.
Causes de paralysies :
- lésion maligne siégeant sur le trajet du nerf. Un scanner cervico-thoracique avec injection est indispensable. On cherchera :
o cancer thyroïdien,
o cancer pulmonaire : surtout à gauche en raison du trajet du nerf vague (X), mais possible des deux côtés par envahissement médiastinal,
o cancer œsophagien,
- lésions traumatique à la suite d'une chirurgie à proximité des nerfs,
- causes neurologiques (Guillain-Barré, AVC, SEP, syringomyélie, neuropathies diabétiques…). La paralysie laryngée est rarement au 1er plan ;
- causes cardiaques (étiologies très rares) : maladie mitrale, coarctation aortique
- paralysie idiopathique (environ 20 % des cas) : il s'agit d'un diagnostic d’élimination. La récupération survient dans 50% des cas dans un délai de 6 à 8 mois. L'étiologie virale est parfois évoquée sans véritable preuve.
Immobilité BILATERALE
La symptomatologie est plus bruyante qu’en cas d’immobilité unilatérale.
L’urgence est liée au risque de dyspnée :
- immobilité à cordes fermées : la dyspnée est au premier plan, alors que la voix est le plus souvent quasi normale. Il s’agit d’une dyspnée « haute » ou laryngée comprenant une bradypnée inspiratoire avec tirage et cornage. C’est une urgence diagnostique et thérapeutique.
- immobilité à cordes ouvertes : dysphonie importante avec une voix qui est presque inaudible ; des fausses routes sont possibles.
La démarche étiologique est identique à celle des immobilités unilatérales.
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Immobilité n’est pas synonyme de paralysie : un blocage mécanique ou tumoral est possible.
Le diagnostic différentiel n’est pas toujours aisé (interrogatoire, examen et parfois LES).
Causes de blocages mécaniques :
- cancer du larynx ou du sinus piriforme. C’est important car le statut TNM classe une immobilité laryngée unilatérale en T3,
- lésions post-traumatiques (après intubation) : dysphonie survenant au réveil après une chirurgie ou une intubation en urgence. A l'examen, l’aryténoïde peut être inflammatoire voire luxé.
Causes de paralysies :
- lésion maligne siégeant sur le trajet du nerf. Un scanner cervico-thoracique avec injection est indispensable. On cherchera :
o cancer thyroïdien,
o cancer pulmonaire : surtout à gauche en raison du trajet du nerf vague (X), mais possible des deux côtés par envahissement médiastinal,
o cancer œsophagien,
- lésions traumatique à la suite d'une chirurgie à proximité des nerfs,
- causes neurologiques (Guillain-Barré, AVC, SEP, syringomyélie, neuropathies diabétiques…). La paralysie laryngée est rarement au 1er plan ;
- causes cardiaques (étiologies très rares) : maladie mitrale, coarctation aortique
- paralysie idiopathique (environ 20 % des cas) : il s'agit d'un diagnostic d’élimination. La récupération survient dans 50% des cas dans un délai de 6 à 8 mois. L'étiologie virale est parfois évoquée sans véritable preuve.
Immobilité BILATERALE
La symptomatologie est plus bruyante qu’en cas d’immobilité unilatérale.
L’urgence est liée au risque de dyspnée :
- immobilité à cordes fermées : la dyspnée est au premier plan, alors que la voix est le plus souvent quasi normale. Il s’agit d’une dyspnée « haute » ou laryngée comprenant une bradypnée inspiratoire avec tirage et cornage. C’est une urgence diagnostique et thérapeutique.
- immobilité à cordes ouvertes : dysphonie importante avec une voix qui est presque inaudible ; des fausses routes sont possibles.
La démarche étiologique est identique à celle des immobilités unilatérales.