Les tests cutanés explorent les réactions allergiques immédiates (de type I, IgE), et les réactions retardées (de type IV, lymphocytes T).
La lecture des tests cutanés sera donc soit immédiate (15 minutes), soit retardée (48h).
1) Les pricks explorent les réactions immédiates et sont réalisés sur la face antérieure de l’avant bras. On dépose une goutte de l’allergène dilué à tester sur une zone de peau saine. Puis, on introduit une petite quantité de l’allergène dans l’épiderme en piquant à travers la goutte (avec une microlance ou une aiguille). On réalise également un contrôle positif (goutte d’histamine) et un contrôle négatif (goutte de sérum physiologique). On réalise la lecture à 15 minutes.
Le test avec l’allergène est positif si apparait une lésion d’urticaire, conséquence de l’activation des mastocytes porteurs à leur surface des IgE spécifiques de l’allergène testé. Le diamètre de la papule d’urticaire doit être au moins supérieur de 3 mm à l’éventuelle papule du prick réalisé avec le contrôle négatif (le plus souvent le contrôle négatif ne donne d’ailleurs pas de papule et est donc "parfaitement négatif" ).
Il faut deux conditions pour déclarer qu’un prick avec l’allergène est négatif : 1) pas de papule sur le test lui même, 2) papule urticarienne obtenue sur le prick à l’histamine (si pas d’urticaire sur le test à l’histamine c’est que la peau ne réagit globalement pas et le test négatif avec l’allergène est donc ininterprétable).
Effets secondaires rares et habituellement bénins du prick : réaction locale étendue, urticaire généralisée, réaction syndromique (rhinite, asthme). Réactions anaphylactiques exceptionnelles
2) Les patch tests explorent les réactions retardées et sont réalisés le plus souvent dans le dos du patient, également en peau saine. L’allergène à tester est placé dans une petite cupule occlusive qui est laissée 48h en place. Puis la cupule est retirée et le test est interprété. Le patch est considéré comme positif si la zone testée présente un aspect d’eczéma, témoignant d’une réaction locale de type hypersensibilité retardée (cf Lisa item 187 : Eczéma).
Effets secondaires rares et habituellement bénins du patch : eczéma débordant la zone du patch voire diffusion de eczéma à distance (exceptionnel)
3) L’intra dermo-reaction (IDR) consiste à injecter l’allergène en intradermique et à effectuer soit une lecture immédiate à 15 minutes (exploration des HS de type I avec urticaire profonde associant oedeme local, erythème et prurit), soit une lecture retardée (exploration des HS de type IV avec erythème infiltré et souvent prurigineux à 48h).
Effets secondaires rares et habituellement bénins de l’IDR : celles des pricks et des patchs selon le type de réaction explorée.
Très rares cas d'anaphylaxie lors des IDR (essentiellement lors des tests aux venins d'hymenoptères et parfois tests aux médicaments)
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Les tests cutanés explorent les réactions allergiques immédiates (de type I, IgE), et les réactions retardées (de type IV, lymphocytes T).
La lecture des tests cutanés sera donc soit immédiate (15 minutes), soit retardée (48h).
1) Les pricks explorent les réactions immédiates et sont réalisés sur la face antérieure de l’avant bras. On dépose une goutte de l’allergène dilué à tester sur une zone de peau saine. Puis, on introduit une petite quantité de l’allergène dans l’épiderme en piquant à travers la goutte (avec une microlance ou une aiguille). On réalise également un contrôle positif (goutte d’histamine) et un contrôle négatif (goutte de sérum physiologique). On réalise la lecture à 15 minutes.
Le test avec l’allergène est positif si apparait une lésion d’urticaire, conséquence de l’activation des mastocytes porteurs à leur surface des IgE spécifiques de l’allergène testé. Le diamètre de la papule d’urticaire doit être au moins supérieur de 3 mm à l’éventuelle papule du prick réalisé avec le contrôle négatif (le plus souvent le contrôle négatif ne donne d’ailleurs pas de papule et est donc "parfaitement négatif" ).
Il faut deux conditions pour déclarer qu’un prick avec l’allergène est négatif : 1) pas de papule sur le test lui même, 2) papule urticarienne obtenue sur le prick à l’histamine (si pas d’urticaire sur le test à l’histamine c’est que la peau ne réagit globalement pas et le test négatif avec l’allergène est donc ininterprétable).
Effets secondaires rares et habituellement bénins du prick : réaction locale étendue, urticaire généralisée, réaction syndromique (rhinite, asthme). Réactions anaphylactiques exceptionnelles
2) Les patch tests explorent les réactions retardées et sont réalisés le plus souvent dans le dos du patient, également en peau saine. L’allergène à tester est placé dans une petite cupule occlusive qui est laissée 48h en place. Puis la cupule est retirée et le test est interprété. Le patch est considéré comme positif si la zone testée présente un aspect d’eczéma, témoignant d’une réaction locale de type hypersensibilité retardée (cf Lisa item 187 : Eczéma).
Effets secondaires rares et habituellement bénins du patch : eczéma débordant la zone du patch voire diffusion de eczéma à distance (exceptionnel)
3) L’intra dermo-reaction (IDR) consiste à injecter l’allergène en intradermique et à effectuer soit une lecture immédiate à 15 minutes (exploration des HS de type I avec urticaire profonde associant oedeme local, erythème et prurit), soit une lecture retardée (exploration des HS de type IV avec erythème infiltré et souvent prurigineux à 48h).
Effets secondaires rares et habituellement bénins de l’IDR : celles des pricks et des patchs selon le type de réaction explorée.
Très rares cas d'anaphylaxie lors des IDR (essentiellement lors des tests aux venins d'hymenoptères et parfois tests aux médicaments)