· Méningites et méningo-encéphalite infectieuses (item 151)
o Céphalée typique du syndrome méningé : en casque, diffuse, intense, résistante aux antalgiques, débutant de manière subaiguë ou progressive selon les causes, s’aggavant progressivement, avec nausées et vomissements (inconstants ; sans effort, en jets et soulagent temporairement la céphalée), photophobie, attitude en chien de fusil, raideur de la nuque (manœuvres méningées positives, signes de Kernig et de Brudzinski, peut manquer).
o Céphalée isolée : progressive chronique et insidieuse sur des semaines ou mois en l’absence de diagnostic dans certaines méningites infectieuses (tuberculeuse)
o Syndrome infectieux : fièvre (peut manquer).
o Si méningo-encéphalite : céphalée avec confusion, troubles de conscience, crises comitiales, déficit neurologique focal central, atteinte des nerfs crâniens.
o Méningites non infectieuses : céphalée d’un syndrome méningé progressif (diagnostic différentiel des méningites infectieuses, porté par la ponction lombaire)
o Méningite carcinomateuse
o Méningite aseptique des maladies inflammatoires.
· Syndromes d’hypertension intracrânienne (HTIC)
o Céphalée : en casque, diffuse, intense, matinale, réveille le patient en fin de nuit, exagérée par toux/effort/ décubitus, résistante aux antalgiques. Début progressif (parfois brutal). Avec vomissements (inconstants ; sans effort, en jets et soulagent temporairement la céphalée). La céphalée précède les troubles de la vigilance (obnubilation, confusion, puis coma). Autres : diplopie horizontale (VI uni ou bilatérale), éclipses visuelles (amauroses bilatérales transitoires, tardives). Œdème papillaire bilatéral au fond d’œil. Nourrisson : bombement fontanelle, PC augmenté.
o Risque : engagement
o Causes : tumeur intracrânienne (item 299), adénome hypophysaire (item 244), hématome sous-dural chronique (item 344), hydrocéphalie, thrombose veineuse cérébrale, méningites chroniques, rarement HTIC idiopathique (femme jeune et obèse, absence de cause sur l’imagerie et la PL)
· Syndromes d’hypotension intracrânienne
o Céphalée post-ponction durale : quelques heures après une brèche durale iatrogène (PL, péridurale, rachianesthésie…), progressive (parfois soudaine). Céphalée posturale orthostatique qui apparaît en position debout ou assise, et disparaît en moins de 15 minutes en décubitus (à plat sans coussin). Avec nausées, parfois vomissement, cervicalgies (en position debout).
o Céphalée de l'hypotension intracrânienne spontanée : céphalée posturale orthostatique en l’absence de brèche durale iatrogène
· Céphalée post-traumatique aiguë : apparaît par définition moins de 7 jours après un traumatisme crânien et peut ressembler à la céphalée d’une migraine ou à une céphalée de tension. La possibilité d’une céphalée secondaire plus grave (hématome extradural, hématome sous-dural dissection des artères cervicales) doit être systématiquement évoquée et exclue par une imagerie appropriée (item 334).
· Artérite à cellules géantes (item 195): toute céphalée inhabituelle chez un sujet de >50 ans doit faire évoquer une artérite à cellules géantes (maladie de Horton), y compris en l’absence du tableau classique (AEG, douleurs des ceintures, douleur bitemporale, artère temporale indurée, chaude et non battante, claudication de la mâchoire).
· Sinusites aiguës bloquées (item 148) : céphalées intenses, progressives ou parfois brutales, augmentées par le fait de pencher la tête, le décubitus et/ou la pression des régions sinusiennes. Les douleurs sont parfois isolées, sans décharge nasale (sinusite bloquée) ; la fièvre est inconstante.
· Glaucome aiguë à angle fermé (item 84) : douleur périorbitaire sévère, avec une rougeur oculaire, un trouble visuel unilatéral (baisse d'acuité, halos lumineux) et parfois une mydriase modérée aréactive.
· Intoxication au monoxyde de carbone (CO) (item 337) : céphalée progressive puis vertiges, troubles visuels, asthénie, sensation ébrieuse, troubles de conscience, dans un contexte hivernal, système de chauffage à combustion défectueux.
· Céphalée médicamenteuse : céphalées ressemblant à des migraines ou des céphalées de tension, mais en lien temporel avec la prise d’un traitement causant des céphalées (fréquemment : inhibiteurs de la phosphodiestérase)
· Céphalée des affections générales : céphalées sans caractères spécifiques, diagnostic orienté par les autres signes et symptômes des affections causales.
o Syndrome d’apnée du sommeil (item 110)
o Anémie (item 213)
o Hypothyroïdie (item 243)
Spécificité pédiatrique
Les tumeurs du jeune enfant sont plus souvent cérébelleuses que sus tentorielles – bien examiner la marche et l’équilibre - les céphalées sont tardives ou l’enfant s’y habitue et ne se plaint plus
L'HTIC idiopathique existe chez l’enfant
♥∞
· Méningites et méningo-encéphalite infectieuses (item 151)
o Céphalée typique du syndrome méningé : en casque, diffuse, intense, résistante aux antalgiques, débutant de manière subaiguë ou progressive selon les causes, s’aggavant progressivement, avec nausées et vomissements (inconstants ; sans effort, en jets et soulagent temporairement la céphalée), photophobie, attitude en chien de fusil, raideur de la nuque (manœuvres méningées positives, signes de Kernig et de Brudzinski, peut manquer).
o Céphalée isolée : progressive chronique et insidieuse sur des semaines ou mois en l’absence de diagnostic dans certaines méningites infectieuses (tuberculeuse)
o Syndrome infectieux : fièvre (peut manquer).
o Si méningo-encéphalite : céphalée avec confusion, troubles de conscience, crises comitiales, déficit neurologique focal central, atteinte des nerfs crâniens.
o Méningites non infectieuses : céphalée d’un syndrome méningé progressif (diagnostic différentiel des méningites infectieuses, porté par la ponction lombaire)
o Méningite carcinomateuse
o Méningite aseptique des maladies inflammatoires.
· Syndromes d’hypertension intracrânienne (HTIC)
o Céphalée : en casque, diffuse, intense, matinale, réveille le patient en fin de nuit, exagérée par toux/effort/ décubitus, résistante aux antalgiques. Début progressif (parfois brutal). Avec vomissements (inconstants ; sans effort, en jets et soulagent temporairement la céphalée). La céphalée précède les troubles de la vigilance (obnubilation, confusion, puis coma). Autres : diplopie horizontale (VI uni ou bilatérale), éclipses visuelles (amauroses bilatérales transitoires, tardives). Œdème papillaire bilatéral au fond d’œil. Nourrisson : bombement fontanelle, PC augmenté.
o Risque : engagement
o Causes : tumeur intracrânienne (item 299), adénome hypophysaire (item 244), hématome sous-dural chronique (item 344), hydrocéphalie, thrombose veineuse cérébrale, méningites chroniques, rarement HTIC idiopathique (femme jeune et obèse, absence de cause sur l’imagerie et la PL)
· Syndromes d’hypotension intracrânienne
o Céphalée post-ponction durale : quelques heures après une brèche durale iatrogène (PL, péridurale, rachianesthésie…), progressive (parfois soudaine). Céphalée posturale orthostatique qui apparaît en position debout ou assise, et disparaît en moins de 15 minutes en décubitus (à plat sans coussin). Avec nausées, parfois vomissement, cervicalgies (en position debout).
o Céphalée de l'hypotension intracrânienne spontanée : céphalée posturale orthostatique en l’absence de brèche durale iatrogène
· Céphalée post-traumatique aiguë : apparaît par définition moins de 7 jours après un traumatisme crânien et peut ressembler à la céphalée d’une migraine ou à une céphalée de tension. La possibilité d’une céphalée secondaire plus grave (hématome extradural, hématome sous-dural dissection des artères cervicales) doit être systématiquement évoquée et exclue par une imagerie appropriée (item 334).
· Artérite à cellules géantes (item 195): toute céphalée inhabituelle chez un sujet de >50 ans doit faire évoquer une artérite à cellules géantes (maladie de Horton), y compris en l’absence du tableau classique (AEG, douleurs des ceintures, douleur bitemporale, artère temporale indurée, chaude et non battante, claudication de la mâchoire).
· Sinusites aiguës bloquées (item 148) : céphalées intenses, progressives ou parfois brutales, augmentées par le fait de pencher la tête, le décubitus et/ou la pression des régions sinusiennes. Les douleurs sont parfois isolées, sans décharge nasale (sinusite bloquée) ; la fièvre est inconstante.
· Glaucome aiguë à angle fermé (item 84) : douleur périorbitaire sévère, avec une rougeur oculaire, un trouble visuel unilatéral (baisse d'acuité, halos lumineux) et parfois une mydriase modérée aréactive.
· Intoxication au monoxyde de carbone (CO) (item 337) : céphalée progressive puis vertiges, troubles visuels, asthénie, sensation ébrieuse, troubles de conscience, dans un contexte hivernal, système de chauffage à combustion défectueux.
· Céphalée médicamenteuse : céphalées ressemblant à des migraines ou des céphalées de tension, mais en lien temporel avec la prise d’un traitement causant des céphalées (fréquemment : inhibiteurs de la phosphodiestérase)
· Céphalée des affections générales : céphalées sans caractères spécifiques, diagnostic orienté par les autres signes et symptômes des affections causales.
o Syndrome d’apnée du sommeil (item 110)
o Anémie (item 213)
o Hypothyroïdie (item 243)
Spécificité pédiatrique
Les tumeurs du jeune enfant sont plus souvent cérébelleuses que sus tentorielles – bien examiner la marche et l’équilibre - les céphalées sont tardives ou l’enfant s’y habitue et ne se plaint plus
L'HTIC idiopathique existe chez l’enfant