Définition : traduction en imagerie d’un remplissage anormal des alvéoles pulmonaires par un matériel dense (transsudat, exsudat, sang, pus…). L’étiologie la plus fréquente est la pneumopathie aiguë microbienne (bactérienne ou virale) plus communément appelée pneumonie franche lobaire aiguë. Les autres causes sont nombreuses : hémorragie intra alvéolaire, surcharge hydro-sodée, pneumonie organisée, cancers pulmonaires à forme pneumonique…
La définition du syndrome alvéolaire en imagerie repose classiquement sur deux critères :
On parle de syndrome alvéolaire systématisé lorsqu’il concerne un segment, un lobe ou un poumon. Dans un syndrome alvéolaire lobaire, les anomalies s’arrêtent au contact de la scissure pulmonaire délimitant le lobe atteint (Figure 1). Le signe de la silhouette peut faciliter la localisation de l’opacité et ses rapports avec le médiastin. On parle de syndrome alvéolaire rétractile lorsque se surajoute une perte de volume du lobe ou du poumon concerné que l’on peut évaluer par le déplacement des scissures, du hile pulmonaire ou de la coupole diaphragmatique. Il faut alors rechercher un obstacle bronchique proximal. Si la perte de volume est importante, on parlera d’atélectasie.
L’imagerie par scanner est plus précise que la radiographie thoracique pour le diagnostic de syndrome alvéolaire et l’enquête étiologique. Elle permet de voir des opacités en verre dépoli peu ou pas visibles en radiographie et de rechercher des complications (abcès pulmonaire ou empyème pleural). Seule une radiographie thoracique typique chez un patient avec une suspicion forte de PFLA ou d’œdème pulmonaire aigu pourra suffire au diagnostic, dans tous les autres cas, un scanner sera nécessaire.
Figure 1. Radiographie thoracique de face montrant une opacité systématisée du lobe supérieur droit avec un arrêt net au contact de la petite scissure (flèches bleues). La présence d’images aériques tubulaires au sein de l’opacité correspond aux bronches qui restent aérées (= bronchogramme aérique, flèche orange).
Présentations particulières :
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Définition : traduction en imagerie d’un remplissage anormal des alvéoles pulmonaires par un matériel dense (transsudat, exsudat, sang, pus…). L’étiologie la plus fréquente est la pneumopathie aiguë microbienne (bactérienne ou virale) plus communément appelée pneumonie franche lobaire aiguë. Les autres causes sont nombreuses : hémorragie intra alvéolaire, surcharge hydro-sodée, pneumonie organisée, cancers pulmonaires à forme pneumonique…
La définition du syndrome alvéolaire en imagerie repose classiquement sur deux critères :
On parle de syndrome alvéolaire systématisé lorsqu’il concerne un segment, un lobe ou un poumon. Dans un syndrome alvéolaire lobaire, les anomalies s’arrêtent au contact de la scissure pulmonaire délimitant le lobe atteint (Figure 1). Le signe de la silhouette peut faciliter la localisation de l’opacité et ses rapports avec le médiastin. On parle de syndrome alvéolaire rétractile lorsque se surajoute une perte de volume du lobe ou du poumon concerné que l’on peut évaluer par le déplacement des scissures, du hile pulmonaire ou de la coupole diaphragmatique. Il faut alors rechercher un obstacle bronchique proximal. Si la perte de volume est importante, on parlera d’atélectasie.
L’imagerie par scanner est plus précise que la radiographie thoracique pour le diagnostic de syndrome alvéolaire et l’enquête étiologique. Elle permet de voir des opacités en verre dépoli peu ou pas visibles en radiographie et de rechercher des complications (abcès pulmonaire ou empyème pleural). Seule une radiographie thoracique typique chez un patient avec une suspicion forte de PFLA ou d’œdème pulmonaire aigu pourra suffire au diagnostic, dans tous les autres cas, un scanner sera nécessaire.
Figure 1. Radiographie thoracique de face montrant une opacité systématisée du lobe supérieur droit avec un arrêt net au contact de la petite scissure (flèches bleues). La présence d’images aériques tubulaires au sein de l’opacité correspond aux bronches qui restent aérées (= bronchogramme aérique, flèche orange).
Présentations particulières :