Une imagerie par rayons X est indispensable au diagnostic et la technique dépend de la région explorée : les radiographies standard (face et profil) peuvent suffire pour les membres ; le scanner est indiqué pour le squelette axial (rachis, bassin, crâne) et en cas de sémiologie frustre sur les membres. Pour le rachis, le scanner précise le risque de fracture instable.
L’imagerie par rayons X permet une analyse sémiologique fine des critères d’agressivité (cf tableau) et d’identifier certaines matrices tumorales (ostéogénique ou cartilagineuse) pouvant orienter sur la nature d’une lésion primitive. Toutes les lésions radiologiquement agressives ne sont pas malignes, mais la sémiologie permet de poser les bonnes indications de biopsie.
Tableau : critères d’agressivité radiologiques (radiographies ou scanner)
| Lésion d’évolution lente | Lésion rapidement évolutive | |
| bords | Nets ou a fortiori condensés | Flous, aspect mité |
| Zone transitionnelle (entre os sain et os pathologique) | nette | flous |
| Corticale | Normale ou épaissie de façon homogène | Mitée ou détruite |
| Périoste | Normal ou appositions périostées uni- ou plurilamellaires continues | Appositions périostées uni-ou plurilamellaires intérrompues (éperon de Codman), ou spiculées (en « feu d’herbe » ou « rayons de soleil ») |
| Tissus mous adjacents | normaux | Envahis ou refoulés |
Les examens de deuxième intention sont les suivants :
L’IRM du segment osseux atteint : en cas de lésion radiologiquement agressive, elle permet d’évaluer précisément l’extension endomédullaire et l’extension aux tissus mous adjacents. Sur le rachis, elle permet de rechercher des lésions multifocales (métastases, hémopathies) et d’identifier une éventuelle extension dans le canal rachidien (risque de compression médullaire).
L’IRM corps entier peut être utilisée pour la recherche de lésions multifocales.
Médecine nucléaire : la TEMP-TDM (ou scintigraphie osseuse avec injection de biphosphonates marqués 99mT) et surtout la TEP-TDM (marquée au 18F-FDG) sont aussi utilisables pour rechercher une multifocalité lésionnelle et constituent l’examen de référence pour le bilan d’extension d’une tumeur osseuse primitive maligne.
o Arguments radiographiques de malignité en cas de fracture vertébrale : Découverte d’une anomalie médullaire ou vertébrale à l’examen d’imagerie médicale
• localisation : fracture d’une vertèbre au-dessus de T5
• ostéolyse localisée de la corticale ou du spongieux
• non-visualisation du pédicule d'une vertèbre de face (vertèbre dite « borgne »)
• fracture asymétrique de la vertèbre de face (hors zone de courbure d'une scoliose)
• déformation (bombement) ou rupture du mur postérieur
• hétérogénéité de la trame osseuse
Voir le ppt enregistré sur l'imagerie de l'item 307 par le collège des radiologues (CERF)
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Une imagerie par rayons X est indispensable au diagnostic et la technique dépend de la région explorée : les radiographies standard (face et profil) peuvent suffire pour les membres ; le scanner est indiqué pour le squelette axial (rachis, bassin, crâne) et en cas de sémiologie frustre sur les membres. Pour le rachis, le scanner précise le risque de fracture instable.
L’imagerie par rayons X permet une analyse sémiologique fine des critères d’agressivité (cf tableau) et d’identifier certaines matrices tumorales (ostéogénique ou cartilagineuse) pouvant orienter sur la nature d’une lésion primitive. Toutes les lésions radiologiquement agressives ne sont pas malignes, mais la sémiologie permet de poser les bonnes indications de biopsie.
Tableau : critères d’agressivité radiologiques (radiographies ou scanner)
| Lésion d’évolution lente | Lésion rapidement évolutive | |
| bords | Nets ou a fortiori condensés | Flous, aspect mité |
| Zone transitionnelle (entre os sain et os pathologique) | nette | flous |
| Corticale | Normale ou épaissie de façon homogène | Mitée ou détruite |
| Périoste | Normal ou appositions périostées uni- ou plurilamellaires continues | Appositions périostées uni-ou plurilamellaires intérrompues (éperon de Codman), ou spiculées (en « feu d’herbe » ou « rayons de soleil ») |
| Tissus mous adjacents | normaux | Envahis ou refoulés |
Les examens de deuxième intention sont les suivants :
L’IRM du segment osseux atteint : en cas de lésion radiologiquement agressive, elle permet d’évaluer précisément l’extension endomédullaire et l’extension aux tissus mous adjacents. Sur le rachis, elle permet de rechercher des lésions multifocales (métastases, hémopathies) et d’identifier une éventuelle extension dans le canal rachidien (risque de compression médullaire).
L’IRM corps entier peut être utilisée pour la recherche de lésions multifocales.
Médecine nucléaire : la TEMP-TDM (ou scintigraphie osseuse avec injection de biphosphonates marqués 99mT) et surtout la TEP-TDM (marquée au 18F-FDG) sont aussi utilisables pour rechercher une multifocalité lésionnelle et constituent l’examen de référence pour le bilan d’extension d’une tumeur osseuse primitive maligne.
o Arguments radiographiques de malignité en cas de fracture vertébrale : Découverte d’une anomalie médullaire ou vertébrale à l’examen d’imagerie médicale
• localisation : fracture d’une vertèbre au-dessus de T5
• ostéolyse localisée de la corticale ou du spongieux
• non-visualisation du pédicule d'une vertèbre de face (vertèbre dite « borgne »)
• fracture asymétrique de la vertèbre de face (hors zone de courbure d'une scoliose)
• déformation (bombement) ou rupture du mur postérieur
• hétérogénéité de la trame osseuse
Voir le ppt enregistré sur l'imagerie de l'item 307 par le collège des radiologues (CERF)