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Connaître la définition de la médecine intégrative, de la thérapie complémentaire, de la médecine traditionnelle OIC-327-01-A

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Connaître la définition de la médecine intégrative, de la thérapie complémentaire, de la médecine traditionnelle OIC-327-01-A

https://sides.uness.fr/elearning/course/view.php?id=34826


Rang A

Intitulé : Savoir définir : médecine intégrative, thérapie complémentaire, médecine traditionnelle


Près des deux tiers de la population française utilise les INM et ThC dans but d’amélioration de la santé, le plus souvent en complément de la médecine conventionnelle. La Haute Autorité de Santé recommande la prescription de certaines, y compris en première intention  notamment chez patients vulnérables, à plus haut risque d’effets indésirables des médicaments, surtout lorsqu’ils sont pris au long cours.

Leur évaluation reste souvent insuffisante et permet alors pas de conclure dans des conditions satisfaisantes ni sur leur réelle efficacité, ni sur leur rapport bénéfices/risques, ni sur leur rapport coûts-efficacité. De nombreuses pratiques n’ont pas encore de réglementation en France pour leur mise en œuvre, la reconnaissance des diplômes et le titre professionnel.

 

Définitions                                                                                                                           

- La médecine est l’ensemble des connaissances scientifiques et moyens mis en œuvre pour la prévention, la guérison et le soin des maladies, des blessures et des infirmités. Elle associe de manière pertinente et personnalisée différentes méthodes conventionnelles visant à optimiser l’efficacité thérapeutique.                                                                              

- La notion de médecine intégrative, qui n’est pas encore acceptée par certains, associe les pratiques issues de la médecine conventionnelle et les pratiques complémentaires les plus pertinentes. Elle tient compte de la personne dans sa globalité (corps, émotions, croyances, motivations) et propose une approche personnalisée, thérapeutique et préventive.  


2. Intervention non médicamenteuse (INM)

 - Intervention non pharmacologique, non invasive, ciblée et fondée sur des données probantes, hors chirurgie et dispositif médical.              - Pour être reconnue, elle doit avoir fait l’objet d’au moins une étude interventionnelle publiée menée selon une méthodologie reconnue ayant évalué ses bénéfices et ses risques

- On peut les classer en 5 catégories : intervention physique (ou corporelle), psychologique, nutritionnelle, numérique, ou ergonomique sur une personne, visant à prévenir, soigner, guérir.

- De nombreuses INM sont validées et reconnues comme l’activité physique adaptée, certaines psychothérapies, certains régimes, la stimulation électrique transcutanée, des méthodes de rééducation, des méthodes d’éducation pour la santé...  

                                                                                                              

3. Thérapies complémentaires (ThC), ou « médecines non conventionnelles » (terminologie utilisée par la DGOS)                                                                                                          - Méthodes à visée préventive ou thérapeutique qui agissent en complémentarité avec d’autres méthodes validées, centrées sur la qualité de vie du patient

- Nombre de thérapies complémentaires n’ont pas fourni un niveau de preuves scientifiques suffisant quant à leur rapport bénéfices / risques pour être intégrées dans l’arsenal thérapeutique validé.  

- Certaines ThC (acupuncture, hypnose, méditation) ont fait l’objet "d'études randomisées contrôlées" notamment dans le domaine de l'analgésie et sont de plus en plus couramment utilisées dans le champ de la prévention, des maladies chroniques, des soins de support, de la douleur, du handicap…

   

4. Médecines traditionnelles (médecines traditionnelles chinoises, médecines traditionnelles africaine…) Elles ne sont pas simplement des méthodes ou des techniques, mais des systèmes de pensée où la santé est envisagée dans un environnement socio-culturel particulier, avec un diagnostic, une démarche philosophique et des stratégies thérapeutiques spécifiques.      


5. Médecine alternative : pratique non décrite n’ayant pas fait l’objet d’étude interventionnelle, donc non validée.  

                                                               

6. Soins de support                                                                                                                                                                                                      

- «Ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves (cancer et hors cancer).                                                                                                                                

- Ont pour but d’assurer une meilleure qualité de vie au patient, et font régulièrement appel aux thérapies complémentaires.


Enjeux de l’évaluation des thérapies complémentaires

Certaines thérapies complémentaires peuvent être validées pour certains symptômes et non pour les pathologies qui génèrent ces symptômes : c’est le cas, par exemple, de l’efficacité de l’acupuncture sur la douleur dans l’arthrose, mais pas sur la hauteur de l’interligne articulaire. Mais c'est également le cas de la plupart des thérapeutiques analgésiques.

Les limites de l’EBM, conçue pour l’évaluation du médicament pour l’évaluation des ThC sont :

- La randomisation, difficile à mettre en œuvre si les préférences des patients sont importantes.

- Le double aveugle, parfois impossible pour le patient (musicothérapie, médecine manuelle), rarement atteint pour le praticien, ce dernier sachant le plus souvent ce qu’il délivre.

- La standardisation d’une intervention, recommandée lors d’un ECR, afin de permettre la reproduction ultérieure de l’intervention (si celle-ci s’avère efficace) ne semble pas adaptée à la plupart des ThC.

- Les critères de jugement

La recherche qualitative apparait comme un outil pertinent dans le domaine de l’évaluation des ThC, et explore les représentations et l’expérience vécue des participants, à partir de données verbales permettant la mise en évidence d’indicateurs pertinents d’efficacité, du point de vue patients, avec la perspective de la construction de patient-reported outcomes (PROs).

Cette méthode s’articule avec l’Essai Contrôlé Randomisé (ECR), afin de développer des études mixtes (qualitatives/quantitatives), enrichissant les données de l’ECR.




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Intitulé : Savoir définir : médecine intégrative, thérapie complémentaire, médecine traditionnelle


Près des deux tiers de la population française utilise les INM et ThC dans but d’amélioration de la santé, le plus souvent en complément de la médecine conventionnelle. La Haute Autorité de Santé recommande la prescription de certaines, y compris en première intention  notamment chez patients vulnérables, à plus haut risque d’effets indésirables des médicaments, surtout lorsqu’ils sont pris au long cours.

Leur évaluation reste souvent insuffisante et permet alors pas de conclure dans des conditions satisfaisantes ni sur leur réelle efficacité, ni sur leur rapport bénéfices/risques, ni sur leur rapport coûts-efficacité. De nombreuses pratiques n’ont pas encore de réglementation en France pour leur mise en œuvre, la reconnaissance des diplômes et le titre professionnel.

 

Définitions                                                                                                                           

- La médecine est l’ensemble des connaissances scientifiques et moyens mis en œuvre pour la prévention, la guérison et le soin des maladies, des blessures et des infirmités. Elle associe de manière pertinente et personnalisée différentes méthodes conventionnelles visant à optimiser l’efficacité thérapeutique.                                                                              

- La notion de médecine intégrative, qui n’est pas encore acceptée par certains, associe les pratiques issues de la médecine conventionnelle et les pratiques complémentaires les plus pertinentes. Elle tient compte de la personne dans sa globalité (corps, émotions, croyances, motivations) et propose une approche personnalisée, thérapeutique et préventive.  


2. Intervention non médicamenteuse (INM)

 - Intervention non pharmacologique, non invasive, ciblée et fondée sur des données probantes, hors chirurgie et dispositif médical.              - Pour être reconnue, elle doit avoir fait l’objet d’au moins une étude interventionnelle publiée menée selon une méthodologie reconnue ayant évalué ses bénéfices et ses risques

- On peut les classer en 5 catégories : intervention physique (ou corporelle), psychologique, nutritionnelle, numérique, ou ergonomique sur une personne, visant à prévenir, soigner, guérir.

- De nombreuses INM sont validées et reconnues comme l’activité physique adaptée, certaines psychothérapies, certains régimes, la stimulation électrique transcutanée, des méthodes de rééducation, des méthodes d’éducation pour la santé...  

                                                                                                              

3. Thérapies complémentaires (ThC), ou « médecines non conventionnelles » (terminologie utilisée par la DGOS)                                                                                                          - Méthodes à visée préventive ou thérapeutique qui agissent en complémentarité avec d’autres méthodes validées, centrées sur la qualité de vie du patient

- Nombre de thérapies complémentaires n’ont pas fourni un niveau de preuves scientifiques suffisant quant à leur rapport bénéfices / risques pour être intégrées dans l’arsenal thérapeutique validé.  

- Certaines ThC (acupuncture, hypnose, méditation) ont fait l’objet "d'études randomisées contrôlées" notamment dans le domaine de l'analgésie et sont de plus en plus couramment utilisées dans le champ de la prévention, des maladies chroniques, des soins de support, de la douleur, du handicap…

   

4. Médecines traditionnelles (médecines traditionnelles chinoises, médecines traditionnelles africaine…) Elles ne sont pas simplement des méthodes ou des techniques, mais des systèmes de pensée où la santé est envisagée dans un environnement socio-culturel particulier, avec un diagnostic, une démarche philosophique et des stratégies thérapeutiques spécifiques.      


5. Médecine alternative : pratique non décrite n’ayant pas fait l’objet d’étude interventionnelle, donc non validée.  

                                                               

6. Soins de support                                                                                                                                                                                                      

- «Ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades, parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves (cancer et hors cancer).                                                                                                                                

- Ont pour but d’assurer une meilleure qualité de vie au patient, et font régulièrement appel aux thérapies complémentaires.


Enjeux de l’évaluation des thérapies complémentaires

Certaines thérapies complémentaires peuvent être validées pour certains symptômes et non pour les pathologies qui génèrent ces symptômes : c’est le cas, par exemple, de l’efficacité de l’acupuncture sur la douleur dans l’arthrose, mais pas sur la hauteur de l’interligne articulaire. Mais c'est également le cas de la plupart des thérapeutiques analgésiques.

Les limites de l’EBM, conçue pour l’évaluation du médicament pour l’évaluation des ThC sont :

- La randomisation, difficile à mettre en œuvre si les préférences des patients sont importantes.

- Le double aveugle, parfois impossible pour le patient (musicothérapie, médecine manuelle), rarement atteint pour le praticien, ce dernier sachant le plus souvent ce qu’il délivre.

- La standardisation d’une intervention, recommandée lors d’un ECR, afin de permettre la reproduction ultérieure de l’intervention (si celle-ci s’avère efficace) ne semble pas adaptée à la plupart des ThC.

- Les critères de jugement

La recherche qualitative apparait comme un outil pertinent dans le domaine de l’évaluation des ThC, et explore les représentations et l’expérience vécue des participants, à partir de données verbales permettant la mise en évidence d’indicateurs pertinents d’efficacité, du point de vue patients, avec la perspective de la construction de patient-reported outcomes (PROs).

Cette méthode s’articule avec l’Essai Contrôlé Randomisé (ECR), afin de développer des études mixtes (qualitatives/quantitatives), enrichissant les données de l’ECR.



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