Une étiologie néphrologique est recherchée en cas de bilan urologique négatif et/ou d’emblée en cas de syndrome néphrologique
évocateur (protéinurie associée très évocatrice, HTA, insuffisance rénale), ou d’antécédents personnels ou familiaux évocateurs de néphropathie hématurique .
A. Néphropathies glomérulaires 261 (à évoquer si association de l’hématurie à : une protéinurie glomérulaire, une +/- HTA et
± insuffisance rénale) confirmées par la ponction-biopsie rénale :
Syndrome d’ hématurie macroscopique récidivante acquis : évoquant une néphropathie à IgA primitive (plutôt chez l’homme jeune : (hématurie macroscopique 48h après un épisode infectieux ORL) ou congénital : syndrome d’Alport (contexte familial, surdité, atteinte ophtalmologique)
• chez l’enfant, une hématurie microscopique persistante doit faire rechercher une cause glomérulaire :
- syndrome d’Alport : hématurie microscopique ou macroscopique ;
- syndrome néphritique aigu : glomérulonéphrite aigue post-infectieuse.
Syndrome néphritique aigu : le plus souvent GN post-infectieuse (J10-15 post-infection ORL à streptocoque), hypocomplémentémie Glomérulonéphrite rapidement progressive (GNRP) : dégradation rapide de la fonction rénale avec syndrome glomérulaire (protéinurie + hématurie) +/- signes extra-rénaux révélant une maladie systémique / une vascularite
B. Néphropathies interstitielles aiguës 262: le plus souvent immuno-allergique (souvent médicamenteuse), elle peut associer
une hématurie à une leucocyturie et une insuffisance rénale +/- signes de la série allergique (rash
cutané, cytolyse…).
C. Causes néphrologiques avec présentation clinique urologique (hématurie par effraction de l’arbre urinaire, responsable de
douleurs lombaires) :
Nécrose papillaire : migration des fragments papillaires dans l’uretère, mimant une colique néphrétique, sur terrain
favorisant (diabète, drépanocytose, prise d’AINS…)
Infarctus rénal : hématurie avec douleur lombaire brutale, qui nécessite une prise en charge en urgence s’il concerne le
tronc principal de l’artère rénale. Contexte de maladie thrombo-embolique ou vasculaire, de drépanocytose ou post-
traumatique.
Polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD) 266: développement de kystes rénaux dont la rupture des
vaisseaux de la paroi peut se faire dans la voie excrétrice, expliquant l’hématurie. L’hématurie peut également révéler des
calculs ou une infection de kyste. Evolution vers l’insuffisance rénale chronique
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Une étiologie néphrologique est recherchée en cas de bilan urologique négatif et/ou d’emblée en cas de syndrome néphrologique
évocateur (protéinurie associée très évocatrice, HTA, insuffisance rénale), ou d’antécédents personnels ou familiaux évocateurs de néphropathie hématurique .
A. Néphropathies glomérulaires 261 (à évoquer si association de l’hématurie à : une protéinurie glomérulaire, une +/- HTA et
± insuffisance rénale) confirmées par la ponction-biopsie rénale :
Syndrome d’ hématurie macroscopique récidivante acquis : évoquant une néphropathie à IgA primitive (plutôt chez l’homme jeune : (hématurie macroscopique 48h après un épisode infectieux ORL) ou congénital : syndrome d’Alport (contexte familial, surdité, atteinte ophtalmologique)
• chez l’enfant, une hématurie microscopique persistante doit faire rechercher une cause glomérulaire :
- syndrome d’Alport : hématurie microscopique ou macroscopique ;
- syndrome néphritique aigu : glomérulonéphrite aigue post-infectieuse.
Syndrome néphritique aigu : le plus souvent GN post-infectieuse (J10-15 post-infection ORL à streptocoque), hypocomplémentémie Glomérulonéphrite rapidement progressive (GNRP) : dégradation rapide de la fonction rénale avec syndrome glomérulaire (protéinurie + hématurie) +/- signes extra-rénaux révélant une maladie systémique / une vascularite
B. Néphropathies interstitielles aiguës 262: le plus souvent immuno-allergique (souvent médicamenteuse), elle peut associer
une hématurie à une leucocyturie et une insuffisance rénale +/- signes de la série allergique (rash
cutané, cytolyse…).
C. Causes néphrologiques avec présentation clinique urologique (hématurie par effraction de l’arbre urinaire, responsable de
douleurs lombaires) :
Nécrose papillaire : migration des fragments papillaires dans l’uretère, mimant une colique néphrétique, sur terrain
favorisant (diabète, drépanocytose, prise d’AINS…)
Infarctus rénal : hématurie avec douleur lombaire brutale, qui nécessite une prise en charge en urgence s’il concerne le
tronc principal de l’artère rénale. Contexte de maladie thrombo-embolique ou vasculaire, de drépanocytose ou post-
traumatique.
Polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD) 266: développement de kystes rénaux dont la rupture des
vaisseaux de la paroi peut se faire dans la voie excrétrice, expliquant l’hématurie. L’hématurie peut également révéler des
calculs ou une infection de kyste. Evolution vers l’insuffisance rénale chronique