Il faut distinguer la constipation idiopathique ou primitive, de la constipation secondaire.
A) Constipation idiopathique : elle peut être en lien avec deux mécanismes : un ralentissement du transit colique (constipation de transit) et/ou un trouble de l’évacuation rectale (constipation distale ou dyschésie).
S’il s’agit d’une constipation de transit, il s’agit le plus souvent d’une réduction de la fréquence et de l’amplitude des contractions coliques. Dans ce cas, le patient décrit le plus souvent une réduction du nombre de selles hebdomadaires, des selles plutôt déshydratées (petites et dures car elles restent plus longtemps dans le côlon).
S’il s’agit d’une constipation distale également appelée dyschésie, il peut s’agir :
- d’un trouble fonctionnel (défaut de relaxation sphinctérienne anale voire contraction paradoxale du sphincter anal externe lors de la poussée, trouble de la sensibilité rectale) et /ou
- d’un trouble « anatomique » avec un trouble de la statique pelvienne (rectocèle, périnée descendant, procidence rectale interne…)
Dans le cas d’une constipation distale le patient décrit le plus souvent : des efforts de poussée exagérés, une sensation d’évacuation incomplète et parfois le recours à des manœuvres digitales pour favoriser l’évacuation (le plus souvent en cas de troubles anatomiques).
NB : Les deux mécanismes de constipation peuvent coexister.
B) Constipation secondaire : révélatrice d’une maladie organique, digestive ou extra-digestive qu’il faudra rechercher lors de l’interrogatoire.
La recherche d'une cause organique, avant tout une sténose colique, s'impose devant toute constipation récente ou récemment aggravée. Une cause médicamenteuse ou toxique doit être cherchée systématiquement chez des malades se plaignant de constipation récente.
Les causes possibles de la constipation secondaire sont présentées dans le Tableau 1.
Signes d’alarme :
- altération de l’état général, amaigrissement
- douleurs nocturnes et insomniantes
- rectorragies, méléna
- constipation sévère, persistante, ne répondant pas au traitement ou s’aggravant sans cause évidente
- syndrome rectal (épreintes, ténesme, faux besoins)
- masse abdominale ou rectale
- biologie : anémie, syndrome inflammatoire
| Causes digestives | Causes extra-digestives |
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- Sténoses non tumorales (diverticulaire, inflammatoire, ischémique) - Sténose anale (cancer du canal anal, sténose inflammatoire, cicatricielle) - Compression extrinsèque : tumeur bénigne ou maligne (ex. ovaire), carcinose péritonéale, adhérences post-chirurgicales, endométriose, prolapsus
|
Neurologiques : - Maladie de Parkinson - Sclérose en Plaques - Lésion médullaire - Syndrome de la queue de cheval - Accident Vasculaire Cérébral
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Métaboliques : - Diabète - Hypothyroïdie, insuffisance surrénale - Hypercalcémie, hypocalcémie - Hypomagnésémie, hypokaliémie
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- Sclérodermie - Amylose
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| Causes médicamenteuses ou toxiques :
- fer oral - antidiarrhéiques - antalgiques (opiacés, tramadol), antispasmodiques - anticholinergiques - antidépresseurs (carbamazépine), antipsychotiques, anticonvulsivants (amitriptyline), antiparkinsoniens - diurétiques hypokaliémiants (furosémide) - résines (cholestyramine)
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Il faut distinguer la constipation idiopathique ou primitive, de la constipation secondaire.
A) Constipation idiopathique : elle peut être en lien avec deux mécanismes : un ralentissement du transit colique (constipation de transit) et/ou un trouble de l’évacuation rectale (constipation distale ou dyschésie).
S’il s’agit d’une constipation de transit, il s’agit le plus souvent d’une réduction de la fréquence et de l’amplitude des contractions coliques. Dans ce cas, le patient décrit le plus souvent une réduction du nombre de selles hebdomadaires, des selles plutôt déshydratées (petites et dures car elles restent plus longtemps dans le côlon).
S’il s’agit d’une constipation distale également appelée dyschésie, il peut s’agir :
- d’un trouble fonctionnel (défaut de relaxation sphinctérienne anale voire contraction paradoxale du sphincter anal externe lors de la poussée, trouble de la sensibilité rectale) et /ou
- d’un trouble « anatomique » avec un trouble de la statique pelvienne (rectocèle, périnée descendant, procidence rectale interne…)
Dans le cas d’une constipation distale le patient décrit le plus souvent : des efforts de poussée exagérés, une sensation d’évacuation incomplète et parfois le recours à des manœuvres digitales pour favoriser l’évacuation (le plus souvent en cas de troubles anatomiques).
NB : Les deux mécanismes de constipation peuvent coexister.
B) Constipation secondaire : révélatrice d’une maladie organique, digestive ou extra-digestive qu’il faudra rechercher lors de l’interrogatoire.
La recherche d'une cause organique, avant tout une sténose colique, s'impose devant toute constipation récente ou récemment aggravée. Une cause médicamenteuse ou toxique doit être cherchée systématiquement chez des malades se plaignant de constipation récente.
Les causes possibles de la constipation secondaire sont présentées dans le Tableau 1.
Signes d’alarme :
- altération de l’état général, amaigrissement
- douleurs nocturnes et insomniantes
- rectorragies, méléna
- constipation sévère, persistante, ne répondant pas au traitement ou s’aggravant sans cause évidente
- syndrome rectal (épreintes, ténesme, faux besoins)
- masse abdominale ou rectale
- biologie : anémie, syndrome inflammatoire
| Causes digestives | Causes extra-digestives |
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- Sténoses non tumorales (diverticulaire, inflammatoire, ischémique) - Sténose anale (cancer du canal anal, sténose inflammatoire, cicatricielle) - Compression extrinsèque : tumeur bénigne ou maligne (ex. ovaire), carcinose péritonéale, adhérences post-chirurgicales, endométriose, prolapsus
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Neurologiques : - Maladie de Parkinson - Sclérose en Plaques - Lésion médullaire - Syndrome de la queue de cheval - Accident Vasculaire Cérébral
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Métaboliques : - Diabète - Hypothyroïdie, insuffisance surrénale - Hypercalcémie, hypocalcémie - Hypomagnésémie, hypokaliémie
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- Sclérodermie - Amylose
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| Causes médicamenteuses ou toxiques :
- fer oral - antidiarrhéiques - antalgiques (opiacés, tramadol), antispasmodiques - anticholinergiques - antidépresseurs (carbamazépine), antipsychotiques, anticonvulsivants (amitriptyline), antiparkinsoniens - diurétiques hypokaliémiants (furosémide) - résines (cholestyramine)
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