La thérapeutique est centrée sur le patient. L’étape la plus importante de la maladie repose sur l’éducation thérapeutique. La première étape est de poser le diagnostic, car mettre un nom sur les symptômes est une première étape pour justifier et organiser la prise en charge. En effet, la normalité des examens cliniques et paracliniques ne suffit souvent pas à rassurer le patient. Il faut expliquer le caractère bénin de la maladie tout en expliquant la chronicité des symptômes. Il faut prendre le temps d’expliquer les mécanismes physiopathologiques sous-jacents (altération de l'axe intestin-cerveau, une hypersensibilité viscérale, des troubles de la motricité intestinale, et une dysbiose intestinale) ainsi que les différentes possibilités thérapeutiques. L’objectif de cette prise en charge est d’éviter le nomadisme médical. La relation médecin malade est fondamentale. Pour cela, le médecin doit être à l’écoute des attentes et des questions du patients, et éviter les affirmations inexactes et vexatoires de type « Vous n’avez rien » ou « c’est dans la tête ».
Lorsque le médecin prescrit un traitement, il est important qu’il fixe des objectifs raisonnables au patient. En effet l’efficacité des traitements est souvent incertaine et ne permet pas une guérison de la maladie. L’objectif est d’améliorer les symptômes afin d’améliorer la qualité de vie. Il faut planifier l’évaluation de l’efficacité des traitements afin de ne pas méconnaître des signes d’alarme justifiant la réalisation d’une coloscopie.
Les traitements médicamenteux (table 1) reposent sur la prescription d’antispasmodique et de régulateur du transit en première intention. En seconde intention, des traitements comme certains régimes, certains probiotiques ou l’hypnose peuvent également être utilisés. Une prise en charge psychologique, voire les antidépresseurs peuvent être amenés à être utilisés. Il faut expliquer que la cible n’est pas un trouble de l’humeur, mais bien les symptômes digestifs, notamment la douleur abdominale.
Concernant la prise en charge diététique, en première intention des conseils d’hygiène alimentaire simples sont proposés (3 repas par jour, manger lentement, éviter les aliments trop gras…). Lorsque ces mesures sont déjà respectées ou insuffisantes, il est possible de proposer aux patients un régime pauvre en Fermentables Oligo-, Di-, Monosaccharides And Polyols (FODMAPs) sur une période de 4 à 8 semaines. Ce régime élimine les carbohydrates malabsorbés et permet souvent d’obtenir un meilleur confort digestif. Il est utile que ce régime soit encadré par une diététicienne.
Table 1 : liste des principaux traitements
| Catégorie de traitements | Dénomination commune internationale des traitements |
| Antispasmodiques | Alvérine + siméthicone
Trimébutine Phloroglucinol Pinavérium |
| Laxatifs | Osmotiques : Macrogol
De lest : Ispaghul |
| Ralentisseurs du transit | Lopéramide |
| Antidépresseurs | Amitriptyline
Rarement : Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine |
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La thérapeutique est centrée sur le patient. L’étape la plus importante de la maladie repose sur l’éducation thérapeutique. La première étape est de poser le diagnostic, car mettre un nom sur les symptômes est une première étape pour justifier et organiser la prise en charge. En effet, la normalité des examens cliniques et paracliniques ne suffit souvent pas à rassurer le patient. Il faut expliquer le caractère bénin de la maladie tout en expliquant la chronicité des symptômes. Il faut prendre le temps d’expliquer les mécanismes physiopathologiques sous-jacents (altération de l'axe intestin-cerveau, une hypersensibilité viscérale, des troubles de la motricité intestinale, et une dysbiose intestinale) ainsi que les différentes possibilités thérapeutiques. L’objectif de cette prise en charge est d’éviter le nomadisme médical. La relation médecin malade est fondamentale. Pour cela, le médecin doit être à l’écoute des attentes et des questions du patients, et éviter les affirmations inexactes et vexatoires de type « Vous n’avez rien » ou « c’est dans la tête ».
Lorsque le médecin prescrit un traitement, il est important qu’il fixe des objectifs raisonnables au patient. En effet l’efficacité des traitements est souvent incertaine et ne permet pas une guérison de la maladie. L’objectif est d’améliorer les symptômes afin d’améliorer la qualité de vie. Il faut planifier l’évaluation de l’efficacité des traitements afin de ne pas méconnaître des signes d’alarme justifiant la réalisation d’une coloscopie.
Les traitements médicamenteux (table 1) reposent sur la prescription d’antispasmodique et de régulateur du transit en première intention. En seconde intention, des traitements comme certains régimes, certains probiotiques ou l’hypnose peuvent également être utilisés. Une prise en charge psychologique, voire les antidépresseurs peuvent être amenés à être utilisés. Il faut expliquer que la cible n’est pas un trouble de l’humeur, mais bien les symptômes digestifs, notamment la douleur abdominale.
Concernant la prise en charge diététique, en première intention des conseils d’hygiène alimentaire simples sont proposés (3 repas par jour, manger lentement, éviter les aliments trop gras…). Lorsque ces mesures sont déjà respectées ou insuffisantes, il est possible de proposer aux patients un régime pauvre en Fermentables Oligo-, Di-, Monosaccharides And Polyols (FODMAPs) sur une période de 4 à 8 semaines. Ce régime élimine les carbohydrates malabsorbés et permet souvent d’obtenir un meilleur confort digestif. Il est utile que ce régime soit encadré par une diététicienne.
Table 1 : liste des principaux traitements
| Catégorie de traitements | Dénomination commune internationale des traitements |
| Antispasmodiques | Alvérine + siméthicone
Trimébutine Phloroglucinol Pinavérium |
| Laxatifs | Osmotiques : Macrogol
De lest : Ispaghul |
| Ralentisseurs du transit | Lopéramide |
| Antidépresseurs | Amitriptyline
Rarement : Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine |