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Connaître les principes de la prise en charge de l'épisode délirant aigu, de l'état d'agitation OIC-351-11-A

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Agitation

Prévention d’un risque suicidaire ou d’une dangerosité éventuels

Hospitalisation en psychiatrie

Prise en charge réalisée dans le service des urgences initialement (bilan clinique et paraclinique)

Une hospitalisation en psychiatrie sera nécessaire s’il existe un épisode aigu d’un trouble psychiatrique sous-jacent.

Traitements pharmacologiques (cf item 2C-074)

Il s’agit d’apaiser l’état d’agitation sans sédater le patient.

L’idéal est d’impliquer le patient dans le choix du produit et de la voie d’administration. Toujours proposer un traitement per os en première intention.

Rechercher la posologie minimale efficace et privilégier une monothérapie.

Tenir compte du délai d’action avant de retraiter le patient, évaluer les effets du traitement déjà reçu afin d’éviter des effets cumulatifs différés sur la vigilance.

Surveiller les effets indésirables sur la vigilance et les fonctions vitales ainsi que l’efficacité.

Classes utilisées : benzodiazépines, antipsychotiques

  • Etiologie non psychiatrique ou non connue
    • Le traitement qui cible l’étiologie est curatif. Parfois un traitement psychotrope peut être associé dans un but symptomatique : benzodiazépines à demi-vie courte en première ligne, antipsychotique en cas d’agitation sévère et, si possible, après la réalisation d’un ECG (risque de QT long).
  • Etiologie psychiatrique
    • Traitement symptomatique de l’agitation dans un premier temps : benzodiazépines à demi-vie courte en première ligne, antipsychotique en cas d’agitation sévère et, si possible, après la réalisation d’un ECG (risque de QT long).
    • Le traitement spécifique du trouble psychiatrique sera mis en place secondairement après bilan diagnostique et pré-thérapeutique.

Traitements non pharmacologiques

Prise en charge relationnelle systématique

  • Contact verbal instaurant un climat de confiance, une alliance thérapeutique.
  • Comportement empathique.
  • Techniques de désescalade
  • Environnement : chambre calme, éclairée, retrait des objets dangereux, fermeture des fenêtres

Mesures de contention physique ou mécanique

Techniques de dernier recours, uniquement en cas d’échec des autres stratégies ou en cas de danger imminent et important pour le patient ou pour autrui. Elles peuvent aggraver l’agitation, la confusion et constituer un véritable traumatisme psychique.

Toujours associées au traitement pharmacologique et durée limitée au temps nécessaire pour obtenir l’efficacité médicamenteuse.

Elles doivent être accompagnées de la délivrance d’une information claire et répétée sur les objectifs de la contention, sa durée, d’une surveillance régulière des constantes et de la vigilance et d’une surveillance médicale.

Délire aigu

La prise en charge d’un délire aigu rejoint celle de l’état d’agitation :

  • Hospitalisation en psychiatrie après avoir écarté un diagnostic non psychiatrique
  • Prévention d’un passage à l’acte contre soi ou les autres
  • Traitement pharmacologique de l’anxiété et, le cas échéant, de l’agitation
  • Traitement non pharmacologique : prise en charge relationnelle rassurante



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Prévention d’un risque suicidaire ou d’une dangerosité éventuels

Hospitalisation en psychiatrie

Prise en charge réalisée dans le service des urgences initialement (bilan clinique et paraclinique)

Une hospitalisation en psychiatrie sera nécessaire s’il existe un épisode aigu d’un trouble psychiatrique sous-jacent.

Traitements pharmacologiques (cf item 2C-074)

Il s’agit d’apaiser l’état d’agitation sans sédater le patient.

L’idéal est d’impliquer le patient dans le choix du produit et de la voie d’administration. Toujours proposer un traitement per os en première intention.

Rechercher la posologie minimale efficace et privilégier une monothérapie.

Tenir compte du délai d’action avant de retraiter le patient, évaluer les effets du traitement déjà reçu afin d’éviter des effets cumulatifs différés sur la vigilance.

Surveiller les effets indésirables sur la vigilance et les fonctions vitales ainsi que l’efficacité.

Classes utilisées : benzodiazépines, antipsychotiques

  • Etiologie non psychiatrique ou non connue
    • Le traitement qui cible l’étiologie est curatif. Parfois un traitement psychotrope peut être associé dans un but symptomatique : benzodiazépines à demi-vie courte en première ligne, antipsychotique en cas d’agitation sévère et, si possible, après la réalisation d’un ECG (risque de QT long).
  • Etiologie psychiatrique
    • Traitement symptomatique de l’agitation dans un premier temps : benzodiazépines à demi-vie courte en première ligne, antipsychotique en cas d’agitation sévère et, si possible, après la réalisation d’un ECG (risque de QT long).
    • Le traitement spécifique du trouble psychiatrique sera mis en place secondairement après bilan diagnostique et pré-thérapeutique.

Traitements non pharmacologiques

Prise en charge relationnelle systématique

  • Contact verbal instaurant un climat de confiance, une alliance thérapeutique.
  • Comportement empathique.
  • Techniques de désescalade
  • Environnement : chambre calme, éclairée, retrait des objets dangereux, fermeture des fenêtres

Mesures de contention physique ou mécanique

Techniques de dernier recours, uniquement en cas d’échec des autres stratégies ou en cas de danger imminent et important pour le patient ou pour autrui. Elles peuvent aggraver l’agitation, la confusion et constituer un véritable traumatisme psychique.

Toujours associées au traitement pharmacologique et durée limitée au temps nécessaire pour obtenir l’efficacité médicamenteuse.

Elles doivent être accompagnées de la délivrance d’une information claire et répétée sur les objectifs de la contention, sa durée, d’une surveillance régulière des constantes et de la vigilance et d’une surveillance médicale.

Délire aigu

La prise en charge d’un délire aigu rejoint celle de l’état d’agitation :

  • Hospitalisation en psychiatrie après avoir écarté un diagnostic non psychiatrique
  • Prévention d’un passage à l’acte contre soi ou les autres
  • Traitement pharmacologique de l’anxiété et, le cas échéant, de l’agitation
  • Traitement non pharmacologique : prise en charge relationnelle rassurante


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