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Comprendre la place et les implications de l'auto-mesure numérique dans le suivi de la santé des personnes OIC-018-08-A

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Comprendre la place et les implications de l'auto-mesure numérique dans le suivi de la santé des personnes OIC-018-08-A



Version Novembre 2024

1.  Définition de l’automesure numérique

Utilisation par le patient d’outils numériques pour capter, mesurer, et enregistrer, des paramètres personnels ayant un intérêt dans le champ de la santé individuelle et/ou de santé publique. On parle aussi de quantify self.

Constitué d’une partie physique (ex: capteur, son électronique) et d’une partie logicielle (traitement de l’information/signal).

2.  Finalités de l’automesure numérique

Exemples de paramètres accessibles à l’automesure : poids, température, pression artérielle, déplacements du sujet (nombre de pas), glycémie, INR, pression en oxygène du sang, images de zones du corps, etc.

Finalités possibles : dépistage, prévention, éducation thérapeutique, surveillance ou meilleure compréhension d’une maladie chronique ou aiguë, ou plus généralement d’un aspect de l’état de santé. L’automesure de paramètres ciblés est un outil essentiel pour optimiser le suivi de certaines pathologies. C’est par exemple le cas de l’automesure de la pression artérielle dans le suivi de l’HTA, ou de la glycémie dans le suivi du diabète.

Contribution à l’autonomisation et responsabilisation du patient. Mais attention au risque de passage vers une autogestion conduisant à un isolement du patient.

3.  Contexte de l’automesure

Domaine en évolution constante (technologie, législation, économie/remboursement, intérêt médical) → se tenir régulièrement informé des évolutions → veille informationnelle nécessaire.

Qualité + fiabilité + bonne compréhension de l’utilisation par le patient sont nécessaires (surtout lorsque usage médical).

Privilégier les appareils validés (dispositif médical avec marquage CE) + conseils d’un professionnel de santé pour expliquer le principe de fonctionnement et le bon usage en fonction du contexte médical.

Un type d’automesure numérique peut n’avoir aucun intérêt dans un contexte médical donné, mais être pertinent dans un autre.

La pertinence de l’automesure numérique s’apprécie toujours au regard du contexte médical, mais également au regard des risques éventuels d’un mésusage, des capacités du patient et de son environnement.

L’intérêt médical de l’automesure numérique doit se baser sur des résultats d’évaluations menées dans le cadre d’études scientifiques méthodologiquement bien conduites.

4.  Les données de l’automesure numérique

Génère des données à caractère personnel sensibles (enjeu sociétal, éthique, stratégique, scientifique et industriel).

Automesure numérique contribue à l’augmentation des données numériques de Santé (Big Data, méthodes avancées de traitement dont celles de l’IA).

Idéalement, les fonctions et les données d’un dispositif d’automesure doivent s’intégrer dans le système d’information (SI) qui est le support des processus de prise en charge et de suivi du patient. L’interopérabilité de ces dispositifs est un facteur clé de cette intégration.

Problématiques rencontrées :

  • Aspects métrologiques : qualité des capteurs et des données générées peut varier selon les fabricants et les versions. Privilégier les dispositifs qui ont été validés et qui respectent des normes techniques de qualité (marquage CE, réglementation DM « dispositif médical »).
  • Interopérabilité avec les logiciels métiers des professionnels de santé.
  • Hétérogénéité des données, gestion en silo des applications/dispositifs → difficulté pour gérer les flux de données et avoir une vision cohérente des mesures.
  • Interopérabilité et intégration avec les logiciels utilisés par les professionnels de santé.
  • Aspects éthiques : du côté du professionnel (être en capacité de mesurer, assurer le rythme des analyses des flux de données) et du côté du patient (engagement dans la durée).


5.  Conduite à tenir en pratique (non exhaustive) :

  • Identifier la population cible pour laquelle un type d’automesure numérique est pertinent.
  • Analyser le contexte médical, les besoins et des attentes des acteurs (professionnels de santé impliqués et patient).
  • Apprécier l’utilisabilité au regard du contexte spécifique du patient (médical, mais aussi culturel, économique, cognitif, social, géographique ou technique).
  • Savoir apprécier les qualités d’un dispositif au regard des évaluations disponibles.
  • Avoir des garanties concernant la sécurité et la confidentialité des données.
  • Clairement établir avec les acteurs : le degré d’autonomie du patient et le relai de prise en charge par un professionnel de santé.
  • Donner au patient l’information appropriée pour l’acceptation et pour la bonne utilisation du dispositif d’automesure numérique.
  • Reconsidérer les usages dans la pratique médicale en tenant compte de l’évolutivité des dispositifs d’automesure.



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1.  Définition de l’automesure numérique

Utilisation par le patient d’outils numériques pour capter, mesurer, et enregistrer, des paramètres personnels ayant un intérêt dans le champ de la santé individuelle et/ou de santé publique. On parle aussi de quantify self.

Constitué d’une partie physique (ex: capteur, son électronique) et d’une partie logicielle (traitement de l’information/signal).

2.  Finalités de l’automesure numérique

Exemples de paramètres accessibles à l’automesure : poids, température, pression artérielle, déplacements du sujet (nombre de pas), glycémie, INR, pression en oxygène du sang, images de zones du corps, etc.

Finalités possibles : dépistage, prévention, éducation thérapeutique, surveillance ou meilleure compréhension d’une maladie chronique ou aiguë, ou plus généralement d’un aspect de l’état de santé. L’automesure de paramètres ciblés est un outil essentiel pour optimiser le suivi de certaines pathologies. C’est par exemple le cas de l’automesure de la pression artérielle dans le suivi de l’HTA, ou de la glycémie dans le suivi du diabète.

Contribution à l’autonomisation et responsabilisation du patient. Mais attention au risque de passage vers une autogestion conduisant à un isolement du patient.

3.  Contexte de l’automesure

Domaine en évolution constante (technologie, législation, économie/remboursement, intérêt médical) → se tenir régulièrement informé des évolutions → veille informationnelle nécessaire.

Qualité + fiabilité + bonne compréhension de l’utilisation par le patient sont nécessaires (surtout lorsque usage médical).

Privilégier les appareils validés (dispositif médical avec marquage CE) + conseils d’un professionnel de santé pour expliquer le principe de fonctionnement et le bon usage en fonction du contexte médical.

Un type d’automesure numérique peut n’avoir aucun intérêt dans un contexte médical donné, mais être pertinent dans un autre.

La pertinence de l’automesure numérique s’apprécie toujours au regard du contexte médical, mais également au regard des risques éventuels d’un mésusage, des capacités du patient et de son environnement.

L’intérêt médical de l’automesure numérique doit se baser sur des résultats d’évaluations menées dans le cadre d’études scientifiques méthodologiquement bien conduites.

4.  Les données de l’automesure numérique

Génère des données à caractère personnel sensibles (enjeu sociétal, éthique, stratégique, scientifique et industriel).

Automesure numérique contribue à l’augmentation des données numériques de Santé (Big Data, méthodes avancées de traitement dont celles de l’IA).

Idéalement, les fonctions et les données d’un dispositif d’automesure doivent s’intégrer dans le système d’information (SI) qui est le support des processus de prise en charge et de suivi du patient. L’interopérabilité de ces dispositifs est un facteur clé de cette intégration.

Problématiques rencontrées :

  • Aspects métrologiques : qualité des capteurs et des données générées peut varier selon les fabricants et les versions. Privilégier les dispositifs qui ont été validés et qui respectent des normes techniques de qualité (marquage CE, réglementation DM « dispositif médical »).
  • Interopérabilité avec les logiciels métiers des professionnels de santé.
  • Hétérogénéité des données, gestion en silo des applications/dispositifs → difficulté pour gérer les flux de données et avoir une vision cohérente des mesures.
  • Interopérabilité et intégration avec les logiciels utilisés par les professionnels de santé.
  • Aspects éthiques : du côté du professionnel (être en capacité de mesurer, assurer le rythme des analyses des flux de données) et du côté du patient (engagement dans la durée).


5.  Conduite à tenir en pratique (non exhaustive) :

  • Identifier la population cible pour laquelle un type d’automesure numérique est pertinent.
  • Analyser le contexte médical, les besoins et des attentes des acteurs (professionnels de santé impliqués et patient).
  • Apprécier l’utilisabilité au regard du contexte spécifique du patient (médical, mais aussi culturel, économique, cognitif, social, géographique ou technique).
  • Savoir apprécier les qualités d’un dispositif au regard des évaluations disponibles.
  • Avoir des garanties concernant la sécurité et la confidentialité des données.
  • Clairement établir avec les acteurs : le degré d’autonomie du patient et le relai de prise en charge par un professionnel de santé.
  • Donner au patient l’information appropriée pour l’acceptation et pour la bonne utilisation du dispositif d’automesure numérique.
  • Reconsidérer les usages dans la pratique médicale en tenant compte de l’évolutivité des dispositifs d’automesure.


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