Les radiations ionisantes sont des radiations capables de créer des ionisations dans la matière qu’elles traversent par « arrachement » d’électrons aux atomes des molécules du milieu.
Les photons correspondent à des « grains » d’énergie sans masse, se déplaçant à la vitesse de la lumière et trans- portés par une onde électromagnétique.
On distingue les photons gamma, produits lors de la désintégration d’atomes radioactifs naturels ou artificiels, cobalt (Co60), iridium (Ir192), césium (Cs137), et les photons X, produits lors des interactions électrons-matière. En radiothérapie, il s’agit de photons produits par des tubes à rayons X ou par des accélérateurs linéaires à usage médical. À énergie égale, photons gamma ou X ont des propriétés biologiques identiques : seuls les distinguent leurs modes de production.
Les électrons correspondent à des particules élémentaires de matière chargée négativement. La masse d’un élec- tron est environ deux mille fois plus petite que celle des particules constituant le noyau de l’atome (neutrons et protons). En radiothérapie, on utilise essentiellement des électrons produits par les accélérateurs linéaires (dans une gamme d’énergie allant de 4 à 32 MeV).
Le Gray (Gy) est l’unité de dose en radiothérapie.
Il s’agit d’une unité de dose absorbée, correspondant à une absorption d’énergie d’1 joule par Kg (1 Gy = 1 J.Kg-1).
C’est la forme d’irradiation la plus utilisée. Elle fait appel à un équipement lourd, les accélérateurs de particules.
La source d’énergie est à distance du volume à irradier. Les radiations ionisantes traversent l’air, puis les tissus sains et déposent leur énergie en profondeur, détruisant ainsi les cellules tumorales. La multiplication des fais- ceaux d’irradiation permet de concentrer l’énergie dans la tumeur et de ne pas irradier à haute dose les tissus sains traversés.
La radiothérapie de conformation est de plus en plus utilisée et demande l’acquisition d’un équipement lourd qui associe un accélérateur linéaire (avec un système de collimation permettant d’obtenir un faisceau de forme complexe grâce à l’interposition dans le faisceau primaire de lames ou « collimateur multi-lames ») et un système informatique sophistiqué permettant l’acquisition des images anatomiques en trois dimensions. Des moyens de contention (masques, matelas…) et de vérification du repositionnement du patient (imagerie portale) permettent d’assurer une reproductibilité parfaite de l’installation d’un jour à l’autre du traitement.
Le choix du rayonnement est fonction de la localisation de la tumeur. Les lésions superficielles peuvent être trai- tées par des électrons qui pénètrent sur quelques centimètres. Les lésions plus profondes sont traitées par des photons, d’énergie variable de 5 à 25 MV : 6 MV pour un cancer du sein ou un cancer de la sphère ORL, 10 à 25 MV pour un cancer bronchique, abdominal ou pelvien.
Cette méthode utilise des sources radioactives mises en place à l’intérieur de l’organisme. On distingue la curie- thérapie interstitielle (les sources sont placées à l’intérieur du tissu à irradier) et la curiethérapie endo-cavitaire ou intra-luminale où les sources sont introduites dans une cavité naturelle au contact ou à faible proximité du tissu à irradier. Durant le temps pendant lequel les sources sont à l’intérieur de l’organisme, l’irradiation est continue. Elle dure de quelques minutes à quelques jours, en fonction du débit utilisé (haut débit = quelques minutes), et de la dose à délivrer.
En France, on utilise comme sources radioactives l’iridium (Ir192) et le césium (Cs137).
L’intérêt de la curiethérapie par rapport à l’irradiation externe est de délivrer en un faible laps de temps une dose forte dans un très petit volume, car la dose chute très vite en périphérie du volume irradié.
La radiothérapie interne vectorisée (RIV) est une technique de traitement des cancers consistant à administrer généralement par voie systémique un médicament radiopharmaceutique (MRP).
Ce MRP est constitué d’un vecteur (protéine analogue, anticorps…) ciblant spécifiquement la tumeur (récepteur, antigène…) marqué par un isotope radioactif émetteur de rayonnements ionisants d’énergie suffisante pour irradier les cellules tumorales et de faible parcours dans la matière pour limiter les effets indésirables aux tissus sains. Les principales indications actuelles concernent le traitement des tumeurs neuro-endocrines (ciblage des récepteurs à la somatostatine SSR) et prostatiques (ciblage d’antigène membranaire spécifique de prostate PSMA) métastatiques.
La radiothérapie interne métabolique par iode 131 des cancers thyroïdien se fait par voie orale et ne nécessite pas l’utilisation d’un vecteur, l’élément chimique utilisé étant physiologiquement métabolisé par les cellules thyroïdiennes.
La radio-embolisation intra-artérielle hépatique ou radiothérapie interne sélective (RIS) utilise des microsphères radioactives administrées après cathétérisme sélectif du réseau artériel vascularisant la tumeur.
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Les radiations ionisantes sont des radiations capables de créer des ionisations dans la matière qu’elles traversent par « arrachement » d’électrons aux atomes des molécules du milieu.
Les photons correspondent à des « grains » d’énergie sans masse, se déplaçant à la vitesse de la lumière et trans- portés par une onde électromagnétique.
On distingue les photons gamma, produits lors de la désintégration d’atomes radioactifs naturels ou artificiels, cobalt (Co60), iridium (Ir192), césium (Cs137), et les photons X, produits lors des interactions électrons-matière. En radiothérapie, il s’agit de photons produits par des tubes à rayons X ou par des accélérateurs linéaires à usage médical. À énergie égale, photons gamma ou X ont des propriétés biologiques identiques : seuls les distinguent leurs modes de production.
Les électrons correspondent à des particules élémentaires de matière chargée négativement. La masse d’un élec- tron est environ deux mille fois plus petite que celle des particules constituant le noyau de l’atome (neutrons et protons). En radiothérapie, on utilise essentiellement des électrons produits par les accélérateurs linéaires (dans une gamme d’énergie allant de 4 à 32 MeV).
Le Gray (Gy) est l’unité de dose en radiothérapie.
Il s’agit d’une unité de dose absorbée, correspondant à une absorption d’énergie d’1 joule par Kg (1 Gy = 1 J.Kg-1).
C’est la forme d’irradiation la plus utilisée. Elle fait appel à un équipement lourd, les accélérateurs de particules.
La source d’énergie est à distance du volume à irradier. Les radiations ionisantes traversent l’air, puis les tissus sains et déposent leur énergie en profondeur, détruisant ainsi les cellules tumorales. La multiplication des fais- ceaux d’irradiation permet de concentrer l’énergie dans la tumeur et de ne pas irradier à haute dose les tissus sains traversés.
La radiothérapie de conformation est de plus en plus utilisée et demande l’acquisition d’un équipement lourd qui associe un accélérateur linéaire (avec un système de collimation permettant d’obtenir un faisceau de forme complexe grâce à l’interposition dans le faisceau primaire de lames ou « collimateur multi-lames ») et un système informatique sophistiqué permettant l’acquisition des images anatomiques en trois dimensions. Des moyens de contention (masques, matelas…) et de vérification du repositionnement du patient (imagerie portale) permettent d’assurer une reproductibilité parfaite de l’installation d’un jour à l’autre du traitement.
Le choix du rayonnement est fonction de la localisation de la tumeur. Les lésions superficielles peuvent être trai- tées par des électrons qui pénètrent sur quelques centimètres. Les lésions plus profondes sont traitées par des photons, d’énergie variable de 5 à 25 MV : 6 MV pour un cancer du sein ou un cancer de la sphère ORL, 10 à 25 MV pour un cancer bronchique, abdominal ou pelvien.
Cette méthode utilise des sources radioactives mises en place à l’intérieur de l’organisme. On distingue la curie- thérapie interstitielle (les sources sont placées à l’intérieur du tissu à irradier) et la curiethérapie endo-cavitaire ou intra-luminale où les sources sont introduites dans une cavité naturelle au contact ou à faible proximité du tissu à irradier. Durant le temps pendant lequel les sources sont à l’intérieur de l’organisme, l’irradiation est continue. Elle dure de quelques minutes à quelques jours, en fonction du débit utilisé (haut débit = quelques minutes), et de la dose à délivrer.
En France, on utilise comme sources radioactives l’iridium (Ir192) et le césium (Cs137).
L’intérêt de la curiethérapie par rapport à l’irradiation externe est de délivrer en un faible laps de temps une dose forte dans un très petit volume, car la dose chute très vite en périphérie du volume irradié.
La radiothérapie interne vectorisée (RIV) est une technique de traitement des cancers consistant à administrer généralement par voie systémique un médicament radiopharmaceutique (MRP).
Ce MRP est constitué d’un vecteur (protéine analogue, anticorps…) ciblant spécifiquement la tumeur (récepteur, antigène…) marqué par un isotope radioactif émetteur de rayonnements ionisants d’énergie suffisante pour irradier les cellules tumorales et de faible parcours dans la matière pour limiter les effets indésirables aux tissus sains. Les principales indications actuelles concernent le traitement des tumeurs neuro-endocrines (ciblage des récepteurs à la somatostatine SSR) et prostatiques (ciblage d’antigène membranaire spécifique de prostate PSMA) métastatiques.
La radiothérapie interne métabolique par iode 131 des cancers thyroïdien se fait par voie orale et ne nécessite pas l’utilisation d’un vecteur, l’élément chimique utilisé étant physiologiquement métabolisé par les cellules thyroïdiennes.
La radio-embolisation intra-artérielle hépatique ou radiothérapie interne sélective (RIS) utilise des microsphères radioactives administrées après cathétérisme sélectif du réseau artériel vascularisant la tumeur.