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Traumatismes crâniens de l'enfant : évaluer la gravité et les complications précoces OIC-335-31-A

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Traumatismes crâniens de l'enfant : évaluer la gravité et les complications précoces OIC-335-31-A


D'après les recommandations de la SFMU (2015),

https://www.sfmu.org/upload/70_formation/02_eformation/02_congres/Urgences/urgences2015/donnees/pdf/039.pdf

Le traumatisme crânien est un motif fréquent de consultations, heureusement, la grand majorité (95 %) sont des TC légers, définis par un score de Glasgow (GCS) supérieur ou égal à 13. Parmi ceux-ci, moins de 10 % des enfants présentent effectivement une lésion intracrânienne et moins de 1 % nécessiteront une intervention neurochirurgicale.

l'objectif de la prise en charge est de déterminer quels enfants devront bénéficier d'un scanner et d'une surveillance hospitalière, de ceux pouvant retourner à domicile avec des consignes de surveillance.

Les facteurs de risque de lésions intracrâniennes sont à rechercher chez tout enfant victime d’un traumatisme crânien, afin de pouvoir adapter sa prise en charge :

  • Suspicion de maltraitance
  • âge ≤ 3 mois
  • Perte de connaissance
  • la dangerosité du mécanisme :
    • Accident de la voie publique en automobile si le passager est éjecté du véhicule ou si un autre passager est décédé ou en cas de tonneau ou si la victime est un piéton ou un cycliste non casqué ;
    • chute supérieure à 0,9 m avant l’âge de deux ans (soit la hauteur d'une table) ou supérieure à 1,5 m après l’âge de deux ans ;
    • TC par un objet à forte cinétique...à préciser au cas par cas (coup de marteau etc.)
  • Score de Glasgow pédiatrique inférieur à 15 (le calcul dépend de l'age du patient).
  • Agitation, somnolence, lenteur du discours ou questions répétitives.
  • Pleurs inconsolables ou comportement anormal selon les parents.
  • Signes cliniques d’embarrure ou de lésion de la base du crâne (ecchymose rétroauriculaire, ecchymose péri-orbitaire, otorragie ou hémotympan, rhinorrhée/otorrhée de LCR).
  • Vomissement(s) ou céphalées importantes si l’enfant a plus de 2 ans.
  • Hématome sous-cutané /céphalhématome loccipital, temporal ou pariétal si l’enfant a moins de 2 ans.

Les critères d’hospitalisation suite à un traumatisme crânien, qu'il ait nécessité ou non une imagerie, sont relativement similaires :

  • perte de connaissance
  • mécanisme sévère du traumatisme
  • GCS non revenu à 15 ou comportement anormal selon les parents
  • vomissements ou céphalées importantes (dont la persistance au-delà de 12 heures après le TC pose l’indication d’une imagerie cérébrale)
  • hématome non frontal si l’enfant a moins de 2 ans signes cliniques d’embarrure ou de lésion de la base du crâne
  • présence d'anomalies tomodensitométriques récentes significatives ou
  • impossibilité de réaliser un TDM cérébral malgré son indication
  • la présence d’autres facteurs de risque : intoxication, drogues, alcool, suspicion de maltraitance.

La décision de réaliser une imagerie cérébrale repose sur l’arbre décisionnel du PECARN (« Pediatric Emergency Care Applied Research Network ») selon l’âge de l’enfant, afin de statuer sur les risque de développer des lésions intracrâniennes cliniquement sévères.




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D'après les recommandations de la SFMU (2015),

https://www.sfmu.org/upload/70_formation/02_eformation/02_congres/Urgences/urgences2015/donnees/pdf/039.pdf

Le traumatisme crânien est un motif fréquent de consultations, heureusement, la grand majorité (95 %) sont des TC légers, définis par un score de Glasgow (GCS) supérieur ou égal à 13. Parmi ceux-ci, moins de 10 % des enfants présentent effectivement une lésion intracrânienne et moins de 1 % nécessiteront une intervention neurochirurgicale.

l'objectif de la prise en charge est de déterminer quels enfants devront bénéficier d'un scanner et d'une surveillance hospitalière, de ceux pouvant retourner à domicile avec des consignes de surveillance.

Les facteurs de risque de lésions intracrâniennes sont à rechercher chez tout enfant victime d’un traumatisme crânien, afin de pouvoir adapter sa prise en charge :

  • Suspicion de maltraitance
  • âge ≤ 3 mois
  • Perte de connaissance
  • la dangerosité du mécanisme :
    • Accident de la voie publique en automobile si le passager est éjecté du véhicule ou si un autre passager est décédé ou en cas de tonneau ou si la victime est un piéton ou un cycliste non casqué ;
    • chute supérieure à 0,9 m avant l’âge de deux ans (soit la hauteur d'une table) ou supérieure à 1,5 m après l’âge de deux ans ;
    • TC par un objet à forte cinétique...à préciser au cas par cas (coup de marteau etc.)
  • Score de Glasgow pédiatrique inférieur à 15 (le calcul dépend de l'age du patient).
  • Agitation, somnolence, lenteur du discours ou questions répétitives.
  • Pleurs inconsolables ou comportement anormal selon les parents.
  • Signes cliniques d’embarrure ou de lésion de la base du crâne (ecchymose rétroauriculaire, ecchymose péri-orbitaire, otorragie ou hémotympan, rhinorrhée/otorrhée de LCR).
  • Vomissement(s) ou céphalées importantes si l’enfant a plus de 2 ans.
  • Hématome sous-cutané /céphalhématome loccipital, temporal ou pariétal si l’enfant a moins de 2 ans.

Les critères d’hospitalisation suite à un traumatisme crânien, qu'il ait nécessité ou non une imagerie, sont relativement similaires :

  • perte de connaissance
  • mécanisme sévère du traumatisme
  • GCS non revenu à 15 ou comportement anormal selon les parents
  • vomissements ou céphalées importantes (dont la persistance au-delà de 12 heures après le TC pose l’indication d’une imagerie cérébrale)
  • hématome non frontal si l’enfant a moins de 2 ans signes cliniques d’embarrure ou de lésion de la base du crâne
  • présence d'anomalies tomodensitométriques récentes significatives ou
  • impossibilité de réaliser un TDM cérébral malgré son indication
  • la présence d’autres facteurs de risque : intoxication, drogues, alcool, suspicion de maltraitance.

La décision de réaliser une imagerie cérébrale repose sur l’arbre décisionnel du PECARN (« Pediatric Emergency Care Applied Research Network ») selon l’âge de l’enfant, afin de statuer sur les risque de développer des lésions intracrâniennes cliniquement sévères.



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