Un AVC doit être évoqué devant l'association d’un déficit neurologique focal d’apparition brutale. (déficit neurologique sensitif et/ou moteur ; paralysie faciale ; déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
La nature ischémique ou hémorragique d'un AVC peut être évoquée cliniquement en fonction :
– du contexte:
o on évoquera un infarctus cérébral devant la présence d’une affection cardiaque emboligène connue (valvulopathie, trouble du rythme (réalisation et interprétation d'un électrocardiogramme (ECG)) ou des manifestations antérieures de maladie athéroscléreuse (coronaropathie, artériopathie des membres inférieurs)
o on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse devant des troubles de la coagulation (anomalie des plaquettes, diminution du taux de prothrombine (TP), prescription et suivi d’un traitement par anti-coagulant et/ou antiagrégant)
– des données cliniques:
o on évoquera un infarctus cérébral si la symptomatologie correspond à un territoire artériel (tableau 1)
o on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse si symptomatologie d'hypertension intracrânienne (HTIC) associée précoce (céphalées, nausées, vomissements, coma et troubles de la conscience)
Cependant, seule l'imagerie cérébrale permet à ce jour de faire la différence (demande d’un examen d’imagerie).
Les AIT ont une symptomatologie clinique aussi variée que celle des infarctus cérébraux (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale, anomalie de la vision). Le diagnostic d’AIT est difficile, du fait de la brièveté du phénomène. Il s’agit d’une situation d’urgence nécessitant un interrogatoire « policier » compte tenu des répercussions potentielles (bilan étiologique, complications socioprofessionnelles) d'un diagnostic d'AIT par excès ou par défaut pour le patient.
AIT «probable»: installation rapide, habituellement en moins de 2 minutes, de l'un ou de plusieurs des symptômes suivants.
AIT «possible»: les symptômes suivants sont compatibles avec un AIT mais ne doivent pas faire retenir le diagnostic en première intention s'ils sont isolés :
En revanche, le diagnostic d'AIT devient probable si ces signes s'associent de façon successive ou concomitante, entre eux ou aux signes cités dans le paragraphe « AIT probables ».
Diagnostics différentiels d’AIT:
Tableau 1. Principales manifestations cliniques des infarctus cérébraux en fonction des territoires artériels de la circulation antérieure et postérieure.
| Circulation antérieure
|
Artère ophtalmique | • Cécité monoculaire (anomalie de la vision)
|
| Artère cérébrale antérieure | • Déficit moteur à prédominance crurale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
• Syndrome frontal
| |
| Artère cérébrale moyenne superficielle | • Déficit moteur à prédominance brachiofaciale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)
• Aphasie ou héminégligence (troubles du langage et/ou phonation, anomalie de la vision) | |
| Artère cérébrale moyenne profonde | • Hémiplégie proportionnelle (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)
|
| Circulation postérieure
|
Artère cérébrale postérieure | • Hémianopsie latérale homonyme (anomalie de la vision)
• Hémianesthésie (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
|
| Territoire vertébrobasilaire | • Syndrome alterne (Wallenberg) (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
• Syndrome cérébelleux (nausées, vomissement, vertige et sensation vertigineuse, troubles de déglutition ou fausse-route) • Infarctus médullaire cervical (déficit neurologique sensitif et/ou moteur) • Troubles de vigilance (coma et troubles de conscience) |
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Un AVC doit être évoqué devant l'association d’un déficit neurologique focal d’apparition brutale. (déficit neurologique sensitif et/ou moteur ; paralysie faciale ; déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
La nature ischémique ou hémorragique d'un AVC peut être évoquée cliniquement en fonction :
– du contexte:
o on évoquera un infarctus cérébral devant la présence d’une affection cardiaque emboligène connue (valvulopathie, trouble du rythme (réalisation et interprétation d'un électrocardiogramme (ECG)) ou des manifestations antérieures de maladie athéroscléreuse (coronaropathie, artériopathie des membres inférieurs)
o on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse devant des troubles de la coagulation (anomalie des plaquettes, diminution du taux de prothrombine (TP), prescription et suivi d’un traitement par anti-coagulant et/ou antiagrégant)
– des données cliniques:
o on évoquera un infarctus cérébral si la symptomatologie correspond à un territoire artériel (tableau 1)
o on évoquera une hémorragie intraparenchymateuse si symptomatologie d'hypertension intracrânienne (HTIC) associée précoce (céphalées, nausées, vomissements, coma et troubles de la conscience)
Cependant, seule l'imagerie cérébrale permet à ce jour de faire la différence (demande d’un examen d’imagerie).
Les AIT ont une symptomatologie clinique aussi variée que celle des infarctus cérébraux (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale, anomalie de la vision). Le diagnostic d’AIT est difficile, du fait de la brièveté du phénomène. Il s’agit d’une situation d’urgence nécessitant un interrogatoire « policier » compte tenu des répercussions potentielles (bilan étiologique, complications socioprofessionnelles) d'un diagnostic d'AIT par excès ou par défaut pour le patient.
AIT «probable»: installation rapide, habituellement en moins de 2 minutes, de l'un ou de plusieurs des symptômes suivants.
AIT «possible»: les symptômes suivants sont compatibles avec un AIT mais ne doivent pas faire retenir le diagnostic en première intention s'ils sont isolés :
En revanche, le diagnostic d'AIT devient probable si ces signes s'associent de façon successive ou concomitante, entre eux ou aux signes cités dans le paragraphe « AIT probables ».
Diagnostics différentiels d’AIT:
Tableau 1. Principales manifestations cliniques des infarctus cérébraux en fonction des territoires artériels de la circulation antérieure et postérieure.
| Circulation antérieure
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Artère ophtalmique | • Cécité monoculaire (anomalie de la vision)
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| Artère cérébrale antérieure | • Déficit moteur à prédominance crurale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
• Syndrome frontal
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| Artère cérébrale moyenne superficielle | • Déficit moteur à prédominance brachiofaciale (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)
• Aphasie ou héminégligence (troubles du langage et/ou phonation, anomalie de la vision) | |
| Artère cérébrale moyenne profonde | • Hémiplégie proportionnelle (déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale)
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| Circulation postérieure
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Artère cérébrale postérieure | • Hémianopsie latérale homonyme (anomalie de la vision)
• Hémianesthésie (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
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| Territoire vertébrobasilaire | • Syndrome alterne (Wallenberg) (déficit neurologique sensitif et/ou moteur)
• Syndrome cérébelleux (nausées, vomissement, vertige et sensation vertigineuse, troubles de déglutition ou fausse-route) • Infarctus médullaire cervical (déficit neurologique sensitif et/ou moteur) • Troubles de vigilance (coma et troubles de conscience) |