Connaître les modalités du diagnostic d'une désinsertion de prothèse valvulaire, incluant l'hémolyse
Origines des désinsertions de prothèse (précoe; moyen ou long terme)? Tableau clinique? Examen physique, que retrouve-t-on? Examen clef? Que retrouve-t-on en biologique? PEC?
Les désinsertions de prothèse ont principalement deux origines :
- En cas de survenue précoce : un lâchage de suture de la prothèse ou fuite paravalvulaire du fait de calcifications importantes
- En cas de survenue à moyen ou long terme : endocardite infectieuse délabrante, qu’il convient de rechercher systématiquement
Le tableau clinique est variable, en lien notamment avec la sévérité de
la régurgitation induite, de la vitesse d’installation. Cette
désinsertion peut donc être tout à fait asymptomatique ou bien aller
jusqu’à l’état de choc cardiogénique.
L’examen physique retrouve un souffle de régurgitation, diastolique au
foyer aortique pour une prothèse en position aortique, et systolique au
foyer mitral pour une prothèse en position mitrale.
L’examen clé est avant tout l’ETT, généralement complétée par une ETO. Le doppler couleur permet de mettre en évidence une fuite paraprothétique, c’est-à-dire entre la prothèse et l’anneau valvulaire natif. L’échographie permet de quantifier la fuite, évaluer son retentissement notamment sur le ventricule gauche.
La réalisation d’hémoculture doit être systématique pour ne pas méconnaitre une endocardite infectieuse.
Du point de vue biologique, on retrouve généralement un syndrome inflammatoire aspécifique et parfois, une hémolyse. En cas d’hémolyse, les LDH sont donc augmentés associés à une baisse de l’haptoglobine. La présence de schizocytes signe l’origine mécanique de l’anémie.
La prise en charge est complexe. Si la désinsertion reste modérée,
stable, asymptomatique et sans retentissement à l’ETT, une surveillance
simple peut suffire. En cas de complication, une prise en charge
interventionnelle ou chirurgicale peut être nécessaire.
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Connaître les modalités du diagnostic d'une désinsertion de prothèse valvulaire, incluant l'hémolyse
Origines des désinsertions de prothèse (précoe; moyen ou long terme)? Tableau clinique? Examen physique, que retrouve-t-on? Examen clef? Que retrouve-t-on en biologique? PEC?
Les désinsertions de prothèse ont principalement deux origines :
- En cas de survenue précoce : un lâchage de suture de la prothèse ou fuite paravalvulaire du fait de calcifications importantes
- En cas de survenue à moyen ou long terme : endocardite infectieuse délabrante, qu’il convient de rechercher systématiquement
Le tableau clinique est variable, en lien notamment avec la sévérité de
la régurgitation induite, de la vitesse d’installation. Cette
désinsertion peut donc être tout à fait asymptomatique ou bien aller
jusqu’à l’état de choc cardiogénique.
L’examen physique retrouve un souffle de régurgitation, diastolique au
foyer aortique pour une prothèse en position aortique, et systolique au
foyer mitral pour une prothèse en position mitrale.
L’examen clé est avant tout l’ETT, généralement complétée par une ETO. Le doppler couleur permet de mettre en évidence une fuite paraprothétique, c’est-à-dire entre la prothèse et l’anneau valvulaire natif. L’échographie permet de quantifier la fuite, évaluer son retentissement notamment sur le ventricule gauche.
La réalisation d’hémoculture doit être systématique pour ne pas méconnaitre une endocardite infectieuse.
Du point de vue biologique, on retrouve généralement un syndrome inflammatoire aspécifique et parfois, une hémolyse. En cas d’hémolyse, les LDH sont donc augmentés associés à une baisse de l’haptoglobine. La présence de schizocytes signe l’origine mécanique de l’anémie.
La prise en charge est complexe. Si la désinsertion reste modérée,
stable, asymptomatique et sans retentissement à l’ETT, une surveillance
simple peut suffire. En cas de complication, une prise en charge
interventionnelle ou chirurgicale peut être nécessaire.