Les 6 grandes catégories de troubles du sommeil d’après ICDS-3 sont :
L’insomnie est une plainte de difficulté à s’endormir ou à rester endormi (trouble du maintien du sommeil ou réveil trop précoce) ou temps de sommeil < 6 heures, dans un contexte adéquat de sommeil de nuit et qui a des répercussions sur le fonctionnement diurne (fatigue, troubles de l’attention, de la mémoire, de l’humeur, du comportement, somnolence diurne). Elle peut être chronique si elle survient au moins 3 fois par semaine depuis au moins 3 mois ou aigue si elle dure depuis moins de 3 mois.
La prévalence de l’insomnie chronique dans la population générale est de 10%, plus fréquente chez la femme et le sujet âgé.
Les facteurs prédisposant de l’insomnie sont le sexe féminin, la prédisposition génétique, les faibles revenus, une personnalité perfectionniste.
Les facteurs déclenchants de l’insomnie peuvent être un deuil, une séparation, le chômage, un changement du rythme veille-sommeil et un usage de médicaments (corticoïdes, bêtabloquants) ou excitants (caféine, nicotine).
Les comorbidités de l’insomnie sont : les troubles psychiatriques (dépression, anxiété) et les pathologies médicales (apnées du sommeil, douleurs, handicap, syndrome des jambes sans repos, asthme nocturne, reflux gastro-œsophagien, traumatisme crânien).
Connaître les particularités de l’insomnie de l’enfant
La prévalence de l’insomnie est élevée à 25-50% des enfants de moins de 5 ans, à 16-27% des enfants en âge scolaire de 6 à 12 ans et à 17-39% des adolescents.
L'insomnie est caractérisée par un trouble du maintien du sommeil (éveils nocturnes fréquents) chez l’enfant de moins de 2 ans et par une insomnie d’initiation de sommeil (difficultés d'endormissement) chez les enfants de plus de 2 ans.
Les causes de l’insomnie chez l’enfant sont :
1. Insomnie comportementale
a. liée au mode de vie familial ou culturel : bruit, horaires des parents (rythme de travail, couchers et levers), co-sleeping, temps passé devant les écrans surtout au moment de l’endormissement
b. conditionnement anormal à l’endormissement lié au comportement des parents (70% des étiologies de l’insomnie du jeune enfant):
-au moment du coucher par endormissement inapproprié (présence des parents ou enfant dans le lit des parents ou dans les bras, bercement, biberon, télé)
-malentendu (interventions précoces < 5min)
c. absences de limites : opposition au coucher et éveils nocturnes
d. erreurs alimentaires
-quantitatives : alimentation insuffisante (faim) ou excessive (reflux gastro-œsophagien, vomissement, vessie pleine...) ou faible nombre de repas
-qualitatives : allaitement prolongé, alimentation nocturne ou contenu déséquilibré (insuffisante en graisses, excessive en sucres (diarrhée, coliques) ou en protéines (énurésie, soif))
e. mauvaise organisation des siestes (à partir de 2 ans, il y a une corrélation négative entre la durée du sommeil diurne et celle du sommeil nocturne).
2. Insomnies symptomatiques :
a. causes organiques : douleur (coliques, poussées dentaires), reflux gastro-œsophagien, infection ORL (otites), urinaires, hernies, tumeurs, maladies neurologiques (retard mental, déficits neuro-sensoriels), dermatologiques (eczéma, prurit), respiratoires (asthme, SAOS), allergies alimentaires (allergie aux protéines de lait de vache, intolérances alimentaires), médicaments psychostimulantes (corticoïdes, β2mimétiques, Ritaline) syndrome jambes sans repos: 0,5% enfants, 1% adolescents
b. causes psychologiques : facteurs psychoaffectifs, anxiété, dépression
Chez l’adolescent :
A l’adolescence peuvent apparaitre des difficultés d’endormissement avec « retard de phase » et une tendance à la « privation de sommeil » (2h de manque de sommeil en moyenne par rapport au besoin physiologique) associées à une fatigue diurne et somnolence matinale.
Cette période est caractérisée par un retard physiologique de phase, une tendance physiologique au coucher et au lever tardifs liée aux modifications psychosociales et émotionnelles déterminées par la puberté. Il s’accompagne d’une diminution du sommeil profond et une augmentation de sommeil lent léger et de la latence d’endormissement. Il existe une tendance de récupération de la dette de sommeil pendant le weekend avec coucher tardif et réveil tardif qui renforcera le retard de phase et la dette de sommeil dans la semaine.
Le retard de phase est physiologique au départ mais, en l’absence des mesures hygiéniques de vie et de sommeil, il pourrait devenir pathologique avec des conséquences neuropsychologiques et métaboliques liée à l’insuffisance de sommeil.
Les facteurs favorisants sont : la diminution du contrôle familial (moins de règles), la pression scolaire et sociale, l’usage des écrans, la consommation d’excitants.
Particularités de l’insomnie chez l’enfant : thérapie cognitive-comportementale, pas de traitement médicamenteux hors Mélatonine.
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Les 6 grandes catégories de troubles du sommeil d’après ICDS-3 sont :
L’insomnie est une plainte de difficulté à s’endormir ou à rester endormi (trouble du maintien du sommeil ou réveil trop précoce) ou temps de sommeil < 6 heures, dans un contexte adéquat de sommeil de nuit et qui a des répercussions sur le fonctionnement diurne (fatigue, troubles de l’attention, de la mémoire, de l’humeur, du comportement, somnolence diurne). Elle peut être chronique si elle survient au moins 3 fois par semaine depuis au moins 3 mois ou aigue si elle dure depuis moins de 3 mois.
La prévalence de l’insomnie chronique dans la population générale est de 10%, plus fréquente chez la femme et le sujet âgé.
Les facteurs prédisposant de l’insomnie sont le sexe féminin, la prédisposition génétique, les faibles revenus, une personnalité perfectionniste.
Les facteurs déclenchants de l’insomnie peuvent être un deuil, une séparation, le chômage, un changement du rythme veille-sommeil et un usage de médicaments (corticoïdes, bêtabloquants) ou excitants (caféine, nicotine).
Les comorbidités de l’insomnie sont : les troubles psychiatriques (dépression, anxiété) et les pathologies médicales (apnées du sommeil, douleurs, handicap, syndrome des jambes sans repos, asthme nocturne, reflux gastro-œsophagien, traumatisme crânien).
Connaître les particularités de l’insomnie de l’enfant
La prévalence de l’insomnie est élevée à 25-50% des enfants de moins de 5 ans, à 16-27% des enfants en âge scolaire de 6 à 12 ans et à 17-39% des adolescents.
L'insomnie est caractérisée par un trouble du maintien du sommeil (éveils nocturnes fréquents) chez l’enfant de moins de 2 ans et par une insomnie d’initiation de sommeil (difficultés d'endormissement) chez les enfants de plus de 2 ans.
Les causes de l’insomnie chez l’enfant sont :
1. Insomnie comportementale
a. liée au mode de vie familial ou culturel : bruit, horaires des parents (rythme de travail, couchers et levers), co-sleeping, temps passé devant les écrans surtout au moment de l’endormissement
b. conditionnement anormal à l’endormissement lié au comportement des parents (70% des étiologies de l’insomnie du jeune enfant):
-au moment du coucher par endormissement inapproprié (présence des parents ou enfant dans le lit des parents ou dans les bras, bercement, biberon, télé)
-malentendu (interventions précoces < 5min)
c. absences de limites : opposition au coucher et éveils nocturnes
d. erreurs alimentaires
-quantitatives : alimentation insuffisante (faim) ou excessive (reflux gastro-œsophagien, vomissement, vessie pleine...) ou faible nombre de repas
-qualitatives : allaitement prolongé, alimentation nocturne ou contenu déséquilibré (insuffisante en graisses, excessive en sucres (diarrhée, coliques) ou en protéines (énurésie, soif))
e. mauvaise organisation des siestes (à partir de 2 ans, il y a une corrélation négative entre la durée du sommeil diurne et celle du sommeil nocturne).
2. Insomnies symptomatiques :
a. causes organiques : douleur (coliques, poussées dentaires), reflux gastro-œsophagien, infection ORL (otites), urinaires, hernies, tumeurs, maladies neurologiques (retard mental, déficits neuro-sensoriels), dermatologiques (eczéma, prurit), respiratoires (asthme, SAOS), allergies alimentaires (allergie aux protéines de lait de vache, intolérances alimentaires), médicaments psychostimulantes (corticoïdes, β2mimétiques, Ritaline) syndrome jambes sans repos: 0,5% enfants, 1% adolescents
b. causes psychologiques : facteurs psychoaffectifs, anxiété, dépression
Chez l’adolescent :
A l’adolescence peuvent apparaitre des difficultés d’endormissement avec « retard de phase » et une tendance à la « privation de sommeil » (2h de manque de sommeil en moyenne par rapport au besoin physiologique) associées à une fatigue diurne et somnolence matinale.
Cette période est caractérisée par un retard physiologique de phase, une tendance physiologique au coucher et au lever tardifs liée aux modifications psychosociales et émotionnelles déterminées par la puberté. Il s’accompagne d’une diminution du sommeil profond et une augmentation de sommeil lent léger et de la latence d’endormissement. Il existe une tendance de récupération de la dette de sommeil pendant le weekend avec coucher tardif et réveil tardif qui renforcera le retard de phase et la dette de sommeil dans la semaine.
Le retard de phase est physiologique au départ mais, en l’absence des mesures hygiéniques de vie et de sommeil, il pourrait devenir pathologique avec des conséquences neuropsychologiques et métaboliques liée à l’insuffisance de sommeil.
Les facteurs favorisants sont : la diminution du contrôle familial (moins de règles), la pression scolaire et sociale, l’usage des écrans, la consommation d’excitants.
Particularités de l’insomnie chez l’enfant : thérapie cognitive-comportementale, pas de traitement médicamenteux hors Mélatonine.