Les anomalies du médiastin chez l’enfant sont en général des syndromes de masse qui peuvent correspondre à des causes multiples (malformatives, vasculaires, infectieuses, tumorales bénignes ou malignes). La démarche diagnostique prend en compte l’âge de l’enfant et la topographie lésionnelle sur la radiographie thoracique de face, examen de première intention. En cas de doute à la radiographie, l'échographie est le premier examen à effectuer chez le bébé et le jeune enfant. Le scanner et l’IRM sont des examens de deuxième intention, essentiellement dans la pathologie tumorale ou chez l'enfant plus âgé. Plus l’enfant est jeune, plus on préférera l’IRM au scanner pour des raisons d’irradiation. Chez le nourrisson, les lésions les plus fréquentes sont les malformations (kyste bronchogénique, duplication œsophagienne…), les neuroblastomes et les tératomes. Chez l’enfant plus âgé (après 7 ans), les lésions les plus fréquentes sont les hémopathies malignes (lymphome, leucémie).
Identification d’une image médiastinale anormale
La lecture de la radiographie de face consiste à repérer l’anomalie et à identifier sa topographie (médiastin antérieur, moyen ou postérieur) ce qui passe par l’analyse des contours et des lignes du médiastin. Les lignes de réflexion du médiastin se forment lorsque le rayon X est tangent à l’interface entre deux milieux de densité différente (Figure 1).
En général, une masse médiastinale présente en radiographie :
Une masse médiastinale pourra, selon sa topographie et sa taille, déformer les contours du médiastin, refouler ou effacer des lignes médiastinales, ou déterminer certains signes caractéristiques facilitant le diagnostic (Figures 2-5).
Figure 5. Signe de l’iceberg. Les bords externes de la masse (flèches) restent visibles au travers de l’opacité abdominale ce qui traduit une localisation intrathoracique pure, en arrière de la coupole gauche comme démontré par le scanner. Il s’agissait d’un neuroblastome chez une petite fille de 2 ans.
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Les anomalies du médiastin chez l’enfant sont en général des syndromes de masse qui peuvent correspondre à des causes multiples (malformatives, vasculaires, infectieuses, tumorales bénignes ou malignes). La démarche diagnostique prend en compte l’âge de l’enfant et la topographie lésionnelle sur la radiographie thoracique de face, examen de première intention. En cas de doute à la radiographie, l'échographie est le premier examen à effectuer chez le bébé et le jeune enfant. Le scanner et l’IRM sont des examens de deuxième intention, essentiellement dans la pathologie tumorale ou chez l'enfant plus âgé. Plus l’enfant est jeune, plus on préférera l’IRM au scanner pour des raisons d’irradiation. Chez le nourrisson, les lésions les plus fréquentes sont les malformations (kyste bronchogénique, duplication œsophagienne…), les neuroblastomes et les tératomes. Chez l’enfant plus âgé (après 7 ans), les lésions les plus fréquentes sont les hémopathies malignes (lymphome, leucémie).
Identification d’une image médiastinale anormale
La lecture de la radiographie de face consiste à repérer l’anomalie et à identifier sa topographie (médiastin antérieur, moyen ou postérieur) ce qui passe par l’analyse des contours et des lignes du médiastin. Les lignes de réflexion du médiastin se forment lorsque le rayon X est tangent à l’interface entre deux milieux de densité différente (Figure 1).
En général, une masse médiastinale présente en radiographie :
Une masse médiastinale pourra, selon sa topographie et sa taille, déformer les contours du médiastin, refouler ou effacer des lignes médiastinales, ou déterminer certains signes caractéristiques facilitant le diagnostic (Figures 2-5).
Figure 5. Signe de l’iceberg. Les bords externes de la masse (flèches) restent visibles au travers de l’opacité abdominale ce qui traduit une localisation intrathoracique pure, en arrière de la coupole gauche comme démontré par le scanner. Il s’agissait d’un neuroblastome chez une petite fille de 2 ans.