Les effets du vieillissement sur l’organisme se caractérisent par une vulnérabilité des personnes âgées vis-à-vis de certaines maladies ou agressions, liée à une diminution des capacités de réserve de l’organisme. En conditions basales, sans besoin de puiser dans ses réserves fonctionnelles, la personne âgée reste asymptomatique. Mais l'agression de l'organisme (effort, stress ou maladies aiguës) peut par contre démasquer la vulnérabilité de la personne âgée, le rendant symptomatique ou favorisant un moins bon pronostic. Toutes les personnes âgées ne sont pas vulnérables. A cette vulnérabilité induite par le vieillissement (voir infra), s’ajoute la vulnérabilité induite par des séquelles de maladies passées et par les conséquences des maladies chroniques.
La fragilité est un syndrome gériatrique mesurable, qui permet d’appréhender de manière plus globale la vulnérabilité du sujet âgé, reposant sur la présence d'au moins 3 critères de Fried sur 5 (Perte de poids, Fatigue subjective, diminution de l'Activité physique, vitesse de marche, force de préhension). Tous les sujets âgés ne sont pas fragiles. La fragilité est associée à un moins bon pronostic, à un déclin fonctionnel, au risque d'entrer en institution. Le grand intérêt du concept de fragilité est qu'il est parfois réversible et donc améliorable par des interventions ciblées comme la nutrition, l’activité physique, l’activité sociale, les traitements...
Finalement, la diminution des capacités fonctionnelles survenant au cours du vieillissement limite les réponses de l’organisme dans les situations de stress qui nécessitent la mise en jeu des capacités fonctionnelles de réserve. Cette diminution peut être limitée et n’avoir aucune conséquence, chez un sujet totalement autonome, avec une bonne activité physique et dans l’interaction sociale, dans le cadre d’un vieillissement réussi. A l’opposé, elle peut rendre le patient vulnérable au moindre évènement intercurrent, en particulier lorsque différentes pathologies s’ajoutent à l’effet de l’âge. On parle alors de vieillissement pathologique, ce qui est un abus de langage et ne connaît pas de définition précise.
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Les effets du vieillissement sur l’organisme se caractérisent par une vulnérabilité des personnes âgées vis-à-vis de certaines maladies ou agressions, liée à une diminution des capacités de réserve de l’organisme. En conditions basales, sans besoin de puiser dans ses réserves fonctionnelles, la personne âgée reste asymptomatique. Mais l'agression de l'organisme (effort, stress ou maladies aiguës) peut par contre démasquer la vulnérabilité de la personne âgée, le rendant symptomatique ou favorisant un moins bon pronostic. Toutes les personnes âgées ne sont pas vulnérables. A cette vulnérabilité induite par le vieillissement (voir infra), s’ajoute la vulnérabilité induite par des séquelles de maladies passées et par les conséquences des maladies chroniques.
La fragilité est un syndrome gériatrique mesurable, qui permet d’appréhender de manière plus globale la vulnérabilité du sujet âgé, reposant sur la présence d'au moins 3 critères de Fried sur 5 (Perte de poids, Fatigue subjective, diminution de l'Activité physique, vitesse de marche, force de préhension). Tous les sujets âgés ne sont pas fragiles. La fragilité est associée à un moins bon pronostic, à un déclin fonctionnel, au risque d'entrer en institution. Le grand intérêt du concept de fragilité est qu'il est parfois réversible et donc améliorable par des interventions ciblées comme la nutrition, l’activité physique, l’activité sociale, les traitements...
Finalement, la diminution des capacités fonctionnelles survenant au cours du vieillissement limite les réponses de l’organisme dans les situations de stress qui nécessitent la mise en jeu des capacités fonctionnelles de réserve. Cette diminution peut être limitée et n’avoir aucune conséquence, chez un sujet totalement autonome, avec une bonne activité physique et dans l’interaction sociale, dans le cadre d’un vieillissement réussi. A l’opposé, elle peut rendre le patient vulnérable au moindre évènement intercurrent, en particulier lorsque différentes pathologies s’ajoutent à l’effet de l’âge. On parle alors de vieillissement pathologique, ce qui est un abus de langage et ne connaît pas de définition précise.