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Connaître les grands principes du traitement antirétroviral OIC-169-14-A

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Connaître les grands principes du traitement antirétroviral OIC-169-14-A

Il existe cinq classes d’antirétroviraux fréquemment utilisés.

PRINCIPAUX ANTIRÉTROVIRAUX (ARV) ACTUELLEMENT UTILISÉS
CLASSE PRINCIPAUX ARV RECOMMANDÉS REMARQUES


INTI

Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse

Tenofovir DF

Tenofovir Alafenamide Abacavir

Lamivudine

Emtricitabine


Utilisés sous forme de comprimés combinés à dose fixe :

–  tenofovir DF + emtricitabine disponible en générique (Truvada®)

–  abacavir + lamivudine disponible en générique (Kivexa®)

INNTI

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse


Rilpivirine

Doravirine

Rilpivirine : existe sous forme d’association à doses fixes avec 2  INTI (tenofovir DF ou alafénamide et emtricitabine), réalisant la trithérapie en un seul comprimé (Eviplera® ou Odefsey®)

Doravirine ; existe sous forme d’association a doses fixes avec 2 INTI (tenofovir DF et lamivudine), réalisant la trithérapie en un seul comprimé (Delstrigo®)

L'efavirenz n'est plus recommandé en première intention.

IP

Inhibiteurs de protéase


Darunavir

Toujours associé à de faibles doses de ritonavir, un autre IP, utilisé ici seulement comme « booster » pharmacologique, Génériqué.


/r


Ritonavir

« Booster » pharmacologique, pas utilisé comme antirétroviral, Génériqué.


INI

Inhibiteurs d’intégrase

Raltégravir

Elvitégravir

Dolutégravir

Bictégravir


Il existe des associations à doses fixes.

Objectifs du traitement antirétroviral:

·      restaurer et maintenir un taux de LT CD4 > 500/mm3

·      réduire le risque de complications cliniques

·      réduire le risque de transmission du VIH


Comment ?

en rendant la charge virale VIH plasmatique indétectable grâce au traitement antirétroviral

N’oubliez pas que le traitement est virustatique et non pas virucide. Dès l’arrêt du traitement, la réplication virale reprend.


Qui et quand traiter ?

Depuis 2013, il est recommandé de traiter toute personne séropositive pour le VIH, quelque soit le taux de LT CD4.

Avec les nouvelles générations d’antirétroviraux, simples à prendre et bien tolérées, il n’est pas justifié, aujourd’hui, de différer l’instauration d’un traitement antirétroviral dans le cadre d’une découverte d’infection par le VIH (stratégie de « test & treat ») sauf exceptions.


Prise en charge initiale :

•       Prise en charge globale

•       Établir une relation de confiance

•       Prendre en compte les problèmes d’insertion, de couverture sociale, les problèmes psychologiques

•       Mise en place de mesures de soutien et d’accompagnement (consultations ETP par exemple)

•       Évaluer le statut immunitaire et virologique de la maladie (dosage des lymphocytes T CD4, mesure de la charge virale plasmatique)

•       Rechercher des comorbidités et/ou des complications de l’infection par le VIH (infections opportunistes, cancers)

•       Si indiqué : débuter une prophylaxie primaire des infections opportunistes


Comment traiter ? Composition du TARV

Trithérapie antirétrovirale, associant trois médicaments appartenant à deux classes différentes d’antirétroviraux

•       Privilégier une trithérapie simple en une prise par jour (il existe des formes combinées associant trois molécules en un seul comprimé, favorisant l’observance)

•       Prescription initiale par un médecin hospitalier, renouvellement possible en ville

•       Le traitement antirétroviral doit être maintenu à vie


Mise en place et surveillance du traitement antirétroviral

•       Bilan pré-thérapeutique : un test génotypique de résistance pré-thérapeutique est recommandé au moment du diagnostic de l’infection par le VIH

•       Suivi thérapeutique initial : consultations médicales et infirmières rapprochées pour évaluer l’efficacité, l’observance et la tolérance du TARV

•       une consultation entre J15 et M1

•       une consultation à M3

•       une consultation à M6

•       Objectif : obtenir l’indétectabilité de la charge virale plasmatique à M6

•       Suivi thérapeutique au-delà de M6 :

•       une consultation tous les 6 mois, le suivi étant assuré conjointement entre le spécialiste et le généraliste

•       Lorsque le statut immuno-virologique est stable, le spécialiste peut proposer au patient que le suivi et le renouvellement du traitement soit réalisés en médecine de ville

•       Une synthèse annuelle hospitalière par le spécialiste est recommandée et doit être transmise au médecin généraliste (vérification du maintien de l’efficacité virologique, surveillance de l’observance, dépistage des IST et des co-infections/comorbidités, prévention des complications, lutte contre la tabac et les addictions)

•       Les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP)

•       aident à préparer et accompagner la mise sous traitement : éducation à la pathologie, au mode d’emploi et aux critères d’efficacité des traitements, à leurs effets indésirables attendus.

•       L’ETP porte également sur tous les aspects de santé concernés par la pathologie : transmission du virus, prévention des complications et comorbidités (prévention/dépistage du cancer du col utérin et de l’anus, prévention des maladies cardiovasculaires etc.) ainsi que la prévention et le dépistage des autres infections sexuellement transmissibles.




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Il existe cinq classes d’antirétroviraux fréquemment utilisés.

PRINCIPAUX ANTIRÉTROVIRAUX (ARV) ACTUELLEMENT UTILISÉS
CLASSE PRINCIPAUX ARV RECOMMANDÉS REMARQUES


INTI

Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse

Tenofovir DF

Tenofovir Alafenamide Abacavir

Lamivudine

Emtricitabine


Utilisés sous forme de comprimés combinés à dose fixe :

–  tenofovir DF + emtricitabine disponible en générique (Truvada®)

–  abacavir + lamivudine disponible en générique (Kivexa®)

INNTI

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse


Rilpivirine

Doravirine

Rilpivirine : existe sous forme d’association à doses fixes avec 2  INTI (tenofovir DF ou alafénamide et emtricitabine), réalisant la trithérapie en un seul comprimé (Eviplera® ou Odefsey®)

Doravirine ; existe sous forme d’association a doses fixes avec 2 INTI (tenofovir DF et lamivudine), réalisant la trithérapie en un seul comprimé (Delstrigo®)

L'efavirenz n'est plus recommandé en première intention.

IP

Inhibiteurs de protéase


Darunavir

Toujours associé à de faibles doses de ritonavir, un autre IP, utilisé ici seulement comme « booster » pharmacologique, Génériqué.


/r


Ritonavir

« Booster » pharmacologique, pas utilisé comme antirétroviral, Génériqué.


INI

Inhibiteurs d’intégrase

Raltégravir

Elvitégravir

Dolutégravir

Bictégravir


Il existe des associations à doses fixes.

Objectifs du traitement antirétroviral:

·      restaurer et maintenir un taux de LT CD4 > 500/mm3

·      réduire le risque de complications cliniques

·      réduire le risque de transmission du VIH


Comment ?

en rendant la charge virale VIH plasmatique indétectable grâce au traitement antirétroviral

N’oubliez pas que le traitement est virustatique et non pas virucide. Dès l’arrêt du traitement, la réplication virale reprend.


Qui et quand traiter ?

Depuis 2013, il est recommandé de traiter toute personne séropositive pour le VIH, quelque soit le taux de LT CD4.

Avec les nouvelles générations d’antirétroviraux, simples à prendre et bien tolérées, il n’est pas justifié, aujourd’hui, de différer l’instauration d’un traitement antirétroviral dans le cadre d’une découverte d’infection par le VIH (stratégie de « test & treat ») sauf exceptions.


Prise en charge initiale :

•       Prise en charge globale

•       Établir une relation de confiance

•       Prendre en compte les problèmes d’insertion, de couverture sociale, les problèmes psychologiques

•       Mise en place de mesures de soutien et d’accompagnement (consultations ETP par exemple)

•       Évaluer le statut immunitaire et virologique de la maladie (dosage des lymphocytes T CD4, mesure de la charge virale plasmatique)

•       Rechercher des comorbidités et/ou des complications de l’infection par le VIH (infections opportunistes, cancers)

•       Si indiqué : débuter une prophylaxie primaire des infections opportunistes


Comment traiter ? Composition du TARV

Trithérapie antirétrovirale, associant trois médicaments appartenant à deux classes différentes d’antirétroviraux

•       Privilégier une trithérapie simple en une prise par jour (il existe des formes combinées associant trois molécules en un seul comprimé, favorisant l’observance)

•       Prescription initiale par un médecin hospitalier, renouvellement possible en ville

•       Le traitement antirétroviral doit être maintenu à vie


Mise en place et surveillance du traitement antirétroviral

•       Bilan pré-thérapeutique : un test génotypique de résistance pré-thérapeutique est recommandé au moment du diagnostic de l’infection par le VIH

•       Suivi thérapeutique initial : consultations médicales et infirmières rapprochées pour évaluer l’efficacité, l’observance et la tolérance du TARV

•       une consultation entre J15 et M1

•       une consultation à M3

•       une consultation à M6

•       Objectif : obtenir l’indétectabilité de la charge virale plasmatique à M6

•       Suivi thérapeutique au-delà de M6 :

•       une consultation tous les 6 mois, le suivi étant assuré conjointement entre le spécialiste et le généraliste

•       Lorsque le statut immuno-virologique est stable, le spécialiste peut proposer au patient que le suivi et le renouvellement du traitement soit réalisés en médecine de ville

•       Une synthèse annuelle hospitalière par le spécialiste est recommandée et doit être transmise au médecin généraliste (vérification du maintien de l’efficacité virologique, surveillance de l’observance, dépistage des IST et des co-infections/comorbidités, prévention des complications, lutte contre la tabac et les addictions)

•       Les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP)

•       aident à préparer et accompagner la mise sous traitement : éducation à la pathologie, au mode d’emploi et aux critères d’efficacité des traitements, à leurs effets indésirables attendus.

•       L’ETP porte également sur tous les aspects de santé concernés par la pathologie : transmission du virus, prévention des complications et comorbidités (prévention/dépistage du cancer du col utérin et de l’anus, prévention des maladies cardiovasculaires etc.) ainsi que la prévention et le dépistage des autres infections sexuellement transmissibles.



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