Chez l’adulte
Voie orale : apports d’eau, glucose et électrolytes et régime anti-diarrhéique (fruits cuits, légumes cuits avec peu de fibres, privilégier pates, riz, pain blanc et pommes de terre, et bananes, éviter produits laitiers)
Si signes de gravité, deshydratation > 8% du poids du corps, ou vomissements importants : perfusion adaptée à la kaliémie ; apport de 50% de la perte volumique sur les 6 premières heures puis 50% sur les 18h restantes.
Traitement symptomatique de la diarrhée : anti-sécrétoires (racécadotril, acétorphan) possibles ; lopéramide contre-indiqué si syndrome dysentérique
Chez l'enfant
Le principal risque de la diarrhée aiguë chez l'enfant est la déshydratation (cf item 286). Il convient donc de prévenir cette déshydratation d'un part ainsi que la dénutrition d'autre part
Prévention/traitement de la déshydratation
- La réhydratation doit être orale à chaque fois que possible (perte de poids < 10% du poids du corps et absence de signe d'hypovolémie) avec un soluté de réhydratation orale (SRO), en fractionnant en cas de vomissements (cf item 286)
- en cas d'échec de la réhydratation orale par SRO ou signes de sévérité initiaux (perte de poids > 10%, hypovolémie): réhydratation intraveineuse en hospitalisation (après un remplissage vasculaire en cas d'hypovolémie (troubles hémodynamiques) - serum physiologique NaCL 9‰ 20ml/kg) avec un soluté glucosé polyionique isotonique au moins 4g/L de NacL (attention à la correction trop rapide d'une hypernatrémie et du risque d'oedème cérébral, donc importance du contrôle de la natrémie). Le débit est de 150ml/kg/jchez le nourrisson, 100 à 120ml/kg/j ensuite, à adapter aux pertes et à l'évolution (poids, diurèse) puis relai SRO selon l'évolution après au moins 6h
- en cas d'échec de la voie orale et de voie d'abord difficile
- soit signes d'hypovolémie et dans ce cas voie intra-osseuse pour remplissage puis perfusion
- soit absence de troubles hémodynamiques : essai de SRO par voie entérale par sonde nasogastrique (200ml/kg/j à adapter).
Prévention de la dénutrition
Ne pas arrêter l'alimentation : alterner tétées et SRO en cas d'allaitement maternel, reprise de l'alimentation lactée (autre que le lait maternel) dans les 4 à 6h suivant le début de la réhydratation par SRO avec le lait antérieur (sans lactose uniquement si sévère et/ou persistante), poursuite de l'alimentation diversifiée antérieure (pas de régime)
Traitement symptomatique
Leur efficacité est très modérée et leur prescription ne doit pas se faire au dépend du SRO donc en seconde ligne, passe après le SRO +++
AMM chez l'enfant : diosmectite et racécadrotil
Non recommandé : anti-émétiques
Contre-indication : lopéramide (syndrome occlusif)
♥∞
Chez l’adulte
Voie orale : apports d’eau, glucose et électrolytes et régime anti-diarrhéique (fruits cuits, légumes cuits avec peu de fibres, privilégier pates, riz, pain blanc et pommes de terre, et bananes, éviter produits laitiers)
Si signes de gravité, deshydratation > 8% du poids du corps, ou vomissements importants : perfusion adaptée à la kaliémie ; apport de 50% de la perte volumique sur les 6 premières heures puis 50% sur les 18h restantes.
Traitement symptomatique de la diarrhée : anti-sécrétoires (racécadotril, acétorphan) possibles ; lopéramide contre-indiqué si syndrome dysentérique
Chez l'enfant
Le principal risque de la diarrhée aiguë chez l'enfant est la déshydratation (cf item 286). Il convient donc de prévenir cette déshydratation d'un part ainsi que la dénutrition d'autre part
Prévention/traitement de la déshydratation
- La réhydratation doit être orale à chaque fois que possible (perte de poids < 10% du poids du corps et absence de signe d'hypovolémie) avec un soluté de réhydratation orale (SRO), en fractionnant en cas de vomissements (cf item 286)
- en cas d'échec de la réhydratation orale par SRO ou signes de sévérité initiaux (perte de poids > 10%, hypovolémie): réhydratation intraveineuse en hospitalisation (après un remplissage vasculaire en cas d'hypovolémie (troubles hémodynamiques) - serum physiologique NaCL 9‰ 20ml/kg) avec un soluté glucosé polyionique isotonique au moins 4g/L de NacL (attention à la correction trop rapide d'une hypernatrémie et du risque d'oedème cérébral, donc importance du contrôle de la natrémie). Le débit est de 150ml/kg/jchez le nourrisson, 100 à 120ml/kg/j ensuite, à adapter aux pertes et à l'évolution (poids, diurèse) puis relai SRO selon l'évolution après au moins 6h
- en cas d'échec de la voie orale et de voie d'abord difficile
- soit signes d'hypovolémie et dans ce cas voie intra-osseuse pour remplissage puis perfusion
- soit absence de troubles hémodynamiques : essai de SRO par voie entérale par sonde nasogastrique (200ml/kg/j à adapter).
Prévention de la dénutrition
Ne pas arrêter l'alimentation : alterner tétées et SRO en cas d'allaitement maternel, reprise de l'alimentation lactée (autre que le lait maternel) dans les 4 à 6h suivant le début de la réhydratation par SRO avec le lait antérieur (sans lactose uniquement si sévère et/ou persistante), poursuite de l'alimentation diversifiée antérieure (pas de régime)
Traitement symptomatique
Leur efficacité est très modérée et leur prescription ne doit pas se faire au dépend du SRO donc en seconde ligne, passe après le SRO +++
AMM chez l'enfant : diosmectite et racécadrotil
Non recommandé : anti-émétiques
Contre-indication : lopéramide (syndrome occlusif)