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Connaître les principes généraux de la prise en charge OIC-072-07-A

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Connaître les principes généraux de la prise en charge OIC-072-07-A

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Connaître les principes généraux de la prise en charge OIC-072-07-A

Première étape du soin : la reconnaissance et la légitimation des symptômes :

Sans cette étape, les patients sont amenés à combattre pour cette reconnaissance et à revendiquer leur invalidité : ce qui rend difficile le processus de guérison s’ils ont à prouver qu’ils sont malades.

Prendre en compte la complexité décrite dans le modèle biomédico psychosocial :

En intégrant l’agenda du patient (croyances, représentations, attentes, émotions) à l’agenda du médecin (historique médical, examen clinique).

-         évite une relation médecin-patient insatisfaisante, voire iatrogène

-         permet la réunion de « la maladie du médecin (disease) » réalité biologique objectivable et « la maladie du malade (illness) » réalité subjective issue de l’expérience vécue

Recueillir le récit du patient dans le cadre d’une approche centré patient :

En réalisant un entretien ouvert comprenant le recueil de :

- TOUS les symptômes contrairement à un interrogatoire avec des questions fermées retrouvant uniquement les symptômes appartenant à une entité biomédicale

- leur interprétation profane

- les émotions associées

- l’expérience socialement construite du SSF (interaction avec l’entourage)

- les facteurs favorisants au rythme du patient qui se confie au fil des entretiens.

Ce récit (médecine narrative) permet de donner du sens : une action thérapeutique.

Les mots choisis rendent compte de l’expérience vécue par le malade et font sens à la fois pour le patient et le médecin.

La métaphore personnalisée (amenée par le patient) fournit une explication plausible (exemple : l’anxiété crée la tension musculaire...).

Prendre en compte le besoin de légitimation sociale : « maladie socialisée (sickness) » :

Maladie : conduite sociale déviante non sanctionnée suscitant soins et compassion sous réserve qu’elle soit imputée à un agent situé au-delà de la volonté de l’individu. Il est plus facile d’avoir une maladie de Lyme chronique qu’un syndrome de fatigue chronique : la légitimité est acquise du fait d’une attribution exogène.

Utiliser la réassurance :

En donnant au patient l’assurance de « l’expertise du soignant et de l’engagement de celui-ci à être attentif et disponible ».

Prendre en compte le concept de prévention quaternaire :

Pour éviter :

- l’inquiétude des patients et le coût élevé pour le système de soins liés aux multiples examens et avis complémentaires

- de probables incidentalomes

Rendre compte de la complexité à l’aide de causalité circulaire :

-         interactions des facteurs prédisposant, précipitants et de chronicisation

-         s’éloigner des causalités linéaires simplificatrices « c’est dans votre tête, c’est une dépression masquée »

Pièges à éviter :

- séparer soma et psyché dans un dualisme cartésien

- considérer un SSF comme « moins réel », toujours « psychogène », voire « imaginaire »

- percevoir les patients inconsciemment (ou consciemment) comme responsables de leurs symptômes et de leurs SSF (voire coupables)

- reprocher l’absence de guérison aux patients coupables

- se centrer sur « disease »

- favoriser l’errance diagnostique et thérapeutique en multipliant les avis et examens complémentaires = favorise l’endossement de l’identité de malade et n’a aucun effet durable de réassurance.

- classer ces patients comme « pénibles » ou « heartsink patients » du fait des difficultés de prise en charge.




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Première étape du soin : la reconnaissance et la légitimation des symptômes :

Sans cette étape, les patients sont amenés à combattre pour cette reconnaissance et à revendiquer leur invalidité : ce qui rend difficile le processus de guérison s’ils ont à prouver qu’ils sont malades.

Prendre en compte la complexité décrite dans le modèle biomédico psychosocial :

En intégrant l’agenda du patient (croyances, représentations, attentes, émotions) à l’agenda du médecin (historique médical, examen clinique).

-         évite une relation médecin-patient insatisfaisante, voire iatrogène

-         permet la réunion de « la maladie du médecin (disease) » réalité biologique objectivable et « la maladie du malade (illness) » réalité subjective issue de l’expérience vécue

Recueillir le récit du patient dans le cadre d’une approche centré patient :

En réalisant un entretien ouvert comprenant le recueil de :

- TOUS les symptômes contrairement à un interrogatoire avec des questions fermées retrouvant uniquement les symptômes appartenant à une entité biomédicale

- leur interprétation profane

- les émotions associées

- l’expérience socialement construite du SSF (interaction avec l’entourage)

- les facteurs favorisants au rythme du patient qui se confie au fil des entretiens.

Ce récit (médecine narrative) permet de donner du sens : une action thérapeutique.

Les mots choisis rendent compte de l’expérience vécue par le malade et font sens à la fois pour le patient et le médecin.

La métaphore personnalisée (amenée par le patient) fournit une explication plausible (exemple : l’anxiété crée la tension musculaire...).

Prendre en compte le besoin de légitimation sociale : « maladie socialisée (sickness) » :

Maladie : conduite sociale déviante non sanctionnée suscitant soins et compassion sous réserve qu’elle soit imputée à un agent situé au-delà de la volonté de l’individu. Il est plus facile d’avoir une maladie de Lyme chronique qu’un syndrome de fatigue chronique : la légitimité est acquise du fait d’une attribution exogène.

Utiliser la réassurance :

En donnant au patient l’assurance de « l’expertise du soignant et de l’engagement de celui-ci à être attentif et disponible ».

Prendre en compte le concept de prévention quaternaire :

Pour éviter :

- l’inquiétude des patients et le coût élevé pour le système de soins liés aux multiples examens et avis complémentaires

- de probables incidentalomes

Rendre compte de la complexité à l’aide de causalité circulaire :

-         interactions des facteurs prédisposant, précipitants et de chronicisation

-         s’éloigner des causalités linéaires simplificatrices « c’est dans votre tête, c’est une dépression masquée »

Pièges à éviter :

- séparer soma et psyché dans un dualisme cartésien

- considérer un SSF comme « moins réel », toujours « psychogène », voire « imaginaire »

- percevoir les patients inconsciemment (ou consciemment) comme responsables de leurs symptômes et de leurs SSF (voire coupables)

- reprocher l’absence de guérison aux patients coupables

- se centrer sur « disease »

- favoriser l’errance diagnostique et thérapeutique en multipliant les avis et examens complémentaires = favorise l’endossement de l’identité de malade et n’a aucun effet durable de réassurance.

- classer ces patients comme « pénibles » ou « heartsink patients » du fait des difficultés de prise en charge.



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