Première étape du soin : la reconnaissance et la légitimation des symptômes :
Sans cette étape, les patients sont amenés à combattre pour cette reconnaissance et à revendiquer leur invalidité : ce qui rend difficile le processus de guérison s’ils ont à prouver qu’ils sont malades.
Prendre en compte la complexité décrite dans le modèle biomédico psychosocial :
En intégrant l’agenda du patient (croyances, représentations, attentes, émotions) à l’agenda du médecin (historique médical, examen clinique).
- évite une relation médecin-patient insatisfaisante, voire iatrogène
- permet la réunion de « la maladie du médecin (disease) » réalité biologique objectivable et « la maladie du malade (illness) » réalité subjective issue de l’expérience vécue
Recueillir le récit du patient dans le cadre d’une approche centré patient :
En réalisant un entretien ouvert comprenant le recueil de :
- TOUS les symptômes contrairement à un interrogatoire avec des questions fermées retrouvant uniquement les symptômes appartenant à une entité biomédicale
- leur interprétation profane
- les émotions associées
- l’expérience socialement construite du SSF (interaction avec l’entourage)
- les facteurs favorisants au rythme du patient qui se confie au fil des entretiens.
Ce récit (médecine narrative) permet de donner du sens : une action thérapeutique.
Les mots choisis rendent compte de l’expérience vécue par le malade et font sens à la fois pour le patient et le médecin.
La métaphore personnalisée (amenée par le patient) fournit une explication plausible (exemple : l’anxiété crée la tension musculaire...).
Prendre en compte le besoin de légitimation sociale : « maladie socialisée (sickness) » :
Maladie : conduite sociale déviante non sanctionnée suscitant soins et compassion sous réserve qu’elle soit imputée à un agent situé au-delà de la volonté de l’individu. Il est plus facile d’avoir une maladie de Lyme chronique qu’un syndrome de fatigue chronique : la légitimité est acquise du fait d’une attribution exogène.
Utiliser la réassurance :
En donnant au patient l’assurance de « l’expertise du soignant et de l’engagement de celui-ci à être attentif et disponible ».
Prendre en compte le concept de prévention quaternaire :
Pour éviter :
- l’inquiétude des patients et le coût élevé pour le système de soins liés aux multiples examens et avis complémentaires
- de probables incidentalomes
Rendre compte de la complexité à l’aide de causalité circulaire :
- interactions des facteurs prédisposant, précipitants et de chronicisation
- s’éloigner des causalités linéaires simplificatrices « c’est dans votre tête, c’est une dépression masquée »
Pièges à éviter :
- séparer soma et psyché dans un dualisme cartésien
- considérer un SSF comme « moins réel », toujours « psychogène », voire « imaginaire »
- percevoir les patients inconsciemment (ou consciemment) comme responsables de leurs symptômes et de leurs SSF (voire coupables)
- reprocher l’absence de guérison aux patients coupables
- se centrer sur « disease »
- favoriser l’errance diagnostique et thérapeutique en multipliant les avis et examens complémentaires = favorise l’endossement de l’identité de malade et n’a aucun effet durable de réassurance.
- classer ces patients comme « pénibles » ou « heartsink patients » du fait des difficultés de prise en charge.
♥∞
Première étape du soin : la reconnaissance et la légitimation des symptômes :
Sans cette étape, les patients sont amenés à combattre pour cette reconnaissance et à revendiquer leur invalidité : ce qui rend difficile le processus de guérison s’ils ont à prouver qu’ils sont malades.
Prendre en compte la complexité décrite dans le modèle biomédico psychosocial :
En intégrant l’agenda du patient (croyances, représentations, attentes, émotions) à l’agenda du médecin (historique médical, examen clinique).
- évite une relation médecin-patient insatisfaisante, voire iatrogène
- permet la réunion de « la maladie du médecin (disease) » réalité biologique objectivable et « la maladie du malade (illness) » réalité subjective issue de l’expérience vécue
Recueillir le récit du patient dans le cadre d’une approche centré patient :
En réalisant un entretien ouvert comprenant le recueil de :
- TOUS les symptômes contrairement à un interrogatoire avec des questions fermées retrouvant uniquement les symptômes appartenant à une entité biomédicale
- leur interprétation profane
- les émotions associées
- l’expérience socialement construite du SSF (interaction avec l’entourage)
- les facteurs favorisants au rythme du patient qui se confie au fil des entretiens.
Ce récit (médecine narrative) permet de donner du sens : une action thérapeutique.
Les mots choisis rendent compte de l’expérience vécue par le malade et font sens à la fois pour le patient et le médecin.
La métaphore personnalisée (amenée par le patient) fournit une explication plausible (exemple : l’anxiété crée la tension musculaire...).
Prendre en compte le besoin de légitimation sociale : « maladie socialisée (sickness) » :
Maladie : conduite sociale déviante non sanctionnée suscitant soins et compassion sous réserve qu’elle soit imputée à un agent situé au-delà de la volonté de l’individu. Il est plus facile d’avoir une maladie de Lyme chronique qu’un syndrome de fatigue chronique : la légitimité est acquise du fait d’une attribution exogène.
Utiliser la réassurance :
En donnant au patient l’assurance de « l’expertise du soignant et de l’engagement de celui-ci à être attentif et disponible ».
Prendre en compte le concept de prévention quaternaire :
Pour éviter :
- l’inquiétude des patients et le coût élevé pour le système de soins liés aux multiples examens et avis complémentaires
- de probables incidentalomes
Rendre compte de la complexité à l’aide de causalité circulaire :
- interactions des facteurs prédisposant, précipitants et de chronicisation
- s’éloigner des causalités linéaires simplificatrices « c’est dans votre tête, c’est une dépression masquée »
Pièges à éviter :
- séparer soma et psyché dans un dualisme cartésien
- considérer un SSF comme « moins réel », toujours « psychogène », voire « imaginaire »
- percevoir les patients inconsciemment (ou consciemment) comme responsables de leurs symptômes et de leurs SSF (voire coupables)
- reprocher l’absence de guérison aux patients coupables
- se centrer sur « disease »
- favoriser l’errance diagnostique et thérapeutique en multipliant les avis et examens complémentaires = favorise l’endossement de l’identité de malade et n’a aucun effet durable de réassurance.
- classer ces patients comme « pénibles » ou « heartsink patients » du fait des difficultés de prise en charge.