Clinique
Le syndrome de Guillain-Barré et la neuropathie motrice axonale aigüe évoluent en trois phases : d’extension, de plateau et de récupération.
La phase d'extension dure par définition moins de 4 semaines. Elle est souvent de quelques jours.
Les manifestations cliniques sont :
Au cours du syndrome de Guillain-Barré démyélinisant (vertige et sensation vertigineuse, apparition d'une difficulté à la marche, douleur, brûlure, crampes et paresthésies, faiblesse musculaire, déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale, troubles de l'équilibre)
– sensitives fréquentes subjectives (paresthésies, picotements distaux des quatre membres), à évolution ascendante ; et objectives (ataxie)
– douleurs (radiculalgies des membres inférieurs).
- L'atteinte motrice est une parésie relativement symétrique, étendue et sévère, qui prédomine en proximal puis touche les extrémités.
– parésie débutant aux membres inférieurs, touchant rarement les nerfs crâniens (facial) à la phase initiale ; l'atteinte du cou et du tronc est plus tardive ;
Au cours de la neuropathie motrice axonale aigüe:
- L’atteinte est motrice pure touchant également les quatre membres.
Le diagnostic de polyradiculonévrite aigüe est confirmé par l’examen neurophysiologique.
Exploration neurophysiologique
Au cours du syndrome de Guillain-Barré démyélinisant
- Les anomalies sont habituellement retardées par rapport à la clinique.
- Initialement, allongement de la latence des ondes F et des latences distales
- À la phase d'état, anomalies démyélinisantes
Au cours de la neuropathie motrice axonale aigüe:
- Il n'existe pas d'anomalies sensitives.
- Les amplitudes des potentiels moteurs sont diminuées aux quatre membres.
- La détection montre des tracés neurogènes.
- Il n'y a pas d'anomalies démyélinisantes.
Liquide cérébrospinal
- L’examen du liquide cérébrospinal est un appoint non indispensable au diagnostic mais utile au diagnostic différentiel. (analyse du liquide cérébro-spinal (LCS))
- Voir intitulé ci-dessous : « Savoir interpréter une ponction lombaire évocatrice de syndrome de Guillain-Barré »
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Clinique
Le syndrome de Guillain-Barré et la neuropathie motrice axonale aigüe évoluent en trois phases : d’extension, de plateau et de récupération.
La phase d'extension dure par définition moins de 4 semaines. Elle est souvent de quelques jours.
Les manifestations cliniques sont :
Au cours du syndrome de Guillain-Barré démyélinisant (vertige et sensation vertigineuse, apparition d'une difficulté à la marche, douleur, brûlure, crampes et paresthésies, faiblesse musculaire, déficit neurologique sensitif et/ou moteur, paralysie faciale, troubles de l'équilibre)
– sensitives fréquentes subjectives (paresthésies, picotements distaux des quatre membres), à évolution ascendante ; et objectives (ataxie)
– douleurs (radiculalgies des membres inférieurs).
- L'atteinte motrice est une parésie relativement symétrique, étendue et sévère, qui prédomine en proximal puis touche les extrémités.
– parésie débutant aux membres inférieurs, touchant rarement les nerfs crâniens (facial) à la phase initiale ; l'atteinte du cou et du tronc est plus tardive ;
Au cours de la neuropathie motrice axonale aigüe:
- L’atteinte est motrice pure touchant également les quatre membres.
Le diagnostic de polyradiculonévrite aigüe est confirmé par l’examen neurophysiologique.
Exploration neurophysiologique
Au cours du syndrome de Guillain-Barré démyélinisant
- Les anomalies sont habituellement retardées par rapport à la clinique.
- Initialement, allongement de la latence des ondes F et des latences distales
- À la phase d'état, anomalies démyélinisantes
Au cours de la neuropathie motrice axonale aigüe:
- Il n'existe pas d'anomalies sensitives.
- Les amplitudes des potentiels moteurs sont diminuées aux quatre membres.
- La détection montre des tracés neurogènes.
- Il n'y a pas d'anomalies démyélinisantes.
Liquide cérébrospinal
- L’examen du liquide cérébrospinal est un appoint non indispensable au diagnostic mais utile au diagnostic différentiel. (analyse du liquide cérébro-spinal (LCS))
- Voir intitulé ci-dessous : « Savoir interpréter une ponction lombaire évocatrice de syndrome de Guillain-Barré »