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Connaître les principales pathologies infectieuses des migrants OIC-174-02-A

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Connaître les principales pathologies infectieuses des migrants OIC-174-02-A


Pathologies infectieuses acquises en métropole

Le changement d’environnement et les conditions de vie précaires (logement insalubre, malnutrition, promiscuité, conditions de travail) favorisent l’acquisition de pathologies infectieuses une fois arrivée en France. Il peut s’agir d’infections respiratoires, digestives ou IST. L’infection par le VIH ou la tuberculose peuvent survenir durant le voyage ou une fois arrivé sur le territoire français. Les infections à pneumocoque et salmonelloses non typhiques sont rencontrées chez les drépanocytaires.

Pathologies infectieuses d’importation

Parasitoses

Paludisme

Les accès à P. falciparum surviennent essentiellement dans les 2 mois suivant l’arrivée. La prévention en cas de retour dans le pays d’origine est importante 2C-174-PC-A02

Schistosomoses

Deuxième parasitose au monde après le paludisme. Infection par Schistosoma mansoni (forme intestinale et hépatosplénique), S. japonicum et S. mekongi (forme hépatosplénique) et S. haematobium (forme urogénitale). Volontiers diagnostiquée à la phase d’état ou de complications chez le primo-arrivant (la phase d’état constitue la troisième phase après la pénétration cutanée et l’invasion) chez les migrants, avec hyperéosinophilie modérée ou absente et selon la forme : hématurie, fibrose hépatique, diarrhées, parfois rectorragies, ténesme. Durant le retour dans le pays d’origine pour les vacances les enfants sont régulièrement exposés par les baignades en eau douce. Dans cette situation la schistosomose (ou bilharziose) peut se manifester à la phase d’invasion au retour en France (hyperéosinohilie, prurit, éruption urticarienne, arthralgies, hépatomégalie)

Parasitoses intestinales

Ankylostomose (anémie)

Strongyloïdose (manifestations digestives variables, formes disséminées graves de l’immunodéprimé)

Ascaridiose (signe digestif non spécifique à la phase d’état)

Taeniose (Taenia saginata et solium). T. solium est à l’origine de la neurocysticercose

Giardiose : asymptomatique, dyspepsie ou diarrhées, protozoaire donc pas d’hyperéosinophilie

Polyparasitisme possible avec hyperéosinophilie et/ou hypergammaglobulinémie

Anémie et retard staturo-pondéral possibles chez les enfants

Amoebose

Amoebose colique (diarrhée subaiguë, voire chronique parfois forme invasive)

Amoebose hépatique (abcès hépatique-hépatalgie douloureuse et fébrile)

Possible même plusieurs mois ou années après l’arrivée en France.

Hydatidose

Fréquente en Afrique du Nord. Découverte clinique (hépatomégalie) ou iconographique (kyste à l’échographie-calcifications en radiologie) fortuite.

Les complications des kystes (fissuration, compression, surinfection) constituent également un mode de révélation

Filariose

Loase: prurit et œdèmes migrants épisodiques (Œdèmes de Calabar),

Filariose lymphatique: lymphangite aiguë précoce puis œdèmes chroniques d’origine lymphatique des membres inférieurs et du scrotum.

Onchocercose: rare

Trypanosomose

Trypanosomose africaine ou maladie du sommeil se présentant par une phase lymphatico-sanguine et une phase méningo-encéphalique

Trypanosomose américaine ou maladie de Chagas présentant une phase aiguë et une phase chronique (myocardiopathie possible lors de cette dernière)

Leishmaniose

Cutanées : lésions ulcéro-croûteuse subaiguës ou chroniques

Viscérales : fièvre au long cours, splénomégalie, pancytopénie.

Ectoparasitose

Gale

Infections bactériennes

Tuberculose

Incidence dix fois plus élevée que chez les personnes nées en France

Association avec l’infection par le VIH fréquente

Infections ou colonisation par des bactéries multirésistantes (BMR) ou hautement résistante (BHR). La colonisation est fréquente justifiant une stratégie dédiée en cas d’hospitalisation (2C-174-DP-A01)

Tréponématoses

Syphilis et tréponématoses non vénériennes

Infections virales

Infections par le VIH

Incidence dix fois plus élevée que chez les personnes nées en France

Hépatite B

On estime que trois quarts des patients pris en charge sont des migrants

Hépatite C
Hépatite A et E

Micro-épidémie communautaire (la préventions: 2C-174-PC-B01)

Virus hautement pathogènes

Risque très faible mais non nul de fièvre hémorragique virale. A évoquer en fonction du contexte épidémique et des habitudes de vie sur place (item risques émergents)




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Pathologies infectieuses acquises en métropole

Le changement d’environnement et les conditions de vie précaires (logement insalubre, malnutrition, promiscuité, conditions de travail) favorisent l’acquisition de pathologies infectieuses une fois arrivée en France. Il peut s’agir d’infections respiratoires, digestives ou IST. L’infection par le VIH ou la tuberculose peuvent survenir durant le voyage ou une fois arrivé sur le territoire français. Les infections à pneumocoque et salmonelloses non typhiques sont rencontrées chez les drépanocytaires.

Pathologies infectieuses d’importation

Parasitoses

Paludisme

Les accès à P. falciparum surviennent essentiellement dans les 2 mois suivant l’arrivée. La prévention en cas de retour dans le pays d’origine est importante 2C-174-PC-A02

Schistosomoses

Deuxième parasitose au monde après le paludisme. Infection par Schistosoma mansoni (forme intestinale et hépatosplénique), S. japonicum et S. mekongi (forme hépatosplénique) et S. haematobium (forme urogénitale). Volontiers diagnostiquée à la phase d’état ou de complications chez le primo-arrivant (la phase d’état constitue la troisième phase après la pénétration cutanée et l’invasion) chez les migrants, avec hyperéosinophilie modérée ou absente et selon la forme : hématurie, fibrose hépatique, diarrhées, parfois rectorragies, ténesme. Durant le retour dans le pays d’origine pour les vacances les enfants sont régulièrement exposés par les baignades en eau douce. Dans cette situation la schistosomose (ou bilharziose) peut se manifester à la phase d’invasion au retour en France (hyperéosinohilie, prurit, éruption urticarienne, arthralgies, hépatomégalie)

Parasitoses intestinales

Ankylostomose (anémie)

Strongyloïdose (manifestations digestives variables, formes disséminées graves de l’immunodéprimé)

Ascaridiose (signe digestif non spécifique à la phase d’état)

Taeniose (Taenia saginata et solium). T. solium est à l’origine de la neurocysticercose

Giardiose : asymptomatique, dyspepsie ou diarrhées, protozoaire donc pas d’hyperéosinophilie

Polyparasitisme possible avec hyperéosinophilie et/ou hypergammaglobulinémie

Anémie et retard staturo-pondéral possibles chez les enfants

Amoebose

Amoebose colique (diarrhée subaiguë, voire chronique parfois forme invasive)

Amoebose hépatique (abcès hépatique-hépatalgie douloureuse et fébrile)

Possible même plusieurs mois ou années après l’arrivée en France.

Hydatidose

Fréquente en Afrique du Nord. Découverte clinique (hépatomégalie) ou iconographique (kyste à l’échographie-calcifications en radiologie) fortuite.

Les complications des kystes (fissuration, compression, surinfection) constituent également un mode de révélation

Filariose

Loase: prurit et œdèmes migrants épisodiques (Œdèmes de Calabar),

Filariose lymphatique: lymphangite aiguë précoce puis œdèmes chroniques d’origine lymphatique des membres inférieurs et du scrotum.

Onchocercose: rare

Trypanosomose

Trypanosomose africaine ou maladie du sommeil se présentant par une phase lymphatico-sanguine et une phase méningo-encéphalique

Trypanosomose américaine ou maladie de Chagas présentant une phase aiguë et une phase chronique (myocardiopathie possible lors de cette dernière)

Leishmaniose

Cutanées : lésions ulcéro-croûteuse subaiguës ou chroniques

Viscérales : fièvre au long cours, splénomégalie, pancytopénie.

Ectoparasitose

Gale

Infections bactériennes

Tuberculose

Incidence dix fois plus élevée que chez les personnes nées en France

Association avec l’infection par le VIH fréquente

Infections ou colonisation par des bactéries multirésistantes (BMR) ou hautement résistante (BHR). La colonisation est fréquente justifiant une stratégie dédiée en cas d’hospitalisation (2C-174-DP-A01)

Tréponématoses

Syphilis et tréponématoses non vénériennes

Infections virales

Infections par le VIH

Incidence dix fois plus élevée que chez les personnes nées en France

Hépatite B

On estime que trois quarts des patients pris en charge sont des migrants

Hépatite C
Hépatite A et E

Micro-épidémie communautaire (la préventions: 2C-174-PC-B01)

Virus hautement pathogènes

Risque très faible mais non nul de fièvre hémorragique virale. A évoquer en fonction du contexte épidémique et des habitudes de vie sur place (item risques émergents)



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