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Connaître les phases du parcours de soins OIC-295-10-B

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Connaître les phases du parcours de soins OIC-295-10-B


Il existe plusieurs phases dans le parcours de soins :

-         Entrée dans la maladie (cf. Connaitre le dispositif d'annonce 2C-295-PC-A01)

-         Traitement (cf. Soins de support: connaitre les grands principes de prise en charge des principales complications des traitements en cancérologie 2C-295-PC-B01)

-         Surveillance post-traitement


Dans certaines situations, l’entrée dans la maladie a lieu avec un stade d’emblée non accessible à un traitement curatif. Par ailleurs les rechutes métastatiques sont, sauf cas particulier, non curables. (cf. Connaitre les grandes situations cliniques de prise en charge symptomatique 2C-295-PC-A03).

Le parcours de soins du patient fait appel à plusieurs intervenants :

-         Hospitaliers : spécialistes d’organes, chirurgiens, radiothérapeutes oncologues, autres spécialistes (douleur, soins palliatifs) IDE d’annonce, psychologues, diététiciennes

-         Extra-hospitaliers : médecin traitant, IDE, hospitalisation à domicile, réseaux de soins palliatifs

A tous les stades de la maladie, il faut pouvoir assurer la coordination entre ces différents acteurs.

Le programme personnalisé de l’après-cancer (PPAC) remis en fin de traitement illustre les enjeux d’une prise en charge multidisciplinaire. Ce document est remis au patient et adressé à son médecin traitant, il résume les éléments de la consultation de suivi en cancérologie, mais évalue aussi d’autres problématiques comme les conséquences du cancer sur le maintien dans l’emploi.

Le contenu minimal d’un PPAC doit comprendre :

-         un volet de surveillance médicale : informations sur la maladie et les traitements reçus, leurs complications et modalités de surveillance (diagnostic des récidives)

-         un volet qualité de vie et accès aux soins de support : soutien psychologique, soins esthétiques, conseils diététiques, pratique d’une activité physique adaptée, sevrage tabagique et des autres addictions,

-         un volet accompagnement social : maintien dans l’emploi, ouverture de droits (dont reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), et reconnaissance des maladies professionnelles +++)


Après le traitement d’un cancer se pose la question de la prévention et du dépistage des seconds cancers. La prévention tertiaire consiste, après le diagnostic, à agir sur les complications et les risques de récidive :

-         dépister les seconds cancers  et cibler  leurs facteurs de risque (sevrage tabagique +++),

-         prévenir les complications iatrogènes,

-         agir sur les facteurs de risque cardio-vasculaire : encourager la pratique de l’activité physique, réduire le surpoids,

-         identifier les patients qui relèvent d’une consultation spécialisée en oncogénétique (soit parce que certains cas familiaux n’avaient pas été reconnus initialement, soit parce qu’ils sont survenus après le diagnostic chez le patient index).


Les situations palliatives s’observent au cours de l’évolution des cancers avancés. Les soins palliatifs ont pour objet d’améliorer la qualité de vie, quel que soit le stade de la maladie, même en dehors des situations de fin de vie. Ainsi, en phase métastatique, en dehors des derniers mois de vie, la distinction entre soins de support et soins palliatifs est parfois floue. Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale. Leur objectif premier est de soulager les douleurs physiques mais ils prennent en compte les autres symptômes, y compris dans leur dimension de souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

L’accompagnement des patients en fin de vie se fait dans le respect des lois du 22/4/2005 (loi Leonetti) et du 2/2/2016 (loi Leonetti-Clays) relatives aux droits des malades et de la fin de vie. Elle impose le respect de la volonté de la personne en fin de vie (idéalement par le biais de directives anticipées). Elle interdit de provoquer délibérément la mort, mais prescrit aux médecins de s’abstenir de poursuivre ou de mettre en œuvre des traitements « déraisonnables ». Lorsque la décision est prise d’interrompre ces traitements, les soins se poursuivent et la priorité pour l’équipe médicale et soignante est d’apaiser la souffrance de la personne. (Savoir identifier une situation relevant de soins palliatifs 2C-139-DP-A01)

La décision de prise en charge palliative d’un patient pose la question de l’arrêt des traitements actifs, notamment lorsqu’ils sont toxiques (chimiothérapies). On admet qu’il ne faut pas proposer de traitement actif (en particulier chimiothérapie) aux patients dont l’espérance de vie est inférieure à 3 mois. Dans cette situation, une chimiothérapie est non seulement inefficace mais peut dégrader la qualité de vie et réduire la survie.

Voir : Connaître les étapes d'une démarche de traitement du patient et de son entourage lors des situations les plus fréquemment rencontrées en phase palliative ou terminale des maladies graves, chroniques ou létale 2C-139-PC-B02 ; Connaître les spécificités des soins palliatifs auprès de malades atteints de pathologies oncologiques et hématologiques malignes, de maladies neurologiques dégénérératives, d'insuffisances d'organe terminales 2C-139-PC-B04 ; Soins palliatifs pluridisciplinaires chez un malade en phase palliative ou terminale d'une maladie grave, chronique ou létale (2). Accompagnement de la personne malade et de son entourage. Principaux repères éthiques

Les autres critères d’arrêt des traitements actifs sont :

-         le souhait du patient

-         l’altération de l’état général (en pratique, si le PS OMS /ECOG est 3 ou 4)

-         le rapport risque/bénéfice paraît défavorable à la poursuite du traitement actif

-         l’inefficacité des traitements antérieurs

Les soins palliatifs sont par essence pluridisciplinaires et s’adressent tant au malade qu’à ses proches, et peuvent être dispensés : (Connaître l'organisation des soins palliatifs en France 2C-139-DE-A02 ; Savoir faire appel à des équipes ressources ou à des services de recours 2C-139-PC-A01 ; Connaître les étapes d'une démarche d'accompagnement du patient et de son entourage lors des situations les plus fréquemment rencontrées en phase palliative ou terminale des maladies graves, chroniques ou létales 2C-139-PC-B03 )

-         Dans les mêmes filières de soins que celles qui ont accueilli le patient au début de son parcours : par exemple, intervention d’une Equipe Mobile d’Accompagnement et de Soins Palliatifs dans un service d’oncologie.

-         En milieu spécialisé : unité de soins palliatifs (USP) ; il existe aussi des lits identifiés dans les services cliniques, en dehors des USP

-         A domicile lorsque l’entourage et les conditions matérielles le permettent.

Dans le cas de soins palliatifs à domicile, le médecin traitant joue un rôle très important. Il peut s’appuyer sur plusieurs structures :

-         Réseaux de soins palliatifs ou équipes d’appui pour le maintien à domicile des patients en soins palliatifs

-         Hospitalisation à Domicile (HAD)





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Il existe plusieurs phases dans le parcours de soins :

-         Entrée dans la maladie (cf. Connaitre le dispositif d'annonce 2C-295-PC-A01)

-         Traitement (cf. Soins de support: connaitre les grands principes de prise en charge des principales complications des traitements en cancérologie 2C-295-PC-B01)

-         Surveillance post-traitement


Dans certaines situations, l’entrée dans la maladie a lieu avec un stade d’emblée non accessible à un traitement curatif. Par ailleurs les rechutes métastatiques sont, sauf cas particulier, non curables. (cf. Connaitre les grandes situations cliniques de prise en charge symptomatique 2C-295-PC-A03).

Le parcours de soins du patient fait appel à plusieurs intervenants :

-         Hospitaliers : spécialistes d’organes, chirurgiens, radiothérapeutes oncologues, autres spécialistes (douleur, soins palliatifs) IDE d’annonce, psychologues, diététiciennes

-         Extra-hospitaliers : médecin traitant, IDE, hospitalisation à domicile, réseaux de soins palliatifs

A tous les stades de la maladie, il faut pouvoir assurer la coordination entre ces différents acteurs.

Le programme personnalisé de l’après-cancer (PPAC) remis en fin de traitement illustre les enjeux d’une prise en charge multidisciplinaire. Ce document est remis au patient et adressé à son médecin traitant, il résume les éléments de la consultation de suivi en cancérologie, mais évalue aussi d’autres problématiques comme les conséquences du cancer sur le maintien dans l’emploi.

Le contenu minimal d’un PPAC doit comprendre :

-         un volet de surveillance médicale : informations sur la maladie et les traitements reçus, leurs complications et modalités de surveillance (diagnostic des récidives)

-         un volet qualité de vie et accès aux soins de support : soutien psychologique, soins esthétiques, conseils diététiques, pratique d’une activité physique adaptée, sevrage tabagique et des autres addictions,

-         un volet accompagnement social : maintien dans l’emploi, ouverture de droits (dont reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), et reconnaissance des maladies professionnelles +++)


Après le traitement d’un cancer se pose la question de la prévention et du dépistage des seconds cancers. La prévention tertiaire consiste, après le diagnostic, à agir sur les complications et les risques de récidive :

-         dépister les seconds cancers  et cibler  leurs facteurs de risque (sevrage tabagique +++),

-         prévenir les complications iatrogènes,

-         agir sur les facteurs de risque cardio-vasculaire : encourager la pratique de l’activité physique, réduire le surpoids,

-         identifier les patients qui relèvent d’une consultation spécialisée en oncogénétique (soit parce que certains cas familiaux n’avaient pas été reconnus initialement, soit parce qu’ils sont survenus après le diagnostic chez le patient index).


Les situations palliatives s’observent au cours de l’évolution des cancers avancés. Les soins palliatifs ont pour objet d’améliorer la qualité de vie, quel que soit le stade de la maladie, même en dehors des situations de fin de vie. Ainsi, en phase métastatique, en dehors des derniers mois de vie, la distinction entre soins de support et soins palliatifs est parfois floue. Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale. Leur objectif premier est de soulager les douleurs physiques mais ils prennent en compte les autres symptômes, y compris dans leur dimension de souffrance psychologique, sociale et spirituelle.

L’accompagnement des patients en fin de vie se fait dans le respect des lois du 22/4/2005 (loi Leonetti) et du 2/2/2016 (loi Leonetti-Clays) relatives aux droits des malades et de la fin de vie. Elle impose le respect de la volonté de la personne en fin de vie (idéalement par le biais de directives anticipées). Elle interdit de provoquer délibérément la mort, mais prescrit aux médecins de s’abstenir de poursuivre ou de mettre en œuvre des traitements « déraisonnables ». Lorsque la décision est prise d’interrompre ces traitements, les soins se poursuivent et la priorité pour l’équipe médicale et soignante est d’apaiser la souffrance de la personne. (Savoir identifier une situation relevant de soins palliatifs 2C-139-DP-A01)

La décision de prise en charge palliative d’un patient pose la question de l’arrêt des traitements actifs, notamment lorsqu’ils sont toxiques (chimiothérapies). On admet qu’il ne faut pas proposer de traitement actif (en particulier chimiothérapie) aux patients dont l’espérance de vie est inférieure à 3 mois. Dans cette situation, une chimiothérapie est non seulement inefficace mais peut dégrader la qualité de vie et réduire la survie.

Voir : Connaître les étapes d'une démarche de traitement du patient et de son entourage lors des situations les plus fréquemment rencontrées en phase palliative ou terminale des maladies graves, chroniques ou létale 2C-139-PC-B02 ; Connaître les spécificités des soins palliatifs auprès de malades atteints de pathologies oncologiques et hématologiques malignes, de maladies neurologiques dégénérératives, d'insuffisances d'organe terminales 2C-139-PC-B04 ; Soins palliatifs pluridisciplinaires chez un malade en phase palliative ou terminale d'une maladie grave, chronique ou létale (2). Accompagnement de la personne malade et de son entourage. Principaux repères éthiques

Les autres critères d’arrêt des traitements actifs sont :

-         le souhait du patient

-         l’altération de l’état général (en pratique, si le PS OMS /ECOG est 3 ou 4)

-         le rapport risque/bénéfice paraît défavorable à la poursuite du traitement actif

-         l’inefficacité des traitements antérieurs

Les soins palliatifs sont par essence pluridisciplinaires et s’adressent tant au malade qu’à ses proches, et peuvent être dispensés : (Connaître l'organisation des soins palliatifs en France 2C-139-DE-A02 ; Savoir faire appel à des équipes ressources ou à des services de recours 2C-139-PC-A01 ; Connaître les étapes d'une démarche d'accompagnement du patient et de son entourage lors des situations les plus fréquemment rencontrées en phase palliative ou terminale des maladies graves, chroniques ou létales 2C-139-PC-B03 )

-         Dans les mêmes filières de soins que celles qui ont accueilli le patient au début de son parcours : par exemple, intervention d’une Equipe Mobile d’Accompagnement et de Soins Palliatifs dans un service d’oncologie.

-         En milieu spécialisé : unité de soins palliatifs (USP) ; il existe aussi des lits identifiés dans les services cliniques, en dehors des USP

-         A domicile lorsque l’entourage et les conditions matérielles le permettent.

Dans le cas de soins palliatifs à domicile, le médecin traitant joue un rôle très important. Il peut s’appuyer sur plusieurs structures :

-         Réseaux de soins palliatifs ou équipes d’appui pour le maintien à domicile des patients en soins palliatifs

-         Hospitalisation à Domicile (HAD)




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