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Connaître les principales étiologies des hématuries urologiques chez l'adulte et l'enfant OIC-260-10-A

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  • Une étiologie urologique est évoquée en priorité devant une hématurie macroscopique avec caillots ou en présence de signes urinaires ou de douleurs lombaires. Une cause urologique doit toujours être éliminée en cas d’hématurie macroscopique isolée ou d’hématurie microscopique persistante avant éventuel bilan néphrologique.
  • L’hématurie d’effort reste un diagnostic d’élimination (le plus souvent microscopique, parfois liée à un calcul) et la prise d’anticoagulants peut favoriser une hématurie mais doit toujours faire recherche une étiologie sous-jacente (tumeur).


  • L’origine prostatique (HBP 127, cancer 310) de l’hématurie est un diagnostic d’élimination.



  • A. Tumeurs de l’arbre urinaire :
    • Tumeurs urothéliales 314 (vessie et voie excrétrice supérieure) : il s’agit de l’étiologie principale à éliminer en raison de sa gravité. Facteurs de risque : âge ≥ 50 ans, sexe masculin, tabagisme, exposition professionnelle.
    • Tumeurs rénales 311 : il s’agit en général de tumeurs malignes localement avancées et volumineuses, ou d’angiomyolipomes bénins.
    • Tumeurs prostatiques 310 localement avancées chez l’adulte ou rhabdomyosarcome vésico-prostatique chez l’enfant


  • B. Infections urinaires 161: il s’agit de la cause la plus fréquente d’hématurie micro- ou macroscopique. Elle s’accompagne d’un tableau clinique évocateur de cystite, pyélonéphrite ou d’infection urinaire masculine. Elle peut révéler des bactéries uropathogènes classiques (BGN : Escherichia coli ou Cocci + : entérocoques…) ou des pathologies en rapport avec un contexte épidémiologique :
    • Tuberculose urinaire : leucocyturie aseptique, calcifications des parois vésicales (vessie porcelaine) ou urétérales, atteinte génitale possible. Recherche d’une BK-urie sur 3 jours de suite.
    • Bilharziose 175 : zone d’endémie (Afrique du Nord, péninsule arabique), recherches d’œufs de Schistosomia haematobium dans les urines, 3 jours de suite ou par biopsie vésicale. Risque de calcifications et fibrose vésicale/urétérale, et prédisposition au carcinome vésical.


  • C. Maladie lithiasique urinaire 265 (reins, uretères, vessie) : soit pauci-symptomatique soit au cours d’un épisode de colique néphrétique (hématurie microscopique très fréquente). Hématurie d’effort évocatrice.


  • D. Autres étiologies moins fréquentes :
    • Traumatisme vésical, urétral ou rénal et malformations vasculaires rénales spontanées (angiomes papillaires) ou traumatiques (anévrysmes, fistule artério-veineuse…)
    • Cystite radique, cystite interstitielle, cystite hémorragique (cyclophosphamide, virus…) ou endométriose vésicale
    • Iatrogénie : hématurie au décours d’un geste endoscopique par « chute d’escarre » (résection endoscopique de prostate, de vessie), d’une fibroscopie, d’une lithotritie extra-corporelle, d’une biopsie prostatique, d’une biopsie rénale ou après pose d’une sonde vésicale ou d’un catheter sus-pubien.
    • Hypertrophie bénigne de la prostate 127 chez l’adulte (rupture de varices prostatiques, « adénomite »…) : diagnostic d’élimination
    • Uropathies malformatives obstructives chez l’enfant (syndrome de la jonction pyélo-urétérale, méga-urétère obstructif, valves de l’urètre postérieur)
    • Cervico-trigonites idiopathiques chez le jeune garçon



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  • Une étiologie urologique est évoquée en priorité devant une hématurie macroscopique avec caillots ou en présence de signes urinaires ou de douleurs lombaires. Une cause urologique doit toujours être éliminée en cas d’hématurie macroscopique isolée ou d’hématurie microscopique persistante avant éventuel bilan néphrologique.
  • L’hématurie d’effort reste un diagnostic d’élimination (le plus souvent microscopique, parfois liée à un calcul) et la prise d’anticoagulants peut favoriser une hématurie mais doit toujours faire recherche une étiologie sous-jacente (tumeur).


  • L’origine prostatique (HBP 127, cancer 310) de l’hématurie est un diagnostic d’élimination.



  • A. Tumeurs de l’arbre urinaire :
    • Tumeurs urothéliales 314 (vessie et voie excrétrice supérieure) : il s’agit de l’étiologie principale à éliminer en raison de sa gravité. Facteurs de risque : âge ≥ 50 ans, sexe masculin, tabagisme, exposition professionnelle.
    • Tumeurs rénales 311 : il s’agit en général de tumeurs malignes localement avancées et volumineuses, ou d’angiomyolipomes bénins.
    • Tumeurs prostatiques 310 localement avancées chez l’adulte ou rhabdomyosarcome vésico-prostatique chez l’enfant


  • B. Infections urinaires 161: il s’agit de la cause la plus fréquente d’hématurie micro- ou macroscopique. Elle s’accompagne d’un tableau clinique évocateur de cystite, pyélonéphrite ou d’infection urinaire masculine. Elle peut révéler des bactéries uropathogènes classiques (BGN : Escherichia coli ou Cocci + : entérocoques…) ou des pathologies en rapport avec un contexte épidémiologique :
    • Tuberculose urinaire : leucocyturie aseptique, calcifications des parois vésicales (vessie porcelaine) ou urétérales, atteinte génitale possible. Recherche d’une BK-urie sur 3 jours de suite.
    • Bilharziose 175 : zone d’endémie (Afrique du Nord, péninsule arabique), recherches d’œufs de Schistosomia haematobium dans les urines, 3 jours de suite ou par biopsie vésicale. Risque de calcifications et fibrose vésicale/urétérale, et prédisposition au carcinome vésical.


  • C. Maladie lithiasique urinaire 265 (reins, uretères, vessie) : soit pauci-symptomatique soit au cours d’un épisode de colique néphrétique (hématurie microscopique très fréquente). Hématurie d’effort évocatrice.


  • D. Autres étiologies moins fréquentes :
    • Traumatisme vésical, urétral ou rénal et malformations vasculaires rénales spontanées (angiomes papillaires) ou traumatiques (anévrysmes, fistule artério-veineuse…)
    • Cystite radique, cystite interstitielle, cystite hémorragique (cyclophosphamide, virus…) ou endométriose vésicale
    • Iatrogénie : hématurie au décours d’un geste endoscopique par « chute d’escarre » (résection endoscopique de prostate, de vessie), d’une fibroscopie, d’une lithotritie extra-corporelle, d’une biopsie prostatique, d’une biopsie rénale ou après pose d’une sonde vésicale ou d’un catheter sus-pubien.
    • Hypertrophie bénigne de la prostate 127 chez l’adulte (rupture de varices prostatiques, « adénomite »…) : diagnostic d’élimination
    • Uropathies malformatives obstructives chez l’enfant (syndrome de la jonction pyélo-urétérale, méga-urétère obstructif, valves de l’urètre postérieur)
    • Cervico-trigonites idiopathiques chez le jeune garçon


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