La décision et la hiérarchisation des investigations complémentaires est différente chez l’enfant et chez l’adulte
Chez l’enfant
- En présence de signes de gravité = hospitalisation (adresser aux urgences les plus proches avec un contact SAMU préalable pour discuter la médicalisation si urgence vitale : purpura, troubles hémodynamique, neurologique ou respiratoire) + investigations systématiques (hémoculture, BU et ECBU, NFS, CRP/PCT + PL « facile » + investigations spécifiques de défaillance d’organe si sepsis
Antibiothérapie empirique si purpura fulminans, sepsis, neutropénie fébrile, forte suspicion méningite avec contrindication immédiate à PL (cf item 151 méningites)
- En présence de comorbidités ou terrain à risque : évaluation hospitalière quel que soit l’âge, avis du médecin référent
En l’absence de signe de gravité, on distingue le nouveau-né et le nourrisson de moins de 6 semaines, le nourrisson de 6 semaines à 3 mois et le nourrisson de plus de 3 mois
- Avant 6 semaines : prévalence plus élevée des infections bactériennes donc bilan systématique en milieu hospitalier (sauf exception comme un point d’appel viral évident : bronchiolite avec fièvre peu élevée par exemple) et surveillance en milieu hospitalier
- Entre 6 semaines et 3 mois
o Point d’appel/contexte particulier (voyage): prise en charge spécifique, recherche de paludisme si retour de zone d’endémie
o Fièvre isolée ≤48h : traitement symptomatique, consignes de surveillance, bandelette urinaire (selon contexte, uropathie, fièvre > 40°C)
o Fièvre isolée > 48h : bilan infectieux : CRP/PCT, BU, hémoculture
- Après 3 mois
o Point d’appel/contexte particulier (voyage): prise en charge spécifique, recherche de paludisme si retour de zone d’endémie
o Fièvre isolée ≤ 72h : traitement symptomatique, consignes de surveillance +++
o Fièvre > 72h : au moins la BU, discuter CRP/PCT, hémoculture selon le contexte et l’examen physique
o Fièvre > 5 jours : penser Kawasaki (rechercher les autres signes de Kawasaki)
o Fièvre > 14 jours : penser aux causes hémato-oncologiques (leucémie, neuroblastome) et aux causes inflammatoires (avis pédiatrique spécialisé)
o Fièvre cyclique (récurrente) : avis pédiatrique spécialisé
! : les consignes de surveillance à expliquer aux parents/à l’entourage sont très importantes et font partie intégrante des soins afin de permettre une nouvelle consultation en cas d’apparition de signes de gravité ou de nouveaux symptômes. Des conseils sont donnés notamment dans le carnet de santé (p 22 du carnet de santé)
Chez l’adulte
1- Examens complémentaires de première intention devant une fièvre
- Dans les 3 premiers jours, si le bilan clinique est négatif (absence d’éléments de gravité, ni de terrain à risque, ni d’orientation étiologique) : réévaluation clinique à 48h si la fièvre persiste. En l’absence de foyer infectieux, pas d’indication d’antibiothérapie
- Entre J3 et J5, la probabilité d’une virose simple est moins élevée ; si le bilan clinique reste négatif, un bilan complémentaire doit être pratiqué :
o Numération globulaire avec formule leucocytaire
o CRP
ATTENTION : Les dosage de CRP (et plus encore de procalcitonine) n’ont aucun intérêt si le diagnostic est évident ; par contre ils peuvent aider à différencier les étiologies virales des étiologies bactériennes dans certaines situations. Leur spécificité est imparfaite. Ils n’ont pas de valeur pris isolément.
o Ionogramme sanguin, urée, créatinémie
o Bilan hépatique
o +/- TP, fibrinogène, gazométrie artérielle avec lactatémie si signes de gravité
o +/- BU +/- ECBU en cas de signe urinaire
o +/- hémocultures en l'absence de point d'appel évident
o +/- Radiographie thoracique
2- Examens complémentaires guidés par la situation
- Frottis sanguin-goutte épaisse si retour d’une zone d’endémie
- Ponction lombaire si syndrome méningé ou trouble neurologique aigu fébrile
- Examens d’imagerie orientés par les points d’appel clinico-biologiques, la gravité, le terrain (scanner, échographie…)
3- Situations ou les examens complémentaires ne sont pas indiqués
- Fièvre aiguë isolée, bien tolérée, chez un sujet jeune sans comorbidité, sans foyer bactérien évident, ne revenant pas d’une zone d’endémie palustre (attention toutefois à la primo infection VIH)
- Infection bactérienne localisée évidente cliniquement, non compliquée, accessible à une antibiothérapie probabiliste (otite, érysipèle, sinusite, angine streptococcique confirmée par test rapide d'orientation diagnostique…)
- Tableau viral évident, bénin, bien toléré (virose saisonnière, bronchite aigue…)
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La décision et la hiérarchisation des investigations complémentaires est différente chez l’enfant et chez l’adulte
Chez l’enfant
- En présence de signes de gravité = hospitalisation (adresser aux urgences les plus proches avec un contact SAMU préalable pour discuter la médicalisation si urgence vitale : purpura, troubles hémodynamique, neurologique ou respiratoire) + investigations systématiques (hémoculture, BU et ECBU, NFS, CRP/PCT + PL « facile » + investigations spécifiques de défaillance d’organe si sepsis
Antibiothérapie empirique si purpura fulminans, sepsis, neutropénie fébrile, forte suspicion méningite avec contrindication immédiate à PL (cf item 151 méningites)
- En présence de comorbidités ou terrain à risque : évaluation hospitalière quel que soit l’âge, avis du médecin référent
En l’absence de signe de gravité, on distingue le nouveau-né et le nourrisson de moins de 6 semaines, le nourrisson de 6 semaines à 3 mois et le nourrisson de plus de 3 mois
- Avant 6 semaines : prévalence plus élevée des infections bactériennes donc bilan systématique en milieu hospitalier (sauf exception comme un point d’appel viral évident : bronchiolite avec fièvre peu élevée par exemple) et surveillance en milieu hospitalier
- Entre 6 semaines et 3 mois
o Point d’appel/contexte particulier (voyage): prise en charge spécifique, recherche de paludisme si retour de zone d’endémie
o Fièvre isolée ≤48h : traitement symptomatique, consignes de surveillance, bandelette urinaire (selon contexte, uropathie, fièvre > 40°C)
o Fièvre isolée > 48h : bilan infectieux : CRP/PCT, BU, hémoculture
- Après 3 mois
o Point d’appel/contexte particulier (voyage): prise en charge spécifique, recherche de paludisme si retour de zone d’endémie
o Fièvre isolée ≤ 72h : traitement symptomatique, consignes de surveillance +++
o Fièvre > 72h : au moins la BU, discuter CRP/PCT, hémoculture selon le contexte et l’examen physique
o Fièvre > 5 jours : penser Kawasaki (rechercher les autres signes de Kawasaki)
o Fièvre > 14 jours : penser aux causes hémato-oncologiques (leucémie, neuroblastome) et aux causes inflammatoires (avis pédiatrique spécialisé)
o Fièvre cyclique (récurrente) : avis pédiatrique spécialisé
! : les consignes de surveillance à expliquer aux parents/à l’entourage sont très importantes et font partie intégrante des soins afin de permettre une nouvelle consultation en cas d’apparition de signes de gravité ou de nouveaux symptômes. Des conseils sont donnés notamment dans le carnet de santé (p 22 du carnet de santé)
Chez l’adulte
1- Examens complémentaires de première intention devant une fièvre
- Dans les 3 premiers jours, si le bilan clinique est négatif (absence d’éléments de gravité, ni de terrain à risque, ni d’orientation étiologique) : réévaluation clinique à 48h si la fièvre persiste. En l’absence de foyer infectieux, pas d’indication d’antibiothérapie
- Entre J3 et J5, la probabilité d’une virose simple est moins élevée ; si le bilan clinique reste négatif, un bilan complémentaire doit être pratiqué :
o Numération globulaire avec formule leucocytaire
o CRP
ATTENTION : Les dosage de CRP (et plus encore de procalcitonine) n’ont aucun intérêt si le diagnostic est évident ; par contre ils peuvent aider à différencier les étiologies virales des étiologies bactériennes dans certaines situations. Leur spécificité est imparfaite. Ils n’ont pas de valeur pris isolément.
o Ionogramme sanguin, urée, créatinémie
o Bilan hépatique
o +/- TP, fibrinogène, gazométrie artérielle avec lactatémie si signes de gravité
o +/- BU +/- ECBU en cas de signe urinaire
o +/- hémocultures en l'absence de point d'appel évident
o +/- Radiographie thoracique
2- Examens complémentaires guidés par la situation
- Frottis sanguin-goutte épaisse si retour d’une zone d’endémie
- Ponction lombaire si syndrome méningé ou trouble neurologique aigu fébrile
- Examens d’imagerie orientés par les points d’appel clinico-biologiques, la gravité, le terrain (scanner, échographie…)
3- Situations ou les examens complémentaires ne sont pas indiqués
- Fièvre aiguë isolée, bien tolérée, chez un sujet jeune sans comorbidité, sans foyer bactérien évident, ne revenant pas d’une zone d’endémie palustre (attention toutefois à la primo infection VIH)
- Infection bactérienne localisée évidente cliniquement, non compliquée, accessible à une antibiothérapie probabiliste (otite, érysipèle, sinusite, angine streptococcique confirmée par test rapide d'orientation diagnostique…)
- Tableau viral évident, bénin, bien toléré (virose saisonnière, bronchite aigue…)