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Connaître les principales infections acquises au cours d'un voyage en zone tropicale OIC-175-04-B

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PARASITOSES

Paludisme (voir item 170):

C’est l’infection parasitaire la plus fréquente, transmise par piqûre de moustique (anophèles) pendant la nuit. Elle est responsable d’une fièvre lors de la dissémination hématogène et la multiplication intra-érythrocytaire des parasites, et peut conduire au décès. Les voyageurs en Afrique sub-saharienne représentent 80% des cas annuels de paludisme d’importation diagnostiqués en France (données du CNR du Paludisme, https://cnr-paludisme.fr). Les Africains retournant en voyage dans leur pays d’origine représentent environ 70% des cas diagnostiqués.

Schistosomoses (bilharzioses)

Ces parasitoses sont acquises par pénétration transcutanée de larves aquatiques lors d’une baignade ou activité en eau douce. Après migration tissulaire et différenciation en adulte, les adultes gagnent les plexus veineux mésentériques (bilharziose intestinale et hépatique à Schistosoma mansoni, notamment) ou vésicaux (bilharziose urinaire à S. haematobium) où ils s’accouplent et pondent de très nombreux œufs qui vont migrer vers les zones cavitaires (rectum, vessie) puis gagner le milieu extérieur, générant une intense réaction cellulaire inflammatoire chronique (granulome). La bilharziose urinaire est endémique dans de nombreux pays d’Afrique et au Moyen Orient (et en Corse) ; la bilharziose hépatique et intestinale est présente en Afrique, au Moyen Orient, en Amérique du sud (Brésil, Venezuela, Caraïbes), ainsi qu’en Asie du sud-est (autres espèces). C’est une infection courante chez les migrants, ainsi que les voyageurs non avertis.

Gale (voir aussi item 171)

Ectoparasitose cosmopolite, cette infection acarienne a été listée par l’OMS parmi les maladies tropicales négligées (MTN) en 2017. La gale est endémique dans de nombreuses régions tropicales aux ressources limitées, où la prévalence moyenne est estimée entre 5 et 10 % chez les enfants. Transmise essentiellement par contact direct, plus rarement indirect (couvertures, literie), elle peut être acquise au cours de voyage, selon les circonstances.

Helminthoses intestinales (voir aussi item 172)

Elles sont listées aux premiers rangs des MTN par l’OMS, mais leur distribution ne se limite pas aux zones tropicales. Ces parasitoses sont le plus souvent des nématodoses (vers ronds) liées au péril fécal (contamination de l’environnement et/ou des aliments/eau/mains sales par des excréments humains contenant des œufs ou larves de parasites). Elles sont très fréquentes en zone tropicale. On peut citer : ascaris, trichocéphale, oxyure (contamination orale), anguillule et ankylostomes (pénétration transcutanée de larves).

Les ténias sont des cestodes intestinaux (vers plats) acquis via la consommation de viande crue ou mal cuite (bœuf, porc). D’autres espèces sont transmises via le poisson cru.

Autres

D’autres parasitoses peuvent être acquises au cours d’un voyage, à rechercher selon le contexte (échinococcoses, toxocarose, leishmaniose, larva migrans, distomatoses, trichinellose, filarioses, trypanosomoses…).

Des protozooses intestinales, parfois cosmopolites, peuvent être acquises au cours de voyage, du fait de conditions d’hygiène défavorables, par exemple : giardiose, cryptosporidiose. L’amoebose intestinale (pouvant évoluer vers une forme tissulaire) est la protozoose la plus sérieuse, car potentiellement mortelle.  




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PARASITOSES

Paludisme (voir item 170):

C’est l’infection parasitaire la plus fréquente, transmise par piqûre de moustique (anophèles) pendant la nuit. Elle est responsable d’une fièvre lors de la dissémination hématogène et la multiplication intra-érythrocytaire des parasites, et peut conduire au décès. Les voyageurs en Afrique sub-saharienne représentent 80% des cas annuels de paludisme d’importation diagnostiqués en France (données du CNR du Paludisme, https://cnr-paludisme.fr). Les Africains retournant en voyage dans leur pays d’origine représentent environ 70% des cas diagnostiqués.

Schistosomoses (bilharzioses)

Ces parasitoses sont acquises par pénétration transcutanée de larves aquatiques lors d’une baignade ou activité en eau douce. Après migration tissulaire et différenciation en adulte, les adultes gagnent les plexus veineux mésentériques (bilharziose intestinale et hépatique à Schistosoma mansoni, notamment) ou vésicaux (bilharziose urinaire à S. haematobium) où ils s’accouplent et pondent de très nombreux œufs qui vont migrer vers les zones cavitaires (rectum, vessie) puis gagner le milieu extérieur, générant une intense réaction cellulaire inflammatoire chronique (granulome). La bilharziose urinaire est endémique dans de nombreux pays d’Afrique et au Moyen Orient (et en Corse) ; la bilharziose hépatique et intestinale est présente en Afrique, au Moyen Orient, en Amérique du sud (Brésil, Venezuela, Caraïbes), ainsi qu’en Asie du sud-est (autres espèces). C’est une infection courante chez les migrants, ainsi que les voyageurs non avertis.

Gale (voir aussi item 171)

Ectoparasitose cosmopolite, cette infection acarienne a été listée par l’OMS parmi les maladies tropicales négligées (MTN) en 2017. La gale est endémique dans de nombreuses régions tropicales aux ressources limitées, où la prévalence moyenne est estimée entre 5 et 10 % chez les enfants. Transmise essentiellement par contact direct, plus rarement indirect (couvertures, literie), elle peut être acquise au cours de voyage, selon les circonstances.

Helminthoses intestinales (voir aussi item 172)

Elles sont listées aux premiers rangs des MTN par l’OMS, mais leur distribution ne se limite pas aux zones tropicales. Ces parasitoses sont le plus souvent des nématodoses (vers ronds) liées au péril fécal (contamination de l’environnement et/ou des aliments/eau/mains sales par des excréments humains contenant des œufs ou larves de parasites). Elles sont très fréquentes en zone tropicale. On peut citer : ascaris, trichocéphale, oxyure (contamination orale), anguillule et ankylostomes (pénétration transcutanée de larves).

Les ténias sont des cestodes intestinaux (vers plats) acquis via la consommation de viande crue ou mal cuite (bœuf, porc). D’autres espèces sont transmises via le poisson cru.

Autres

D’autres parasitoses peuvent être acquises au cours d’un voyage, à rechercher selon le contexte (échinococcoses, toxocarose, leishmaniose, larva migrans, distomatoses, trichinellose, filarioses, trypanosomoses…).

Des protozooses intestinales, parfois cosmopolites, peuvent être acquises au cours de voyage, du fait de conditions d’hygiène défavorables, par exemple : giardiose, cryptosporidiose. L’amoebose intestinale (pouvant évoluer vers une forme tissulaire) est la protozoose la plus sérieuse, car potentiellement mortelle.  



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