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Connaître les indications des pratiques sédatives OIC-141-02-B

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Indications médicales de pratiques sédatives transitoires, intermittentes ou continues en situation palliative terminale

Gestes techniques ou soins difficiles ou douloureux si échec des antalgiques et/ou du protoxyde d’azote

  • Pansements douloureux
  • Mobilisations douloureuses lors de la toilette…

Complications aiguës à risque vital immédiat et/ou insupportables pour le patient

  • Hémorragies aiguës cataclysmiques (de la sphère ORL, pulmonaire ou digestive…)
  • Détresses respiratoires asphyxiques (sensation de mort imminente par étouffement avec réaction de panique, dyspnées aiguës…)

Souffrance réfractaire

  • Si tous les moyens thérapeutiques et d’accompagnement disponibles et adaptées ont été proposés et/ou mis en œuvre:

~ Sans obtenir le soulagement attendu par le patient (ex : dyspnée continue)

~ Ou qu’ils entraînent des effets indésirables inacceptables (ex : confusion à la majoration des opioïdes malgré une rotation et un ajustement adapté)

~ Ou que leurs effets thérapeutiques ne sont pas susceptibles d’agir dans un délai acceptable par le patient (ex : antidépresseur et pronostic à très court terme ne permettant pas un délai d’action suffisant pour espérer une efficacité)

  • Jugée comme insupportable ou inacceptable par le patient (seul juge)
  • Après concertation en équipe (pour s’assurer que toutes les approches thérapeutiques ou médicamenteuses alternatives ont été envisagées et valider ainsi le caractère réfractaire)

Autres situations palliatives complexes pouvant faire discuter l’indication d’une pratique sédative, après délibération collective pluridisciplinaire

  • Souffrance globale, morale ou existentielle envahissante malgré des soins et un accompagnement adapté (avec profondeur et durée de la sédation à adapter selon la situation et le pronostic du patient, une sédation transitoire intermittente permettant parfois de réévaluer le projet de soins dans un second temps)
  • Arrêt d’un traitement de suppléance vitale avec mise en jeu du pronostic vital à court terme (ventilation, assistance cardio-respiratoire) ou moyen terme (hémodialyse, nutrition entérale...) avec possibilité de sédation profonde et continue au préalable en cas de risque d'inconfort insupportable immédiat ou bien secondairement selon le degré de souffrance au décours de cet arrêt et si le patient souhaite maintenir une communication ou si sa qualité de vie reste satisfaisante

Cas particuliers des indications du droit à la sédation profonde et continue, maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à un arrêt des traitements de maintien en vie (selon la loi Claeys Leonetti du 2 février 2016)

  • Certaines indications se rapprochent de pratiques médicales sédatives déjà recommandées avant la loi de 2016 (cf. supra)
  • Après procédure collégiale a priori pour en valider les indications
  • A la demande d’un patient compétent en capacité de s’exprimer et atteint d’une affection grave et incurable :

~ Avec un pronostic vital à court terme et présentant une souffrance réfractaire

~ Ou qui demande l’arrêt d’un traitement de suppléance, engageant ainsi son pronostic vital à court terme et risquant de lui entraîner une souffrance insupportable

~ Chez un patient en incapacité de s’exprimer et chez qui a été décidé, après procédure collégiale, une limitation ou arrêt de traitement au titre du refus de l’obstination déraisonnable (ex : patient âgé avec hémorragie cérébrale massive induisant un handicap moteur et cognitif sévère chez qui est décidé un arrêt de la nutrition artificielle, la sédation venant soulager une éventuelle souffrance que les professionnels ne percevraient pas).

Voir: Obstination déraisonnable et limitation. Cadre législatif, fondements philosophiques et éthiques* 2C-009-PC-A06; Connaitre les principes d'une délibération, personnelle et collective, et d'une prise de décision dans les situations où se pose un questionnement relatif à la proportionnalité des investigations, des traitements 2C-140-PC-A02




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Indications médicales de pratiques sédatives transitoires, intermittentes ou continues en situation palliative terminale

Gestes techniques ou soins difficiles ou douloureux si échec des antalgiques et/ou du protoxyde d’azote

  • Pansements douloureux
  • Mobilisations douloureuses lors de la toilette…

Complications aiguës à risque vital immédiat et/ou insupportables pour le patient

  • Hémorragies aiguës cataclysmiques (de la sphère ORL, pulmonaire ou digestive…)
  • Détresses respiratoires asphyxiques (sensation de mort imminente par étouffement avec réaction de panique, dyspnées aiguës…)

Souffrance réfractaire

  • Si tous les moyens thérapeutiques et d’accompagnement disponibles et adaptées ont été proposés et/ou mis en œuvre:

~ Sans obtenir le soulagement attendu par le patient (ex : dyspnée continue)

~ Ou qu’ils entraînent des effets indésirables inacceptables (ex : confusion à la majoration des opioïdes malgré une rotation et un ajustement adapté)

~ Ou que leurs effets thérapeutiques ne sont pas susceptibles d’agir dans un délai acceptable par le patient (ex : antidépresseur et pronostic à très court terme ne permettant pas un délai d’action suffisant pour espérer une efficacité)

  • Jugée comme insupportable ou inacceptable par le patient (seul juge)
  • Après concertation en équipe (pour s’assurer que toutes les approches thérapeutiques ou médicamenteuses alternatives ont été envisagées et valider ainsi le caractère réfractaire)

Autres situations palliatives complexes pouvant faire discuter l’indication d’une pratique sédative, après délibération collective pluridisciplinaire

  • Souffrance globale, morale ou existentielle envahissante malgré des soins et un accompagnement adapté (avec profondeur et durée de la sédation à adapter selon la situation et le pronostic du patient, une sédation transitoire intermittente permettant parfois de réévaluer le projet de soins dans un second temps)
  • Arrêt d’un traitement de suppléance vitale avec mise en jeu du pronostic vital à court terme (ventilation, assistance cardio-respiratoire) ou moyen terme (hémodialyse, nutrition entérale...) avec possibilité de sédation profonde et continue au préalable en cas de risque d'inconfort insupportable immédiat ou bien secondairement selon le degré de souffrance au décours de cet arrêt et si le patient souhaite maintenir une communication ou si sa qualité de vie reste satisfaisante

Cas particuliers des indications du droit à la sédation profonde et continue, maintenue jusqu’au décès, associée à une analgésie et à un arrêt des traitements de maintien en vie (selon la loi Claeys Leonetti du 2 février 2016)

  • Certaines indications se rapprochent de pratiques médicales sédatives déjà recommandées avant la loi de 2016 (cf. supra)
  • Après procédure collégiale a priori pour en valider les indications
  • A la demande d’un patient compétent en capacité de s’exprimer et atteint d’une affection grave et incurable :

~ Avec un pronostic vital à court terme et présentant une souffrance réfractaire

~ Ou qui demande l’arrêt d’un traitement de suppléance, engageant ainsi son pronostic vital à court terme et risquant de lui entraîner une souffrance insupportable

~ Chez un patient en incapacité de s’exprimer et chez qui a été décidé, après procédure collégiale, une limitation ou arrêt de traitement au titre du refus de l’obstination déraisonnable (ex : patient âgé avec hémorragie cérébrale massive induisant un handicap moteur et cognitif sévère chez qui est décidé un arrêt de la nutrition artificielle, la sédation venant soulager une éventuelle souffrance que les professionnels ne percevraient pas).

Voir: Obstination déraisonnable et limitation. Cadre législatif, fondements philosophiques et éthiques* 2C-009-PC-A06; Connaitre les principes d'une délibération, personnelle et collective, et d'une prise de décision dans les situations où se pose un questionnement relatif à la proportionnalité des investigations, des traitements 2C-140-PC-A02



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